samedi 19 mai 2018

vendredi 18 mai 2018

Tara Tari, par Féloche

L'aventure vous réserve parfois de merveilleuses surprises! De surprenantes surprises même!
Cette histoire est improbable et pourtant réelle :) Le genre de choses qui n'arrivent à personne mais qui arrive à Tara Tari. C'est fou. C'est fou. C'est beau. :) Je vous explique.

Il y a environ trois ans, j'étais de passage en France, et notamment à Paris pour quelques interviews, quand soudain après une émission radio, je prends un café avec Féloche. Il a entendu parlé de mes aventures. Il me pose des questions sur mes navigations, sur mon petit bateau et moi... et on parle de musique et de mandoline, du "Silbo" que j'avais en tête dans la houle océanique... Une belle rencontre! Et puis je suis repartie retrouver Tara Tari, poursuivre mes navigations aux Antilles.

Il y a quelques mois, j'étais tranquillement en train de me préparer un petit café au lait, quand soudain je reçois un coup de fil: Féloche m'annonce qu'il va sortir son prochain album en septembre 2018.... et sur lequel figurera "Tara Tari", un titre qu'il a composé après notre rencontre!

Son single "Tara Tari" sort aujourd'hui, le 18 mai. Et moi je suis émue, et tellement touchée.

Je ne trouve pas vraiment les mots.

Merci Félix. Sincèrement. Merci.


Et moralité: méfiez-vous de ce qu'il peut se passer quand vous prenez un café ;)


Le Single TARA TARI de Féloche est disponible partout dès le 18 mai 2018.

" Tara Tari, « la force des petits »

J’avais entendu parler de l’histoire de Capucine Trochet, cette fille incroyable qui décide, contre l’avis de tous, de traverserl’Atlantique sur un petit bateau nommé Tara Tari.

J’étais fasciné par son courage : malgré sa maladie, une maladie des articulations, elle retape son bateau pendant des mois et petit à petit, reprend des forces. Elle scie même ses béquilles pour en faire des barres de flèches ! « Mes béquilles m'ont aidé à marcher, elles m'aident désormais à naviguer. »

Et la voilà partie sur l’océan avec son petit bateau de pêche du Bangladesh !

A son retour, on se rencontre au café les Ondes. A ce moment- là, j’étais en train de travailler sur mon troisième album, je faisais moi aussi, ma traversée en solitaire.
Elle me raconte toute son aventure et j’apprends qu’elle avait Silbo dans la tête pendant sa traversée ! Un ami lui avait envoyé ma chanson alors qu’elle accostait aux Iles Canaries, juste avant son grand départ.

En rentrant chez moi, je savais que je venais de découvrir un trésor, une île qui n’existait sur aucune carte.

J’ai composé Tara Tari, le cinquième titre de mon troisième album*.

Féloche

*chimie vivante, sortie le 14 septembre 2018.  "
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Pour écouter et chanter TARA TARI de Féloche c'est ici

Et voici la page Facebook de Féloche pour être au courant de tout.

Évidemment, j'ai fait écouter Tara-Tari-la-chanson à Tara-Tari-le-bateau, et évidemment il est fan.

Alors à vos radios! ;) et mollo sur le café, hein.

lundi 7 mai 2018

Théobroma Cacao

- Reprise des récits.

Mer des Caraïbes.


Parfois mes douleurs m'empêchent de... faire plein de choses. Y compris d'avoir envie de sourire. C'est super nul, les douleurs. Et quand cela devient insupportable, alors je m'allonge et je pense. Et je rêve et je serre les dents. Depuis que je suis partie en mer, je ne prends plus de morphine, c'est un choix. Et j'ai trouvé autre chose d'assez efficace pour, à défaut de soulager les douleurs, m'aider à retrouver le sourire, les jours où les douleurs ne me privent pas complètement de mon appétit, ou plutôt de ma gourmandise.

Un jour de douleurs...

C'est un remède assez universel, je crois, qui s'appelle le chocolat. MAIS une des particularités du chocolat, c'est qu'il fond quand il fait chaud. Et là il fait environ douze mille degrés dans les Caraïbes. Si l'espérance de vie d'un carré de chocolat n'a jamais été super élevée en ma compagnie, là... Non il faut l'admettre: le chocolat, devient relativement incompatible avec une vie à bord de Tara Tari qui, au mouillage, est un véritable petit four en jute.

On ne peut pas tout avoir dans la vie: Vivre dans les Caraïbes ET manger des carrés de chocolat noir bien croquants. Non. A ceux qui s'apprêtent à tout quitter pour vivre aux Antilles, ayez conscience que le "tout quitter" inclut également les carrés de chocolat. Pas de décision hâtive, hein.


Entre un carré de chocolat noir bien croquant et les Caraïbes, le choix est cornélien.

Et comme ce dilemme entre la raison et les sentiments relève de la contrariété plus que du problème, alors j'ai trouvé une solution bien meilleure, à tout point de vue et de papille gustative. Je suis remontée à l'essence même de ce plaisir. A la source même du chocolat: au Cacao.


Cabosse de cacao à bord de TaraTari! Best remède ever!

Les Espagnols rencontrèrent pour la première fois le cacao dans les Caraïbes en 1495. Le cacao s'appelait « Theobroma cacao »: Théobroma en grec ça veut dire "nourriture des dieux". Les colonisateurs n'étaient pas des dieux et ils ne trouvaient pas cela très bon. Avec les fèves, ils faisaient une boisson un peu trop amère. Du coup après leur arrivée au Mexique, ils ont utilisé les cannes à sucre: ils ont ajouté du sucre et là, ils ont adoré. C'était une boisson réservée à l'élite. Rien à voir, mais j'ai l'impression que depuis 1495 on ajoute chaque année un carré de sucre par carré de "chocolat". J'exagère un peu mais si les marchands de sucre, enfin je veux dire de chocolat, pouvaient remettre un peu de cacao dans leurs carrés, la vie serait certainement mois amère. Enfin je me comprends.

Mais le cacao, ce n'est pas une trouvaille des colonisateurs. Le cacao était cultivé et utilisé par les populations mésoaméricaines, notamment par les Olmèques, les Mayas et les Aztèques. Pendant la civilisation précolombienne, les fèves de cacao servent aussi de monnaie d'échange, pour faire du troc ou pour payer des impôts. Chez les Aztèques, une dinde coûtait cent fèves de cacao et un avocat frais trois fèves. - et on salue ici le travail de recherches des Historiens et Archéologues sans qui nous n'aurions pas ces informations précises.

Depuis que je vis à bord, je n'ai cessé de faire du troc: du vin en échange d'une carte marine, une lampe en échange de fromage et d'oranges, des outils pas trop rouillés en échange d'une autres cartes marines.. mais je suis bien trop gourmande pour pouvoir ne serait-ce qu'envisager troquer mes petites fèves de cacao. sauf peut-être pour un petit bout de mimolette extra-vieille :)

Et parce que j'aime le chocolat, j'ai voulu en savoir plus sur le Cacao

L'Histoire ne le dit pas en ces termes mais ce n'est pas parce qu'on est Azthèque, qu'on n'est pas gourmand. Et voici une de leurs recettes (ancêtre du tascalate mexicain): faire sécher les fèves, les griller, les écrabouiller pour avoir de la poudre. Ajouter de l'eau, du piment et du roucou pour donner une couleur rouge, mélanger très énergiquement et hop! Une mousse se forme en surface! Ajouter un ou deux champs de cannes à sucre pour trouver une saveur contemporaine. Et une ou deux pailles en plastique pour rien. Non, je rigole, un peu de sucre si vous voulez, mais pas de plastique ;)

Le roucou (Bixa Orellana)
Et vous connaissiez le roucou? C'est un arbre des régions d'Amérique tropicale. On l'appelle aussi "l'arbre rouge à lèvre". (Urucum au Brésil, Achiote en Bolivie, Colombie, Equateur, Nicaragua et Mexique, Onoto au Vénezuela.. ou encore Rocouyer). Le fruit n'est pas comestible, mais on peut s'en servir comme aromate. Le fruit est rempli de petites graines rouges. Il est récolté puis séché pour en extraire la cire qui entoure les graines, très riche en caroténoïdes. Dans les Caraïbes, comme en Amérique Latine, on s'en servait comme pigment pour leurs peintures corporelles.

Le roucou a des vertus curatives, et il est aussi une super crème solaire naturelle qui permet aussi d'éviter les piqûres d'insectes!

Et si j'ai un petit coup de coeur pour le roucou, c'est aussi parce que c'est grâce au roucou que la mimolette est orange! Le roucou est un colorant alimentaire utilisé dans de nombreux produits.
Lien merveilleux entre deux passions: le chocolat et la mimolette extra-vieille! Tout est lié!

Bref, tout cela pour dire qu'en cas de douleurs, si vous êtes dans une zone de culture de cacaoyers, foncez chercher un peu de Théobroma Cacao, ça vous requinque un marin!

Zones de culture du Cacao dans le monde.
Et si vous vivez ailleurs, un peu mimolette extra-vieille devrait faire l'affaire ;)

Bonne journée!
Capucine



mardi 12 septembre 2017

Mama!

Chers amis,

Cela fait très/trop longtemps que je ne viens donner quelques nouvelles dans ce lieu virtuel qui m'a permis de partager pendant des années, mes pérégrinations taratariennes.

Je reçois souvent des messages me demandant ce que je fais, où je suis en ce moment.. Il est certainement temps de reprendre ma plume en forme de clavier, pour écrire quelques mots au présent.



Il me semble que mes derniers messages datent de... Guadeloupe?! Oui, c'est bien cela, et cela fait donc environ.. deux ans?! Aussi étrange que cela puisse paraître, je n'ai pas entendu le temps passer. Silence dactylographique donc pendant deux ans, qui aurait pu vouloir dire "je n'ai rien à raconter" mais qui s'avère signifier en fait "je n'ai pas pris le temps d'écrire sur ce que je vis." Et me voilà sincèrement désolée d'avoir rompu cette communication entre nous, vous qui nous avez tant portés, TaraTari & moi. En fait, dans ma conception de la vie, je ne vis pas qu'à moitié la notion de "SLOW". La lenteur, dans l'éloge que je pourrais en faire, c'est aussi de pouvoir prendre deux ans avant de re-prendre la parole écrite.

Alors voilà une Image pour vous Dire l'immense révolution d'Amour survenue dans ma petite vie de nomade solitaire... il y a deux ans.

Enceinte de 7 mois, à la barre de TaraTari.


En 2015, je suis devenue une maman.

Avec Jérôme, nous avons navigué dans les îles Antillaises, j'étais enceinte et nous étions heureux. Nous n'avions aucune idée de ce que cette maternité allait changer dans nos vies. Je n'en parlais pas parce que l'on me disait déjà folle de naviguer sur une telle embarcation, alors naviguer enceinte, je vous laisse imaginer les commentaires. Et ceux qui m'ont vue au mouillage, au port ou en mer, avec mon ventre rond, ne se sont en effet pas privés de s'exclamer à forte voix, heureux ou mauvais mots!

Pour ma santé capricieuse, pour nos familles heureuses, nous sommes rentrés en France métropolitaine, en Bretagne, pour donner naissance, vue sur mer, à une merveilleuse petite fille. Elle s'appelle Charlotte.  Charlotte, comme le nom de la baie qui nous a été un si salutaire abri, en arrivant sur l'île de la Dominique.

Et pendant que nous donnions la vie, TaraTari était lui aussi en congé parental. Il jouissait d'un repos mérité, sous l'oeil protecteur d'un ami qui veille sur les bateaux comme un berger aime ses brebis. Je lui suis -et lui serai toujours- infiniment reconnaissante de prendre ainsi soin de mon petit navire.


me voilà maman

On m'a demandé comment nous allions faire, avec un bébé et sans un sou. J'ai répondu qu'un bébé a principalement besoin d'amour, et que de l'amour nous en avions énormément.


Et parce qu'un bonheur ne vient pas souvent seul, nous avons eu un autre bébé, un petit garçon qui s'appelle Oscar, qui n'a que quatre mois et qui m'apprend que l'Amour ne divise pas: il se démultiplie.

Certains, en me voyant enceinte m'ont dit: "Quel dommage que l'aventure s'achève!"
J'ai pourtant l'impression qu'elle continue, plus intense et plus belle que jamais! 

L'aventure se conjugue désormais à quatre, et je sens que ça va être beau; complètement fou mais certainement rigolo! Et TaraTari sera la plus belle des cabanes flottantes, pour Charlotte & Oscar!

Voilà pour les petites nouvelles; et la grande info, c'est surtout que les récits reprennent sur le blog!
Heureuse de redonner vie à ces pages taratariennes!

Il y a tant de choses à raconter au sujet des navigations faites, des rencontres, des réparations nécessaires, des illusions et des déceptions, et des projets à venir... ! Je vais reprendre les récits ici,  l'aventure continue, les amis!

Vive la VIE & à bientôt, alors!
Capucine



dimanche 8 mars 2015

"Capucine contre vents et marées"


"Capucine contre vents et marées"
Reportage réalisé par Anthony Masteau, diffusé sur FRANCE 3 dans l'émission Littoral du 7 mars 2015 :




Littoral du 7 mars from Littoral on Vimeo.

lundi 2 mars 2015

Samedi 7 mars 2015 sur France 3


Chers amis, à vos télés!
Un joli reportage signé Anthony Masteau pour l'émission Littoral est à voir Samedi 7 mars 2015 à 16h15, sur FRANCE 3 puis en replay sur le site de l'émission. Le reportage sera également bientôt diffusé sur TV5 Monde et sur Planète Thalassa.




"Capucine Trochet est une fille incroyable. Il y a quelques années on lui a diagnostiqué une maladie rare, ce qui l’a obligée à arrêter les compétitions de voile. Mais elle n’a pas voulu abandonner son rêve pour autant. Aujourd’hui, à 33 ans, elle sillonne les mers du monde, à son rythme, à bord d’un petit bateau en fibre de toile de jute baptisé Tara Tari, qui a un peu le look d’une cabine téléphonique renversée. Tara Tari est arrivé du Bengladesh par la mer en 2010. Capucine lui fait poursuivre son voyage vers l’Ouest. Elle a déjà traversé la Méditerranée, puis l’Atlantique et la mer des Caraïbes. Une aventure entrecoupée de retours réguliers en France et notamment à Kerpape où Capucine est suivie, car la jeune navigatrice est atteinte d’une maladie rare et handicapante qui fragilise ses articulations…"

 Petit extrait du reportage à voir ici: LITTORAL SAMEDI 7 MARS - CAPUCINE TROCHET

Avec les témoignages de Corentin, de Maxime, de Sidney, de mon médecin le Dr Thierry Charland, Ronan de Kerpape ou encore les météorologues géniaux de The Great Circle..




A très bientôt!
Capucine