<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579</id><updated>2012-02-26T09:59:21.503-08:00</updated><category term='aventure'/><category term='mer'/><category term='Bangladesh'/><category term='Capucine Trochet'/><category term='fibre de jute'/><category term='Traversée de l&apos;Atlantique'/><category term='Tara Tari'/><title type='text'>where is Tara Tari ?</title><subtitle type='html'>Tara Tari est un petit voilier de pêche qui a été construit au Bangladesh en utilisant un composite à base de fibre de jute. En 2010, Tara Tari a navigué du Bangladesh à la France. En 2011, après une tournée en France et un chantier à Lorient, Tara Tari repart en mer pour de nouvelles aventures.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>50</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-6929453665511169538</id><published>2012-02-21T08:59:00.000-08:00</published><updated>2012-02-22T01:14:50.756-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tara Tari'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Capucine Trochet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aventure'/><title type='text'>le vent</title><content type='html'>en mer. février 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant le récit de la navigation au départ d'Alicante, voici quelques images et quelques embruns de Tara Tari dans le vent. C'était en mer, au sud du Cabo de Palos. Après une nuit et une matinée dans le vent fort, nous avons trouvé abri dans le petit port d'Aguilas. Il y avait 40 noeuds de vent selon les organisateurs, enfin je veux dire selon les personnes du port. Aucune avarie, Tara Tari a tenu bon et moi aussi. Mais j'étais contente de me reposer et de sécher un peu...&lt;br /&gt;C'était magnifique à vivre.&lt;br /&gt;La mer est belle, dure mais belle.&lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;amp;v=t-_TxSBq2iI" target="_blank"&gt;voir la video&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/t-_TxSBq2iI" width="560"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-6929453665511169538?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/6929453665511169538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/le-vent.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6929453665511169538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6929453665511169538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/le-vent.html' title='le vent'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/t-_TxSBq2iI/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-1843831807197402758</id><published>2012-02-21T02:18:00.000-08:00</published><updated>2012-02-21T08:51:54.043-08:00</updated><title type='text'>Life at the other Extreme</title><content type='html'>Alicante. 2 février 2012. Escale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, vraiment. Vraiment pas fastoche de trouver prise électrique ET wi-fi au même endroit. A la  marina d'Alicante c'est plutôt grand luxe, car en plus de la prise ET de  la connexion, il y a : un canap' ET du chauffage. La grande classe. Ça fait 4 choses top confort et pourtant il y a un hic*. (&lt;i&gt;*hic: &lt;/i&gt;&lt;i&gt;de la locution latine "hic est quaestio"&lt;/i&gt;&lt;i&gt;. nom commun masculin. &lt;/i&gt;&lt;i&gt;principale difficulté d'une affaire.&lt;/i&gt;) Un hic assez redoutable, un hic en cuir, un hic tout jaune et qui a la forme d'un canapé. A chaque fois que je me suis assise dans ce hic, enfin je veux dire dans ce canapé en cuir jaune et mou, il m'a semblé qu'une force surnaturelle cherchait à m'avaler toute crue dans ses coussins. Le canap' de la marina, le voilà, le hic. C'est un piège. Un piège auquel le chauffage n'arrange rien. Mais vraiment rien. Je dirais même qu'il est complice. Le canapé et son complice m'ont fait écrire des choses complètement incohérentes. Un petit moment de faiblesse, et hop, sans rien comprendre à ce qu'il s'est passé, j'ai découvert quelques instants plus tard trois lignes de "kperjaepkjrpakjekajpejadnnnnbbvcccccckjsdnoaherkajndoaennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn" au milieu de mes explications de fabrication du loch. Complètement incohérent. J'ai relu quatre fois. Mais non, je crois que cela ne veut rien dire du tout. Ce  confort jaune et mou, mi canap' mi glouton, ce caracajou snobinard et ses 25°C m'ont valu de m'endormir deux fois en pleine  écriture. Scandaleux. Par souci d'efficacité et de peur que les choses surnaturelles ne deviennent plus inquiétantes, il m'a fallu changer de 'bureau'. Grâce aux circonstances et aux rencontres, j'ai changé de bureau. Et c'est ainsi que je me suis ainsi retrouvée sous 18kg de parmesan (j'aurais préféré la mimolette mais bon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-i--mNod_YuI/Tz-p2wAi5mI/AAAAAAAAAtw/zILSnvvFQ7M/s1600/18kg.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-i--mNod_YuI/Tz-p2wAi5mI/AAAAAAAAAtw/zILSnvvFQ7M/s320/18kg.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le 'QG' de la Volvo Ocean Race est à Alicante. Et c'est là, dans la cafèt' de la plus grande course des plus gros voiliers du moment que l'aventure de Tara Tari s'est installée quelques jours. Après mon passage sur le plan d'eau de la Coupe de l'America, je me retrouve au coeur de l'organisation de La Volvo Ocean Race. La volvo, course si extrême, si lointaine à mon aventure. Et pourtant l'accueil est aussi grand que ces impressionnants bateaux. J'avais découvert le monde de la VOR il y a quelques années, en 2009 j'avais été invitée à Singapour pour l'escale locale de ces géants autour du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-c9LXRkPm9nk/Tz-rnPyjOVI/AAAAAAAAAt4/vUhzrsAuogk/s1600/Image+25.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="172" src="http://2.bp.blogspot.com/-c9LXRkPm9nk/Tz-rnPyjOVI/AAAAAAAAAt4/vUhzrsAuogk/s320/Image+25.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ces monstres m'impressionnent. Ou plutôt ce qu'endure les marins à bord. En quelques photos, en quelques images on comprend le choix de "Life at the extreme" comme slogan de la course. D'un extrême à l'autre, Tara Tari au coeur de la Volvo Ocean Race. Et malgré cet immense décalage, la grande famille VOR m'a ouvert grand les bras (et la machine à café et la connexion wi-fi) à Alicante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Mi0_3CxRJw8/T0FZh9qOnXI/AAAAAAAAAuY/jXux9itqfnw/s1600/photo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-Mi0_3CxRJw8/T0FZh9qOnXI/AAAAAAAAAuY/jXux9itqfnw/s320/photo.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tara Tari est le voilier le plus opposé à un VOR. Les seuls points communs seraient : voiliers monocoques; ont été à Alicante; ont prévu d'aller à Miami au mois de mai. Pas grand chose d'autres. Ah si, Knut Frostad en a trouvé une autre! Car Knut, directeur général de la course a pris le temps de parler un peu avec moi. Il m'a expliqué que les gars avaient tous un sextant à bord des VOR70. Knut a été très réceptif à la philosophie de mon aventure. Tout comme Gonzalo Infante, responsable de la salle de contrôle et météorologue de la course, qui m'a fait un super briefing météo. - thanks again Gonzalo!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-uAzV_GQU1KM/T0FNuN8LlbI/AAAAAAAAAuI/MLQsQO7u1lA/s1600/Image+26.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="217" src="http://2.bp.blogspot.com/-uAzV_GQU1KM/T0FNuN8LlbI/AAAAAAAAAuI/MLQsQO7u1lA/s320/Image+26.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Gonzalo Infante, météorologue de la Volvo Ocean Race&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;La salle de contrôle de la Volvo est assez impressionnante. Une pièce dans laquelle on entre avec un badge spécial et qui ressemble à une cellule de crise d'une série américaine depuis laquelle on gèrerait une attaque terroriste. Dans cette pièce assez sombre, il y a des images de la course en haut des murs qui défilent sur plusieurs écrans. Au coeur de la pièce, un cercle d'écrans d'ordinateurs: sur quelques uns s'affichent des mails, sur d'autres, des cartes et la progression des bateaux. Et alors qu'il surveille ce qu'il se passe en mer de Chine, Gonzalo ouvre un petit ordi, affiche la zone d'Alicante à Gibraltar. C'est excellent et surréaliste : les VOR70 et la mer de Chine, et à 2cm de ces écrans-là, Tara Tari et la mer Méditerranée. Gonzalo me dit que les Volvo et moi prenons le même chemin, il m'indique quelques petits trucs à savoir sur les courants et les vents. Des petits trucs qu'il a expliqué aux équipages avant leur départ d'Alicante. TaraTari et les VOR, même combat pour la sortie de la Med! à quelques détails près, car si les monstres allaient chercher le vent et la pression, moi je cherche à l'éviter un peu. Le cours dure presque deux heures. Gonzalo m'aide vraiment sur ce coup-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour dans mon bureau-cafèt'. Toujours sous 18kg de parmesan et avec un bon café au lait, je discute avec Sidney sur skype. La Volvo, il connaît bien. Et ici, il y a son copain Rick Deppe qui était media man sur Puma et qui est à la direction de la com' dans l'orga maintenant. Bref, grande famille cette volvo et ces voileux en général. Ce n'est pas nouveau mais c'est toujours sympa, ces connexions. A bord de Puma, lors de la dernière édition, Sidney Gavignet avait accepté de devenir le  parrain de mon projet de mini 6.50 (projet perturbé par mes problèmes de  santé). Sidney, qui prépare la mise à l'eau de son MOD70 Oman Sail, m'aide, me met en contact avec des amis à lui qui sont à Gibraltar et au Maroc. j'ai été très touchée en voyant que Sidney évoquait mon aventure sur son site (&lt;a href="http://sidneygavignet.com/"&gt;sidneygavignet.com&lt;/a&gt;). Tout s'organise petit à petit et grâce à l'aide de tous. - Encore merci, Sidney!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-T_YstD42Z4I/T0Fvue4D34I/AAAAAAAAAug/VB6rarnqKUw/s1600/Image+30.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="205" src="http://3.bp.blogspot.com/-T_YstD42Z4I/T0Fvue4D34I/AAAAAAAAAug/VB6rarnqKUw/s320/Image+30.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Sidney Gavignet - Oman Sail &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, à Alicante, malgré le froid, la pluie, la neige à quelques kilomètres et tout ça, j'ai trouvé un accueil bien chaleureux. Agathe Armand, rédactrice française pour le site de la course m'a même prêté son canap' (un gentil canap' cette fois, le genre de canap' qui n'est pas en cuir jaune) pour passer les nuits glaciales au chaud. Agathe a été super et c'est amusant de se dire que des amitiés peuvent démarrer ainsi, un peu au hasard des circonstances dans une ville d'Espagne, car nous ne nous connaissions pas avant. Cette journaliste a fait un joli texte sur l'escale de Tara Tari a Alicante : &lt;a href="http://agathearmand.com/2012/02/06/lescale-de-tara-tari/" target="_blank"&gt;à lire ici.&lt;/a&gt; J'ai pu voir le déroulement de ses journées de suivi course assez instenses et j'ai même pu écouter en "live" sa conversation pro avec Yann Riou, à bord de Groupama! C'était super sympa d'entendre Yann, en approche de la Chine. tout ça et plus encore c'était top! Encore merci, Agathe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quelques jours, je me suis donc familiarisée avec l'équipe de l'organisation de la course, dans des discussions qui mélangeaient l'anglais et l'espagnol. Juste avant mon départ, j'ai reçu un joli cadeau.&lt;br /&gt;2,5 kg de poulet lyophilisé pour ma traversée, de la part du bateau Telefonica! Wouaou! Ces boîtes confiées à l'orga pour le musée volvo changent de bateau et embarquent pour une nouvelle aventure. J'avais rencontré Iker Martinez, le skipper de Telefonica, sa femme et ses amis, il y a un peu plus d'un an, nous étions à la même table, dans la crêperie de Marie, à Portlaforêt. Du coup en regardant les boîtes de poulet, j'ai une minute de nostalgie en pensant aux crêpes au chocolat de Marie, mes préférées. Normal de penser à une crêpe au chocolat en regardant du poulet séché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Je passe du temps à bichonner Tara Tari. Faire sécher les cartes et mes affaires sur le ponton, et bricoler...&amp;nbsp; toujours quelques choses à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-IuGTymZGl5s/T0NfB4HB8eI/AAAAAAAAAuo/raxocUwEtss/s1600/IMG_8653.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-IuGTymZGl5s/T0NfB4HB8eI/AAAAAAAAAuo/raxocUwEtss/s320/IMG_8653.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;A Lorient, Remi m'avait présenté Cécile qui, à La Ciotat, m'a fait connaître Gérald qui, de Bruxelles,&amp;nbsp; m'a mis en contact avec Pierre, à Alicante. Pierre a demandé mon numéro à Rick Deppe, l'ami de Sidney et du coup j'ai rencontré Pierre et sa femme, Iris. Pierre et Iris ont été géniaux avec moi. C'est aussi grâce à eux, à Teresa et Helena que je suis intervenue à l'OHMI, (antenne espagnole de la commission européenne, située à Alicante). Tout ça pour dire que c'est comme ça que je suis passée dans la même journée de "bricoleuse", là (-dans l'eau et la rouille) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ZpgFD8Tn0kk/T0NlcoSLCHI/AAAAAAAAAu8/JPF5qAjuI-Y/s1600/IMG_8623.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-ZpgFD8Tn0kk/T0NlcoSLCHI/AAAAAAAAAu8/JPF5qAjuI-Y/s320/IMG_8623.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;à "conférencière", là (- dans les prestigieux locaux de OHMI) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-PkZZeWOF2_w/T0NmaRDvVPI/AAAAAAAAAvE/k8-HUOGsnDs/s1600/Image+6.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="208" src="http://4.bp.blogspot.com/-PkZZeWOF2_w/T0NmaRDvVPI/AAAAAAAAAvE/k8-HUOGsnDs/s320/Image+6.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il faut savoir s'adapter à tout. C'était grandiose ce moment de partage. Presque 3h à parler de l'aventure, à répondre aux questions des uns et des autres... Parler des doutes, des moments heureux... c'était super chouette et émouvant aussi, car nous avons évoqué mes problèmes de santé et tout ce que l'aventure représentait pour moi. En plus de la conférence, un relais de l'aventure a été mis en ligne sur l'intranet de l'OHMI. - encore Merci! Iris, Teresa et Helena!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-QHaI3H82LTA/T0NnvsN2r7I/AAAAAAAAAvM/9895BemY7KA/s1600/Image+9.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="251" src="http://2.bp.blogspot.com/-QHaI3H82LTA/T0NnvsN2r7I/AAAAAAAAAvM/9895BemY7KA/s320/Image+9.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et en fin d'après midi, je retournais sous les 18kg de Parmesan pour répondre via Skype à l'interview de Thibault et Carlo, élèves du Lycée Français de Barcelone, pour un point sur l'aventure dans leur émission radio "Café des Sport". - encore Merci Thibault et Carlo!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-CadfM292Ojo/T0NpTSfdszI/AAAAAAAAAvc/DexJ33Icwxk/s1600/Image+25.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-CadfM292Ojo/T0NpTSfdszI/AAAAAAAAAvc/DexJ33Icwxk/s320/Image+25.png" width="285" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et puis je suis retournée au bateau, ranger les boîtes de poulet lyophilisé.&lt;br /&gt;Ah. Mais que vois-je ?&lt;br /&gt;Sur les boîtes, une date de péremption.&lt;br /&gt;"A consommer avant fin 2034 ".&lt;br /&gt;mouai. &lt;br /&gt;Je sais que je n'avance pas vite, mais tout de même.&lt;br /&gt;Remarque, ça me laisse 22 ans pour arriver aux Antilles avec du poulet encore bon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-1843831807197402758?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/1843831807197402758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/life-at-other-extreme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1843831807197402758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1843831807197402758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/life-at-other-extreme.html' title='Life at the other Extreme'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-i--mNod_YuI/Tz-p2wAi5mI/AAAAAAAAAtw/zILSnvvFQ7M/s72-c/18kg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-2265764940103624653</id><published>2012-02-12T12:43:00.000-08:00</published><updated>2012-02-12T14:08:37.691-08:00</updated><title type='text'>Puisque l'on ne peut planter la mer...</title><content type='html'>Alicante. 27 janvier 2012. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aura fallu environ une nuit et quatorze milles virements de bords pour passer de la baie de Campello à l'entrée du port d'Alicante. Quelques cargos, du près et du froid... l'arrivée à Alicante a semblé interminable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-E3PNuLj2g_s/TzKe8QG11ZI/AAAAAAAAArs/d0Vz5ENOrJQ/s1600/IMG_8602.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-E3PNuLj2g_s/TzKe8QG11ZI/AAAAAAAAArs/d0Vz5ENOrJQ/s320/IMG_8602.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;5 jours et 6 nuits en mer. Après la tranquillité, la vue des immeubles est presque agressive. Quel décalage. On se déshabitue tellement vite à la vie trop rapide de la ville. Aucune arrivée de port ne se ressemble, et celle-ci est pleine de surprises. D'abord il y a ce truc, que je voyais de loin qui n'est pas un ferry; je pense que je me suis demandée au moins vingt fois "mais qu'est ce que c'est que ce truc?!" en regardant dans les jumelles ce gros machin lumineux, avant de comprendre qu'il s'agissait d'un château, juste au dessus d'Alicante. Il y a aussi eu ce cargo qui, visiblement n'arrivait pas à se 'garer' dans l'aire de  mouillage et qui a tourné en rond, marche avant, marche arrière, pendant de longues heures sans que j'arrive à comprendre le but de sa manoeuvre. Rien de grave, me direz-vous, tant qu'il ne termine pas échoué sur une plage bretonne. Enfin voilà, une nuit de virements de bords plus tard, TaraTari entre enfin dans le port et toujours la voile. Il fait un froid glacial. Sur le quai qu'il faut longer pour atteindre la marina, il y a un enregistrement de cris de  goélands qui résonne, un TP52 et surtout un VOR70, à quelques mètres seulement de là où je peux amarrer Tara  Tari. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0pr5eEeNjMQ/Tzf1B3fzLyI/AAAAAAAAAsM/k1Nzdo17I14/s1600/photo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-0pr5eEeNjMQ/Tzf1B3fzLyI/AAAAAAAAAsM/k1Nzdo17I14/s320/photo.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il est 7h, il fait nuit et je m'endors, gelée dans le bateau. Et en me réveillant quelques heures plus tard, il me faut quelques minutes pour comprendre où je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-0xgooXUv43g/TzKjvpUUmpI/AAAAAAAAAr8/_wbZD8YdGYA/s1600/ttAlicante.001.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-0xgooXUv43g/TzKjvpUUmpI/AAAAAAAAAr8/_wbZD8YdGYA/s320/ttAlicante.001.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;- sauf que les VOR70 ont remplacé les caravelas -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Un vrai château de dessin animé qui - pour résumer - a été construit par des gens il y a très très longtemps, puis pris par des méchants, repris ensuite par les gentils, repris peu après par d'autres méchants, avant de se faire en partie démolir par d'autres gentils pour faire partir les méchants qui sont finalement partis et qui ont donc permis aux premiers gentils de récupérer le château un peu démoli. A la fin de l'histoire, le château porte le nom un peu ringard de Santa Barbara, est éclairé par des lumières vertes et jaunes la nuit, et se retrouve dessiné sur les plaques d'égouts de la ville. - pour résumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-bFHRKeXzbfE/TzKoEdipb3I/AAAAAAAAAsE/dxLQIUqiTXw/s1600/egout.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-bFHRKeXzbfE/TzKoEdipb3I/AAAAAAAAAsE/dxLQIUqiTXw/s320/egout.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En même temps, je comprends tous ces crêpages de chignons pour récupérer le château. La vue est sympa de là-haut.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-JQ3ih19Vwmo/Tzf3vAuaS_I/AAAAAAAAAsU/rUKuWthL3ec/s1600/cargo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-JQ3ih19Vwmo/Tzf3vAuaS_I/AAAAAAAAAsU/rUKuWthL3ec/s320/cargo.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Enfin, comme souvent, tout dépend du point de vue que l'on choisit.&lt;br /&gt;Car de là-haut, la vue, ça peut aussi être ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-HkxnlkptYOo/Tzf5oa2CnBI/AAAAAAAAAsk/VmLpH4adOSQ/s1600/vue3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-HkxnlkptYOo/Tzf5oa2CnBI/AAAAAAAAAsk/VmLpH4adOSQ/s320/vue3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Aussi, là haut, après avoir dit "oh, cette vue, que c'est joli" on peut s'amuser à faire la présentatrice météo pour tenter de montrer où se trouve TaraTari dans le port. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-4-orCRZEbfM/Tzf7LzgD0lI/AAAAAAAAAss/Sfg31m9tsxk/s1600/vuedelahaut.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="191" src="http://1.bp.blogspot.com/-4-orCRZEbfM/Tzf7LzgD0lI/AAAAAAAAAss/Sfg31m9tsxk/s320/vuedelahaut.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et voilà, pour résumer la visite du truc à visiter quand on est à Alicante.&lt;br /&gt;ok, je reconnais, je ne suis pas très inspirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'inspiration est ailleurs.&lt;br /&gt;Dans un citron.&lt;br /&gt;Ou plutôt dans un citronnier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je ne suis pas une bonne touriste. je n'ai jamais vraiment aimer la foule et puis je ne peux pas passer des heures à piétiner dans ces endroits vus et revus. A la visite d'Alicante, je préfère l'escapade dans les montagnes qui entourent cette ville qui fourmille.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yannick, un ami venu me voir pendant ses vacances, à trouver un petit moyen de locomotion et nous sommes donc partis en exploration des montagnes qui se trouvent un peu plus loin de la ville. La brume, le froid et les odeurs des montagnes me transportent loin de la mer, le temps d'une journée. C'est la première fois que je passe autant d'heures loin de Tara Tari et cela me fait un peu bizarre. Yannick pense que m'éloigner un peu du port et des passants qui m'interrogent sans cesse me fera du bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-2A8qu9GgDBM/Tzf_NFUD9XI/AAAAAAAAAs8/AFKoJ1xCSjA/s1600/montagne.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-2A8qu9GgDBM/Tzf_NFUD9XI/AAAAAAAAAs8/AFKoJ1xCSjA/s320/montagne.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-acVHjfL4pLw/Tzf-8mML5kI/AAAAAAAAAs0/eArdiM7Zgi4/s1600/montagne.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Quelque part au milieu de ces montagnes, au milieu de ce nul part qui sent bon les arbres et la sève, je m'émerveille devant l'organisation des cultures des différents versants. Une organisation par paliers qui semble inspirée de l'intelligente méthode des Incas du Machu Picchu. Ici, ce n'est pas le Pérou, puisque nous sommes à quelques kilomètres d'Alicante, mais c'est assez impressionnant. Quelques rares âmes qui vivent rassemblées dans de rares villages d'altitude et un nombre infini d'arbres fruitiers. Orangers, clémentiniers, cerisiers et aussi citronniers vivent en bons voisins. Quel endroit. Une planète à part. Celle des agrumes. Paradis de fruits et de vitamines dans ces cailloux et dans ces roches peu accueillantes. Ici, même les moutons se nourrissent d'oranges et de clémentines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-tO3zQruTg9w/TzgUFg2QXII/AAAAAAAAAtE/aaUgKVwhELM/s1600/fruitsmoutons.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-tO3zQruTg9w/TzgUFg2QXII/AAAAAAAAAtE/aaUgKVwhELM/s320/fruitsmoutons.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passerais des heures, béate au milieu de ces arbres fruitiers qui me fascinent autant qu'un passionné d'art s'extasie devant un tableau de Van Gogh. Question d'impressions, d'impressionnisme. Et de vitamines aussi. Tous ces petits fruits oranges et jaunes colorent la vie dans ces roches fades et tristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et au milieu de beaucoup d'autres citronnier, il y a eu &lt;i&gt;ce&lt;/i&gt; citronnier. &lt;br /&gt;Aussi incomprise que le passionné qui, dans le musée, s'émerveille devant une toile que personne d'autre que lui ne semble remarquer, je reste en silence devant &lt;i&gt;ce&lt;/i&gt; citronnier. Il n'avait rien de plus que les autres, &lt;i&gt;ce&lt;/i&gt; citronnier. Rien de moins non plus. C'était un citronnier parmi tant d'autres et pourtant il avait quelque chose de particulier. Yannick est allé voir d'autres arbres et je ne le vois plus. Seule à côté de &lt;i&gt;ce&lt;/i&gt; citronnier, je m'émerveille en secret.  les yeux levés vers l'arbre fruitier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-QYgueBZ5CIY/TzgZecm6ZCI/AAAAAAAAAtM/pUnvcjqDFr4/s1600/citron.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-QYgueBZ5CIY/TzgZecm6ZCI/AAAAAAAAAtM/pUnvcjqDFr4/s320/citron.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Des citrons aussi beaux que des étoiles.&lt;br /&gt;Qui peut comprendre, la beauté des arbres.&lt;br /&gt;Les arbres, de vrais artistes.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une chose qui manque à la mer, ça, les arbres fruitiers.&lt;br /&gt;La mer et les arbres fruitiers partagent pourtant la même simplicité, la même vie plus ou moins rude selon les saisons. Les inventeurs devaient être de bons copains. L'un a fait la mer qui offre des poissons et l'autre a fait un arbre qui offre des citrons. C'est assez compatible, finalement, d'aimer la mer et les arbres fruitiers, d'aimer le poisson et le citron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de planter la mer pour obtenir des poissons, mais il est relativement facile de planter un arbre pour avoir un citron. Et même plusieurs citrons. C'est une bonne chose de planter un arbre. On ne le fait pas assez souvent dans la vie et pourtant, ce n'est pas très compliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-lWEXh2n5Lr8/TzgcIPiHSrI/AAAAAAAAAtc/nb7GZFyGu_0/s1600/Image+9.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-lWEXh2n5Lr8/TzgcIPiHSrI/AAAAAAAAAtc/nb7GZFyGu_0/s320/Image+9.png" width="279" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les citronniers aiment le soleil et craignent le vent. L'arbre, robuste, peut vivre 80 ans en donnant de bons fruits toute l'année, sur un sol bien drainé. Et de jolies petites fleurs aussi. Même s'il fait moins 5°C, le citronnier travaille. S'il pleut trop, le risque, c'est d'obtenir une limonade. Pas très grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je serai grande, - parce qu'une petite fille m'a posé la question à Barcelone - je ne sais toujours pas ce que je ferai ni où je serai, mais j'espère pouvoir planter des arbres fruitiers dans une terre encore un peu épargnée. Entendre l'arbre pousser, et trouver ça joli. L'idée me plaît. Et puis, ma chère maman trouvera ce projet certainement plus calme et reposant à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit va tomber. Quelques mots au citronnier après ce partage jaune et vert.&lt;br /&gt;Il est temps de retourner à bord de Tara Tari et de changer la drisse du foc, qui semble un peu fatiguée. Qu'il soit voilier ou arbre fruitier, l'important est de bien en prendre soin.&lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;span id="goog_1815845477"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="goog_1815845478"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-2265764940103624653?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/2265764940103624653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/puisque-lon-ne-peut-planter-la-mer.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2265764940103624653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2265764940103624653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/puisque-lon-ne-peut-planter-la-mer.html' title='Puisque l&apos;on ne peut planter la mer...'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-E3PNuLj2g_s/TzKe8QG11ZI/AAAAAAAAArs/d0Vz5ENOrJQ/s72-c/IMG_8602.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-7643739404547467248</id><published>2012-02-04T10:17:00.000-08:00</published><updated>2012-02-06T02:16:48.287-08:00</updated><title type='text'>atelier bidouille : le loch</title><content type='html'>Alicante. 26 janvier 2012. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bord de TaraTari, on avance à fond les ballons et pourtant on compte la vitesse en noeuds, pas en ballons. En fait, on compte en noeuds à bord de tous les bateaux parce qu'avant il n'y avait pas d'instrument électronique qui affichait la vitesse, comme ça tout seul sans rien demander à personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, on utilisait un loch (il faut prononcer lok) pour obtenir la vitesse de déplacement du bateau sur l'eau, en surface. "Loch" vient du néerlandais &lt;i&gt;log&lt;/i&gt; qui signifie bûche ou morceau de bois. Les premiers lochs étaient de petits  flotteurs en forme de triangle de bois appelé bateau. Celui-ci était lesté pour s'enfoncer  perpendiculairement au sens d'avancement du navire et relié à une ligne  dont les graduations étaient constituées par des noeuds espacés de 14,40m si le bateau était anglais et 18,52m pour les autres. Le flotteur était lancé à la mer par l'arrière et on laissait filer la ligne. Les marins déclenchaient un sablier en observant le défilement des noeuds: le temps de défilement donnait alors la vitesse. Et connaître la vitesse, c'est très important pour pouvoir naviguer à l'estime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors aujourd'hui, je me suis amusée à fabriquer mon propre loch pour calculer la vitesse de TaraTari! C'est facile à faire et ça occupe dans le petit temps :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette méthode est valable quand il n'y a pas trop de courant (de fond ou de marées) et il faut simplement savoir que 1 noeud = 1 mille nautique par heure, ce qui correspond à 1852 mètres en 3600 secondes. Petite démo en vidéo : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/hKhVe8QCZ9M" width="560"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étapes de fabrication d'un loch :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Matériel&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;*&amp;nbsp; un bout d'environ 25 mètres&lt;br /&gt;*&amp;nbsp; une main &lt;br /&gt;*&amp;nbsp; une bouteille en plastique sans étiquette &lt;br /&gt;*&amp;nbsp; un petit bout d'environ 25 cm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-_brqD8047rM/Ty0VEGslnmI/AAAAAAAAAp4/sj8tRm-X7eU/s1600/bout.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-_brqD8047rM/Ty0VEGslnmI/AAAAAAAAAp4/sj8tRm-X7eU/s320/bout.jpg" width="223" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 - Attacher la bouteille au bout du bout&lt;br /&gt;Pour que la bouteille tienne bien, un noeud de cabestan + un petit noeud de buttée suffisent. Noeud de cabestan: &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-5a0FsR1H89g/Ty0XL6UUWJI/AAAAAAAAAqI/a1hq5KqG6AU/s1600/Image+9.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="129" src="http://3.bp.blogspot.com/-5a0FsR1H89g/Ty0XL6UUWJI/AAAAAAAAAqI/a1hq5KqG6AU/s320/Image+9.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;+ petit noeud de butée et voilà le résultat :&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-g2Tut_7_BxY/Ty0XXVWn8ZI/AAAAAAAAAqQ/69HDsX7cj9o/s1600/bouteille.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-g2Tut_7_BxY/Ty0XXVWn8ZI/AAAAAAAAAqQ/69HDsX7cj9o/s320/bouteille.jpg" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;3 -&amp;nbsp; Le premier noeud :&lt;br /&gt;Il faut laisser quelques mètres entre la bouteille et le premier noeud que l'on fait sur le bout. Je laisse 4 mètres, et je fait un premier noeud 'tout bête'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Bxi5rtTSpe0/Ty0Y6MjQWJI/AAAAAAAAAqg/EUfNRW3YUcU/s1600/noeud2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://4.bp.blogspot.com/-Bxi5rtTSpe0/Ty0Y6MjQWJI/AAAAAAAAAqg/EUfNRW3YUcU/s320/noeud2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;4 - le 2ème noeud.&lt;br /&gt;Il doit se trouver à 18,52 mètres du premier noeud. (parce que je n'ai pas de bout qui mesure près de 2km..). Pour compter les mètres de bout, j'utilise ma main car je sais qu'elle fait 20cm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-yET6M_BHjQ4/Ty0VPDtWiUI/AAAAAAAAAqA/VLPmg-mGbNI/s1600/cm.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-yET6M_BHjQ4/Ty0VPDtWiUI/AAAAAAAAAqA/VLPmg-mGbNI/s320/cm.jpg" width="214" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;très pratique de savoir combien mesure sa main &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-jxh-gOe16JI/Ty0YO54l1hI/AAAAAAAAAqY/m3kfCIFBk4Y/s1600/metres.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="298" src="http://4.bp.blogspot.com/-jxh-gOe16JI/Ty0YO54l1hI/AAAAAAAAAqY/m3kfCIFBk4Y/s320/metres.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;20cm + 20cm + 20cm + 20cm + 20cm&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Quand on a compté 1 mètre de bout grâce à sa main, il suffit de replier le mètre le long du bout et répéter la manip 18 fois. On obtient 18 mètres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-bC3-EOAghjs/Ty0ZpF-bHbI/AAAAAAAAAqo/RmnxUKSQYtE/s1600/IMAG0377.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="191" src="http://3.bp.blogspot.com/-bC3-EOAghjs/Ty0ZpF-bHbI/AAAAAAAAAqo/RmnxUKSQYtE/s320/IMAG0377.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, je me sers de ma main et d'un bout plus petit pour trouver les 52cm manquants. Je fais un noeud sur le petit bout et une petite marque 20cm plus loin, je le replie et trouve donc 10cm, je le replie encore et trouve 5cm et encore et j'ai 2,5cm... j'estime que le pli fait 0,5cm et je fais une marque là où je pense avoir 2cm. je vérifie avec la règle Jean Cras (indispensable à bord!) et - héhé - ma marque est bien située à 2cm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-b5ZfFn1E_PA/Ty0a9bTdNiI/AAAAAAAAAqw/hTApD29kUNo/s1600/IMAG0381.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="191" src="http://4.bp.blogspot.com/-b5ZfFn1E_PA/Ty0a9bTdNiI/AAAAAAAAAqw/hTApD29kUNo/s320/IMAG0381.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que j'ai trouvé les 18,52cm, je fais le 2ème noeud 'tout bête'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-nQ5CvXjupx4/Ty0bTNSoNdI/AAAAAAAAAq4/Xx3zuNpziIk/s1600/noeud.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-nQ5CvXjupx4/Ty0bTNSoNdI/AAAAAAAAAq4/Xx3zuNpziIk/s320/noeud.jpg" width="211" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;5 - Remplir la bouteille&lt;br /&gt;Pour assurer la flottabilité de la bouteille, il faut la remplir mais laisser un peu d'air quand même dedans. L'eau de mer fait l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-_X7rSzTMKtk/Ty0cLR6np9I/AAAAAAAAArA/hzqDAq9U2UE/s1600/eau.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="235" src="http://4.bp.blogspot.com/-_X7rSzTMKtk/Ty0cLR6np9I/AAAAAAAAArA/hzqDAq9U2UE/s320/eau.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;6 - Prendre la pose.&lt;br /&gt;Tout est prêt pour la démo. Il faut enlever bonnet et ciré (car maintenant le soleil réchauffe) et prendre la pose : sourire de couverture de magazine télé, pour le côté glamour de la fabrication du loch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-RoYPqsM5R84/Ty1tP15B_BI/AAAAAAAAArQ/TN9lWPGCqJs/s1600/IMG_8587.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-RoYPqsM5R84/Ty1tP15B_BI/AAAAAAAAArQ/TN9lWPGCqJs/s320/IMG_8587.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-oP7P8H9nxK4/Ty1tD--3tfI/AAAAAAAAArI/2M3Qg-6KB1w/s1600/IMG_8595.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;7 - Tournage&lt;br /&gt;Profitez de la venue d'un ami breton en vacances - ici Yannick Le Clech - pour filmer la démo en une seule prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8 - Féliciter très fort Tara Tari, qui a tenu le premier rôle dans cette histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà!&lt;br /&gt;L'atelier bidouille du jour est terminé avec, comme récompense, un loch qui ne tombera pas en panne :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-7643739404547467248?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/7643739404547467248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/atelier-bidouille-le-loch.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/7643739404547467248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/7643739404547467248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/atelier-bidouille-le-loch.html' title='atelier bidouille : le loch'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/hKhVe8QCZ9M/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-3657108953628279271</id><published>2012-02-03T07:51:00.000-08:00</published><updated>2012-02-03T14:36:54.185-08:00</updated><title type='text'>un peu à l'ouest</title><content type='html'>Valence - Alicante. le 24 janvier. toujours en mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage du Cap de la Nao s'est bien passé malgré la nuit (ce qui devient une habitude pour chaque passage de cap important), malgré le vent fort et de face, et malgré la mer qui s'est formée autour de cette avancée de roche dans la mer. Le lendemain, en faisant un énième point, j'ai dû me rendre à l'évidence. Je ne devrais peut-être pas l'écrire mais en même temps pourquoi  le cacher? J'imagine que c'est arrivé à  d'autres, avant nous. Plusieurs vérifications. Aucun doute: avec Tara Tari, nous sommes à l'Ouest. &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-466t_vrTsjA/TyvfMmaq8AI/AAAAAAAAApA/9ceAg3jVhDg/s1600/meridien.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-466t_vrTsjA/TyvfMmaq8AI/AAAAAAAAApA/9ceAg3jVhDg/s320/meridien.jpg" width="272" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Le méridien est une ligne imaginaire: ce trait est l'étai.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Aujourd'hui nous sommes passés de l'autre côté du méridien de Greenwhich.&lt;br /&gt;De ce fait, nous sommes à l'Ouest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ZOw_lfxuqcY/TyvoxcgJXpI/AAAAAAAAApI/eOO_jofLDeg/s1600/Image+7.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="160" src="http://4.bp.blogspot.com/-ZOw_lfxuqcY/TyvoxcgJXpI/AAAAAAAAApI/eOO_jofLDeg/s320/Image+7.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Prime Meridian = Méridien de Greenwich&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Where is Tara Tari? On se le demande depuis toujours et on doit une fière chandelle à Eratosthène, Galilée et les autres, qui ont passé du temps à réfléchir à la question. Mathématiciens et physiciens s'y sont mis à plusieurs et pendant un paquet d'années pour tracer des traits dans tous les sens sur la planète et tout ça pour permettre de localiser Tara Tari. Je ne suis pas super fan des équations mathématiques, mais dire que TaraTari est entre une vague et une autre vague aurait été trop vague. On utilise donc des coordonnées en degrés, en minutes et en secondes, les fameuses "latitude" et "longitude". C'est exactement le même principe que dire "B-6" dans un jeu de bataille navale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Bym09om4ALQ/Tyvvw_6jQmI/AAAAAAAAApQ/FWeUXI6DINw/s1600/Image+9.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-Bym09om4ALQ/Tyvvw_6jQmI/AAAAAAAAApQ/FWeUXI6DINw/s320/Image+9.png" width="220" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;touché &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Je vais essayer de résumer la situation. La terre est une boule légèrement aplatie aux pôles, elle mesure environ 40 000 km de circonférence. Le rayon moyen est d'un  peu moins de 6 400 km. La circonférence vaut 360°. Chaque degré vaut 60 minutes, chaque minute,  60 secondes. La terre tourne sur elle-même en 24 heures et autour du soleil en 365  jours ¼. La vitesse angulaire de la terre est de 15°/h soit 1667 km/h (au niveau de l'équateur). Enfin c'est ce que l'on m'a dit, je n'ai pas compté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre une orange et faire des traits selon les indications suivantes, pour bien visualiser. La Terre (l'orange) tourne sur elle-même autour de la ligne des pôle. Cette ligne des pôles est un axe qui passe par le centre de la terre et coupe la surface au pôle nord et sud (on peut utiliser une baguette chinoise pour matérialiser la ligne des pôles). L'équateur est un grand cercle perpendiculaire à la ligne des pôles qui divise la terre en 2 hémisphères: le nord (Boréal) et le sud (Austral). Des petits cercles parallèles à l'équateur et donc perpendiculaire à la ligne des pôles sont appelés "parallèle", logique. Les méridiens sont des grands cercles qui passent par les pôles donc perpendiculaire à l'équateur. Le 1er méridien est le méridien de Greenwich. La latitude de là où se trouve TaraTari est l'arc de méridien compris entre l'équateur et le  parallèle de cet endroit. La latitude se compte de 0 à 90°, en degrés, minutes et  secondes, vers le Nord ou vers le Sud. La longitude du lieu où se trouve TaraTari est l'arc d'équateur compris entre le 1er  méridien et le méridien du fameux endroit. La longitude se compte sur l'équateur de 0 à  180°, en degrés, minutes et secondes, à partir du 1er méridien, vers  l'Est ou vers l'Ouest. Maintenant que l'orange est toute gribouillée, la peler, et la manger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup avec tout ça, nous obtenons - outre une orange épluchée - une carte du monde quadrillée comme si on avait mis la Terre à plat et en prison. Le prix à payer pour savoir Where is TaraTari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-7rOPQWPrhQE/Tyv1GS4AWmI/AAAAAAAAApY/hWi_WwCVpCA/s1600/Image+6.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="156" src="http://3.bp.blogspot.com/-7rOPQWPrhQE/Tyv1GS4AWmI/AAAAAAAAApY/hWi_WwCVpCA/s320/Image+6.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est rassurant, c'est que les méridiens sont des demi-cercles imaginaires. Ils ont été créés pour mesurer les  longitudes. Les cartographes ont défini 360 méridiens principaux. Contrairement aux latitudes qui sont mesurées à partir de l’équateur,  il n’existe pas de référence naturelle équivalente pour fixer l’origine  des longitudes. C’est pourquoi il a fallu créer un méridien où la longitude est définie comme égale à 0°. Ce premier méridien s'appelle le méridien de Greenwich depuis 1884. Il passe à travers de l'Observatoire royal de Greenwich, dans la banlieue de Londres qui s'appelle Greenwich. D'un côté il y a l'Est et de l'autre il y a l'Ouest.&lt;br /&gt;Ce méridien va du pôle Nord au pôle Sud (l'inverse est vrai également) et passe par la Med...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-aotW23ZAOZ8/Tyv6DohPOVI/AAAAAAAAApg/LRM8ZR2jAmg/s1600/carte.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-aotW23ZAOZ8/Tyv6DohPOVI/AAAAAAAAApg/LRM8ZR2jAmg/s320/carte.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Malgré une observation attentive, je n'ai vu aucune ligne peinte sur la mer, pour signaler le fameux le méridien. En revanche, ce dernier (pourtant 'premier' méridien) apparaît sur la carte et en faisant mon point, c'est à dire en rapportant sur la carte la latitude et longitude de TaraTari, j'ai vu que nous étions passés à l'Ouest. Certains disent que le méridien de Greenwich sépare l'Est et l'Ouest, moi je préfère dire que c'est là où ils se retrouvent. Issue plus heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne nouvelle, c'est que désormais, et jusqu'aux Antilles, nous ferons toujours route vers l'Ouest et le Sud Ouest! La sortie de la Med approche :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_hbz0CBza0M/TywBjHlkURI/AAAAAAAAApw/DUswuRMwzz8/s1600/capouest.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-_hbz0CBza0M/TywBjHlkURI/AAAAAAAAApw/DUswuRMwzz8/s320/capouest.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;A l'Ouest, rien de super différent à signaler.&lt;br /&gt;La mer est toujours bleue et le froid toujours bien froid.&lt;br /&gt;Mais lors de notre première nuit dans l'Ouest, il nous est arrivé quelque chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-1OIWqite8SY/Tyv-13EsqOI/AAAAAAAAApo/iwGJjnLKj_E/s1600/ouest.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-1OIWqite8SY/Tyv-13EsqOI/AAAAAAAAApo/iwGJjnLKj_E/s320/ouest.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Tara Tari a viré de bord tout seul et moi j'ai eu une hallucination. Ma première dans cette aventure. Ne prenant plus de morphine pour mes jambes, j'imagine que c'est à cause de la fatigue. C'est arrivé à d'autres, mais bon. Un peu à l'ouest, le bateau et la fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-3657108953628279271?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/3657108953628279271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/un-peu-louest.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3657108953628279271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3657108953628279271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/un-peu-louest.html' title='un peu à l&apos;ouest'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-466t_vrTsjA/TyvfMmaq8AI/AAAAAAAAApA/9ceAg3jVhDg/s72-c/meridien.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-2544435697874382429</id><published>2012-02-02T08:20:00.000-08:00</published><updated>2012-02-02T08:32:38.514-08:00</updated><title type='text'>Franchir un cap</title><content type='html'>Valence - Alicante. le 22 janvier 2012. En mer. Passage du Cap San Antonio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des moments comme ça,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-49fOEidBQZI/TyloYauJ07I/AAAAAAAAAoA/QJZ6csPETa0/s1600/P1220474.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-49fOEidBQZI/TyloYauJ07I/AAAAAAAAAoA/QJZ6csPETa0/s320/P1220474.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;où tout semble se faire en harmonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-bShqe_nYd8A/TylqqX7DdGI/AAAAAAAAAoI/cDykykgPOO8/s1600/approcheCap.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-bShqe_nYd8A/TylqqX7DdGI/AAAAAAAAAoI/cDykykgPOO8/s320/approcheCap.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Et dans ces moments-là,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-V5kbmCSGOHE/TyqKGCCIcSI/AAAAAAAAAoQ/wgGF6mBzfd4/s1600/falaise.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-V5kbmCSGOHE/TyqKGCCIcSI/AAAAAAAAAoQ/wgGF6mBzfd4/s320/falaise.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;tout est simple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-GBkVSH9EDkA/Tyqr6RY_HyI/AAAAAAAAAog/2l8N3QvWng4/s1600/falaise4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-GBkVSH9EDkA/Tyqr6RY_HyI/AAAAAAAAAog/2l8N3QvWng4/s320/falaise4.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avancer,&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-hdMY2Wl4d6I/TyqrvZk5_iI/AAAAAAAAAoY/jV0VHcpvfVY/s1600/falaise2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-hdMY2Wl4d6I/TyqrvZk5_iI/AAAAAAAAAoY/jV0VHcpvfVY/s320/falaise2.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;franchir un cap,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-rYXPXZB8oCk/TyqtpVZV93I/AAAAAAAAAoo/O-oVNIwCoRc/s1600/falaise5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-rYXPXZB8oCk/TyqtpVZV93I/AAAAAAAAAoo/O-oVNIwCoRc/s320/falaise5.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;faire le point,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-AXSn5ApqplU/Tyqt4DRiU7I/AAAAAAAAAow/91t5AKqjHy0/s1600/cartepoint.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-AXSn5ApqplU/Tyqt4DRiU7I/AAAAAAAAAow/91t5AKqjHy0/s320/cartepoint.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;et continuer. &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-dktmPjFWUNA/TyqxqOGCEKI/AAAAAAAAAo4/CQKiMweuPpw/s1600/falaise6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-dktmPjFWUNA/TyqxqOGCEKI/AAAAAAAAAo4/CQKiMweuPpw/s320/falaise6.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;jusqu'au prochain rocher, jusqu'au prochain cap,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et même si c'est au près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cap_%28g%C3%A9ographie%29#cite_note-0"&gt;&lt;span class="cite_crochet"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-2544435697874382429?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/2544435697874382429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/franchir-un-cap.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2544435697874382429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2544435697874382429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/franchir-un-cap.html' title='Franchir un cap'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-49fOEidBQZI/TyloYauJ07I/AAAAAAAAAoA/QJZ6csPETa0/s72-c/P1220474.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5121154031611427284</id><published>2012-02-01T03:27:00.000-08:00</published><updated>2012-02-01T09:33:50.510-08:00</updated><title type='text'>Ciseaux</title><content type='html'>Valence - Alicante. le 22 janvier au large de Denia. En mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les émotions des cargos, le jour est arrivé et avec Tara Tari nous sommes désormais au large de Denia. Un voilier s'approche au moteur... à son bord, un homme avec un appareil photo. je n'en reviens pas, c'est Federico, un homme qui m'a dit à Valence qu'il essaierait de venir à notre rencontre sur l'eau. Et le voilà! Alors que nous sommes à 4 milles de la côte et qu'il n'avait aucun moyen de savoir notre heure de passage. Il fait des photos et repart aussitôt, il a l'air super heureux de son coup! Petite rencontre étonnante mais sympa pour commencer la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-YsQ8s6u3kjM/TygLoNB8ffI/AAAAAAAAAnE/SCUS6FzG5KQ/s1600/dufan.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-YsQ8s6u3kjM/TygLoNB8ffI/AAAAAAAAAnE/SCUS6FzG5KQ/s320/dufan.jpg" width="203" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;- ceci n'est pas une planche à voile -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Sans transition.&lt;br /&gt;Le sujet du jour : les ciseaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enlevez ciré, gros pulls et autre bonnet. Allongez-vous sur le dos, où vous pouvez. Pliez légèrement vos  bras, mettez vos mains derrière le bas du dos au niveau des reins, en évitant de trop vous appuyer sur le radeau de survie, paume des mains au sol (enfin au pont). Tendez et levez les jambes environ 20cm au dessus du pont du bateau, sans taper le petit banc en bois flotté. Levez une jambe au dessus de l'autre et croisez-les, tout en respirant. On oublie trop souvent de respirer à cette étape-là.&amp;nbsp; Effectuez un mouvement de ciseaux avec les jambes. Répétez ce mouvement 10 à 12 fois et revenez dans la position de départ. Augmentez le nombre de séries en fonction des progrès que vous faites. Idéal pour renforcer les abdominaux, et j'espère pour avancer plus vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin le vent tombe, il n'y a plus que 5 noeuds de vent. Mer  relativement plate, vent arrière.. c'est ce que l'on appelle du "petit  temps". Les conditions sont propices pour naviguer en ciseaux. Enfin  c'est ce que l'on m'avait décrit, sans plus de détails. Et j'essaie donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mer est plate mais le bateau bouge quand même un peu. je tente un autre exercice, similaire. Je me tiens sur le haut du dos et sur la nuque, les jambes en l'air, tendues, au vent de l'écoute de grand voile. Une, deux, une, deux.... Aiiie, pas pratique cette salle de gym! je râle et je rie, je ne sais plus dans quel ordre. "Les jambes en l'air et toujours en ciseaux. Répétez 10 fois le mouvement". Je me sens un peu ridicule. Quand je pense que des grands marins ont déjà navigué en ciseaux... j'imagine nos vieux loups de mer en plein exercice, et ça me fait sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-A2RPhgTpt_c/TygQtrGfSYI/AAAAAAAAAnM/WssdukyeSPA/s1600/gym.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-A2RPhgTpt_c/TygQtrGfSYI/AAAAAAAAAnM/WssdukyeSPA/s320/gym.jpg" width="282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Balèze le concept soit disant idéal au "petit temps": c'est des salades tout ça, on ne va pas plus vite du tout! Au contraire, pendant que je brasse de l'air avec mes jambes, comment faire pour régler les voiles? assurer la veille? ou encore faire le point sur la carte !!? Surveiller les pécheurs, les jambes en l'air, je trouve que ce n'est pas très sérieux. J'aimerais parler à l'inventeur du concept. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- je laisse tomber la gym. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entre dans le bateau, farfouille dans mes affaires. je vais essayer autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-B4g0q8j1sCQ/TygWL5yiOjI/AAAAAAAAAnU/N_Y6CjKUlmc/s1600/IMG_8669.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-B4g0q8j1sCQ/TygWL5yiOjI/AAAAAAAAAnU/N_Y6CjKUlmc/s320/IMG_8669.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je le mets dans ma poche droite,&lt;br /&gt;et ressors sur le pont. mais il me manque quelque chose.&lt;br /&gt;Je re-rentre dans le bateau, farfouille dans la caisse à outils...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-o9qDcU2oRqY/TygXKwjCHnI/AAAAAAAAAnc/i0RBwkpkXxA/s1600/IMG_8670.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-o9qDcU2oRqY/TygXKwjCHnI/AAAAAAAAAnc/i0RBwkpkXxA/s320/IMG_8670.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ciseaux à bois dans ma poche gauche. Un peu grand pour ma poche, mais ça va le faire. Une 'paire' de ciseaux: il en fallait donc 2 pour que cela fonctionne. Maintenant que je suis équipée, ciseaux dans les poches, le bateau va peut-être accélérer !?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je procède à la mise en place du bambou, installe une nouvelle configuration des voiles. Le foc est désormais sur l'autre amure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-c3cEjto8g1M/TykSkS4xBLI/AAAAAAAAAns/sDBcjGJCUSA/s1600/P1220438.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-c3cEjto8g1M/TykSkS4xBLI/AAAAAAAAAns/sDBcjGJCUSA/s320/P1220438.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;- Voiles en ciseaux au large de Denia le 22 janvier 2012 -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Et voilà! :) &lt;br /&gt;C'est ça, naviguer en ciseaux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vent arrière, dans le petit temps, et sans spi, on peut mettre la voile de devant sur l'autre amure. On dit alors que les voiles sont "en ciseaux". TaraTari va alors boôôocoup plus vite. Même si je ne vois pas trop le rapport avec les ciseaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Pour aller plus loin &lt;/b&gt;(dans la connaissance des ciseaux, pas avec le bateau) &lt;/i&gt;:&lt;br /&gt;On désigne par ciseaux ou paire de ciseaux, l'outil comportant deux lames mobiles articulées qui glissent l'une sur l'autre pour trancher les  matériaux minces. Le matériau à couper est pris entre les deux lames  actionnées par les poignées.&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;Les ciseaux ont été vraisemblablement inventés en Égypte vers -1500, mais les ciseaux à lames croisées pivotant sur un axe central comme ceux que nous avons dans nos trousses d'écoliers, existaient il y a deux mille ans dans l'Empire Romain (inventés vers 100 apres J-C) et en Extreme Orient. Les ciseaux deviennent des objets usuels dès le IXè siècle. Ils étaient alors généralement bronze et les deux lames étaient montées sur un ressort en arc de cercle. On utilisait ce type de ciseaux pour tondre les moutons (les animaux, pas les vagues). La production en série de ciseaux est due au coutelier britannique Robert Hinchliffe qui utilisa de l'acier moulé en 1791, pour obtenir des ciseaux de précision. Selon des recherches réalisées en 2007, les premiers ciseaux pour gaucher sont apparus vers 1880. C’est dans le bassin de Nogent* qu’un Français fabrique la première  paire de ciseaux pour gaucher. Destinée à couper uniquement du papier, il faudra attendre une quarantaine d’années pour qu’un autre Français  crée des ciseaux pour gaucher destinés cette fois aux tailleurs. Cocorico.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* c'était important de le préciser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5121154031611427284?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5121154031611427284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/ciseaux.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5121154031611427284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5121154031611427284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/02/ciseaux.html' title='Ciseaux'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-YsQ8s6u3kjM/TygLoNB8ffI/AAAAAAAAAnE/SCUS6FzG5KQ/s72-c/dufan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-3421749237301912557</id><published>2012-01-30T05:17:00.000-08:00</published><updated>2012-01-30T14:07:12.904-08:00</updated><title type='text'>Le capitaine avait une petite tache sur sa cravate</title><content type='html'>Valence - Alicante, du 21 au 26 janvier 2012. En mer.&lt;br /&gt;Encore, de jour et avec une bonne paire de jumelles et en observant les reflets du soleil sur la coque du cargo, identifier la trajectoire de ces gros bateaux relève du jeu, mais la nuit c'est plus compliqué. Au large, des cargos déboulent de tous les côtés en direction de Valence. Le vent est bon, et avec TaraTari nous traversons finalement à la voile. je reste très attentive, ce début de nav annonce de nouvelles émotions fortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-tkdTxHdqScI/TyZx4saIz-I/AAAAAAAAAmk/l4tagwagzPU/s1600/jumelles.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-tkdTxHdqScI/TyZx4saIz-I/AAAAAAAAAmk/l4tagwagzPU/s320/jumelles.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cela fait quelques heures que TaraTari a quitté la marina de Valence, et  cela fait quelques heures que nous avançons donc entre les cargos. Il y a  assez de vent pour pouvoir manoeuvrer, mais les cargos et les ferries  m'impressionnent vraiment beaucoup. Ils arrivent si vite et ils sont si  gros. De vrais immeubles flottants. Et puis ici, ils sont vraiment très nombreux. A chaque nouvelle  étape, j'apprends un chapitre nouveau. Visiblement entre aujourd'hui  et cette nuit, c'est un apprentissage intensif de la nav au milieu des  gros bateaux. Ils arrivent de partout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-l_QrrUbi6uY/TyZwfa8qa7I/AAAAAAAAAmc/vHFH1Ax-El4/s1600/cargojour.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-l_QrrUbi6uY/TyZwfa8qa7I/AAAAAAAAAmc/vHFH1Ax-El4/s320/cargojour.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;tiens, un livreur de légos&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;La nuit, on voit une lumière blanche grossir sur l'horizon. La petite lumière peut passer loin, ou se rapprocher, tous les cas sont uniques. A surveiller. Il faut 35 minutes environ pour que le petit point sur l'horizon ne se transforme en malheureuse collision. Si la lumière diminue, c'est que le cargo est parti embêter d'autres voiliers. Si la lumière devient de plus en plus grande, c'est que nos bateaux se rapprochent. Difficile de savoir exactement le cap du gros bateau. Il y a plusieurs indices qui aident à estimer son cap. Ces gros bateaux ont des feux blancs a l'avant et à l'arrière du bateau. S'il est possible de distinguer les deux feux, c'est que l'on voit un côté du bateau. Si ces deux feux sont alignés et qu'ils grossissent, c'est plus embêtant, cela signifie que le bateau arrive. Mais cela ne veut pas encore dire qu'il y a route de collision. Si on voit le feu rouge et le feu vert, alors là, c'est encore plus embêtant, car cela veut dire que le gros bateau est tout prêt et qu'il a pris TaraTari comme cible.&lt;br /&gt;Là, je pense bien à ce que m'a expliqué mon coach spécial cargo (et qui se reconnaîtra). Quand un gros cargo approche, tant que l'on ne sait pas exactement quel est son cap, il ne faut pas changer sa propre trajectoire, enfin s'il y a assez de vent pour être manœuvrable au moment voulu, bien entendu. La dernière fois que j'ai essayé de passer, il n'y avait pas de vent, et je n'ai même pas essayé de m'aventurer dans ce plan d'eau qui ressemble étrangement à une piste d'auto-tamponneuses (à cause des lumières des bateaux certainement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-WW_ZY5G7Cks/TybOVQ4OpSI/AAAAAAAAAm8/Ag19IvMqUtA/s1600/Image+12.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="156" src="http://2.bp.blogspot.com/-WW_ZY5G7Cks/TybOVQ4OpSI/AAAAAAAAAm8/Ag19IvMqUtA/s320/Image+12.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;- si je devais résumer ma soirée du 21 janvier au large de Valence -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, ce soir, TaraTari et moi nous nous retrouvons en situation réelle et suivons les bons conseils donnés par les copains navigateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bâbord un ferry,&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-xxTeWSDHpxQ/TyaC5OS1KCI/AAAAAAAAAms/K06gHHQCP4A/s1600/Image+10.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="172" src="http://1.bp.blogspot.com/-xxTeWSDHpxQ/TyaC5OS1KCI/AAAAAAAAAms/K06gHHQCP4A/s320/Image+10.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à tribord un autre ferry ou paquebot,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-imj9ciZHbRc/TyaDHu-Fi8I/AAAAAAAAAm0/V1LvAA4j7kY/s1600/Image+8.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-imj9ciZHbRc/TyaDHu-Fi8I/AAAAAAAAAm0/V1LvAA4j7kY/s320/Image+8.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Olivier de Kersauson a dit un jour que quand un cachalot arrive par tribord il est prioritaire, et quand il arrive par babord il l'est aussi. Ceci est valable aussi pour les cargos. Et les ferries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au vent, le ferry qui arrive à tribord a visiblement décidé de passer au plus près de TaraTari. VHF en main, il est temps d'abattre (pas le cargo!), c'est à dire écarter le voilier de l'axe du vent, de manière radicale, à 90° de la route de ce monstre lumineux. C'est aussi le moment de réviser ses classiques et de chanter un bon titre de Bob Marley. Normalement le ferry est au courant - que je suis là, pas que je chante du Bob Marley. Il sait que nous sommes là, car TaraTari a un super réflecteur radar qui scintille comme un bijou sur son hauban tribord, mais c'est toujours bien d'avoir la vhf sous la main, histoire de faire les présentations, avant la rencontre.&lt;br /&gt;Quelques secondes. Le ferry passe, à 100 mètres. A peine. Il est si proche qu'à son passage, j'ai pu voir les hommes de la cabine de pilotage les mains collées aux fenêtres. je crois qu'ils étaient un peu curieux et qu'ils ont fait exprès de venir voir de (très) près TaraTari.&lt;br /&gt;En live, ça donne à peu près ça. Je n'ai pas l'option 3D sur mon petit appareil mais on imagine.. et oui, moi aussi en voyant ça maintenant avec TaraTari, je me demande "mais qu'est-ce que nous faisions là?" :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-e77b3e4049716592" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v7.nonxt3.googlevideo.com/videoplayback?id%3De77b3e4049716592%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D36AF68ED719DAC2182F4CC4AB8526D217BA0A0D4.83737CBC244504AE082CC60D1E6E262A0CFBC467%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3De77b3e4049716592%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DCDgHwQ1IeDpAqP354RDlC-we7rs&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v7.nonxt3.googlevideo.com/videoplayback?id%3De77b3e4049716592%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D36AF68ED719DAC2182F4CC4AB8526D217BA0A0D4.83737CBC244504AE082CC60D1E6E262A0CFBC467%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3De77b3e4049716592%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DCDgHwQ1IeDpAqP354RDlC-we7rs&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petites émotions, mais un stress maîtrisé qui a été un bon conseiller pour garder la lucidité nécessaire. Presque autant que Bob Marley, que je tiens à remercier pour sa précieuse aide et sans qui rien n'aurait été possible. Les ferries sont passés, et le soleil s'est levé. Pour ce qui est des cargos, même si je n'aime pas trop les voir de près, j'ai compris quelque chose. Qu'ils passent à 10 km ou à 100 mètres, tant qu'ils ne passent pas sur une coque en jute, finalement il n'y a pas de problème. Et il n'y a donc pas eu de problème. Si ce n'est cette petite tache que j'ai pu voir du coup, sur la cravate du capitaine du ferry. ça fait un peu désordre, je trouve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-3421749237301912557?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/3421749237301912557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/le-capitaine-avait-une-petite-tache-sur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3421749237301912557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3421749237301912557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/le-capitaine-avait-une-petite-tache-sur.html' title='Le capitaine avait une petite tache sur sa cravate'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-tkdTxHdqScI/TyZx4saIz-I/AAAAAAAAAmk/l4tagwagzPU/s72-c/jumelles.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-6284690077730487180</id><published>2012-01-30T01:28:00.000-08:00</published><updated>2012-01-30T01:53:55.122-08:00</updated><title type='text'>Valence, muy y mucho</title><content type='html'>Valence, le 15 janvier.&amp;nbsp; en escale.&lt;br /&gt;Après une tentative de départ de Valence qui s'est conclue par un retour au port et deux - énormes et délicieux - petits poissons dans ma petite assiette, avec TaraTari nous sommes restés quelques jours bloqués au port par le vent fort. Et c'est ainsi que nous avons découvert un peu de Valencia, capitale de la paella, des oranges et des fallas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-DNdNrxG2jq0/TyW1XdNS1cI/AAAAAAAAAl0/uuFYZeNdQIY/s1600/IMG_8409.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-DNdNrxG2jq0/TyW1XdNS1cI/AAAAAAAAAl0/uuFYZeNdQIY/s320/IMG_8409.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;le jute navigue sur le plan d'eau de l'America's Cup&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;J'aurais pu écrire directement &lt;i&gt;Très&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Beaucoup&lt;/i&gt;, mais &lt;i&gt;Muy&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Mucho&lt;/i&gt;, ça fait plus local. Muy et mucho sont deux mots qui reviennent plutôt beaucoup (justement) dans les lignes de mon récit d'escale Valenciana. Jamais facile ces récits d'escales. Valence, c'était tout en très et tout en beaucoup, enfin je veux dire en &lt;i&gt;muy&lt;/i&gt; et en &lt;i&gt;mucho&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Muy&lt;/i&gt; bonne idée. En tout, deux arrivées à la Marina Real Juan Carlos I. Marina qui ne figure pas sur les cartes marines, mais qui a la &lt;i&gt;muy &lt;/i&gt;bonne idée de se situer au nord de l'entrée du port de commerce et qui me permet de me reposer, puisqu'avec si peu de vent, je n'arrive pas à traverser la route des cargos qui entrent et sortent du port de commerce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Muy&lt;/i&gt; bonne ambiance. Lors de la première arrivée, il était 5h du matin et j'ai appelé la Marina pour annoncer l'arrivée à la voile de TaraTari? -"Vous êtes où?" m'a demandé par VHF le marinero.&lt;br /&gt;- "en approche des feux d'entrée du port, je pense être là d'ici 30 minutes, car le vent est très faible et je suis au près".&lt;br /&gt;- "rappelez quand vous les passez, je viendrai à votre rencontre." &lt;br /&gt;Et 3h30 plus tard, j'ai pris la VHF et appelé, en plaisantant pour cacher ma petite gêne :&lt;br /&gt;- "Ici TaraTari, j'arrive... "&lt;br /&gt;Le marinero arrive avec son zod, fait le tour du bateau, et comprend vite "impressionnant ce bateau! continues à la voile, jusqu'au ponton d'accueil et je t'aiderai à t'amarrer. A dans... une heure! plaisante-t-il en s'éloignant.&lt;br /&gt;Une heure, héhé, il n'y a plus que 500 mètres à faire. Petit comique. Et je le rappelle par vhf "dix minutes! et je suis "déjà"arrivée, mauvaise langue!" Bonne ambiance :) Et quand à la capitainerie on lui demande de m'emmener à un ponton situé plus loin, German (c'est son nom) me dit avec son beau sourire que si je lui dis que je reste toute la vie alors ok, il me trouve une place. Un peu charmeur, le German, mais vraiment sympa. Après une longue nav, ce chaleureux et rigolo accueil est bienvenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Muy&lt;/i&gt; chic. Rituel d'arrivée, présentation des papiers de TaraTari, mon passeport et le certificat d'assurance du bateau. C'est la même chose à chaque arrivée. Mais là, on sent que la Coupe de l'America est passée par là. Gomina dans les cheveux, chemises, et un bureau presque aussi grand que le port de l'Ampolla. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Muy&lt;/i&gt; immense et vide. La Marina a été construite pour l'accueil de la Coupe en 2007. Elle est immense, mais vraiment. Et elle et vide. Peut-être qu'en été, il y a plus de bateaux..? Et un peu plus loin, c'est encore plus tristoune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-XNX1Cfesmzc/TyZPCF-ZDSI/AAAAAAAAAl8/pkzuNVyxN_c/s1600/vide.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-XNX1Cfesmzc/TyZPCF-ZDSI/AAAAAAAAAl8/pkzuNVyxN_c/s320/vide.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;La Coupe est finie, le bassin est à l'abandon.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;i&gt;Mucho&lt;/i&gt; gâchis. Un peu plus loin, je découvre donc le bassin du grand événement. C'est ici qu'étaient installées les équipes qui ont participé à la Coupe de l'America. Le ciel gris n'arrange rien, c'est super triste de voir tous ces bâtiments vides et à l'abandon. Il y a encore le nom de chacune de ces équipes, et même un Classe America posé sur le bitume devant le hangar des kiwis. Quel gâchis. Cela me met très mal à l'aise, je ne m'attarde pas. On m'explique que Valence n'a pas les moyens de se servir de toutes ces infrastructures.. pourtant il y a un grand prix de Formule 1 dans quelques jours. Le circuit est sur le port. Ce serait bien que des journalistes qui suivent la Coupe reviennent un peu sur les lieux du crime pour expliquer ce qu'il se passe "après" le spectacle qui a duré quelques secondes et coûté quelques lourds millions. Il paraît aussi qu'Alinghi a offert son cata à la ville. Il n'a jamais retouché l'eau "personne n'a le niveau, ici, tu comprends". Non, je ne comprends pas trop. Je quitte ce port fantôme, écoeurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Mucho&lt;/i&gt; de vent. Un coup de vent, même dans un port, c'est fatigant. 45 noeuds, rafales à 50. Les bateaux présents dans la marina ont tous un peu souffert, quelques amarres ont lâché, mais pas celles de TaraTari. Beaucoup de vent et de pluie. J'ai eu le plaisir d'être invitée à bord du voilier d'un couple de retraités belges qui passe l'hiver ici. Ils ont été adorables avec moi et j'ai vraiment apprécié le petit chauffage électrique et leurs bons repas. Il y a pas mal de couple de retraités qui vivent à bord de leurs bateaux ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-6CsoBVlmhgc/TyZTBliOohI/AAAAAAAAAmE/9X_BsCocvZQ/s1600/vent.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-6CsoBVlmhgc/TyZTBliOohI/AAAAAAAAAmE/9X_BsCocvZQ/s320/vent.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;TaraTari est juste de l'autre côté de cette digue&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Muy, mucho&lt;/i&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;ou trop? TaraTari et moi recevons toujours un super accueil, mais là, c'est démesuré je trouve. A la capitainerie, on ne m'a pas offert un petit tube de crème pour les lèvres marqué Amercica's Cup, mais on m'en a offert une vingtaine. Tout est en gros et en grand. Il y a un défilé constant sur le ponton, tout le monde vient, me félicite, me traite de folle et m'offre des cadeaux. Gaspar et sa femme Lisa m'invitent chez eux pour dormir dans un bon lit. Et puis il y a Oscar qui est réellement ému par mon aventure, et Emilio, Ricardo etc. Ils sont tous tellement gentils! Je n'ai pas l'impression de mériter tout ça. C'est assez incroyable cet effet que fait TaraTari partout où nous passons. J'ai l'impression d'avoir accompli un immense exploit alors que je ne fais 'que' naviguer, à mon rythme et comme je peux. Mélange d'impressions, l'accueil est si bon qu'il en deviendrait presque oppressant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Muy &lt;/i&gt;bien pour le jute. C'est Emilio qui a prévenu les journalistes et aussitôt une équipe tv est arrivée pour tourner. Le reportage est passé aux infos, le soir même. La première fois qu'ils parlent du jute me disent-ils. Comme toujours à la tv, tout n'est pas tout à fait exact (je ne pars pas faire le tour du monde etc ) mais c'est bien pour le jute et c'était l'occasion de donner un peu de visibilité en Espagne à l'association Watever qui porte le programme de recherches sur la fibre de jute au Bangladesh.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lwm_rB307eo" target="_blank"&gt;Voir le reportage &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-9c6WwK8WLUQ/TyZmB5MYrzI/AAAAAAAAAmU/vbC0NR3e1ZI/s1600/canal9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-9c6WwK8WLUQ/TyZmB5MYrzI/AAAAAAAAAmU/vbC0NR3e1ZI/s320/canal9.jpg" width="212" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Enfin voilà, escale de très et de beaucoup, escale d'un presque trop. j'ai besoin de retrouver ma solitude et mon bien être en mer. Et pourtant même mon départ de Valence est un petit événement. Les gens se sont rassemblés en équipages pour accompagner TaraTari sur les premiers milles. Une escorte de voiliers, quel honneur! Il y avait même un Muscadet! :) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Uk8ZSKWgqGc/TyZbTh2h0jI/AAAAAAAAAmM/zkz_utpJnig/s1600/depvalence.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="211" src="http://4.bp.blogspot.com/-Uk8ZSKWgqGc/TyZbTh2h0jI/AAAAAAAAAmM/zkz_utpJnig/s320/depvalence.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;départ de Valence, le 21 janvier 2012&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Gracias a todos vostros de Valencia, de la Taberna del puerto, a Gaspar y Lisa, Oscar, German, Emilio, Ricardo y a todos por vuestro apoyo y amistad. &lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-6284690077730487180?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/6284690077730487180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/valence-muy-y-mucho.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6284690077730487180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6284690077730487180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/valence-muy-y-mucho.html' title='Valence, muy y mucho'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-DNdNrxG2jq0/TyW1XdNS1cI/AAAAAAAAAl0/uuFYZeNdQIY/s72-c/IMG_8409.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5968454770519842349</id><published>2012-01-20T02:54:00.000-08:00</published><updated>2012-01-20T03:10:52.870-08:00</updated><title type='text'>Twist, du verbe anglais "se tortiller"</title><content type='html'>13 janvier 2012. En mer, devant Valence.&lt;br /&gt;Elle est toujours là où l'on ne l'attend pas. Je parle de la difficulté. Comme ça, quand on en parle, ça à l'air fastoche. Une ligne, un hameçon, la mer et quelques poissons naïfs et le tour est joué. Et honnêtement, ce n'est pas beaucoup plus compliqué dans la mise en place. Le truc, c'est que, quand un poisson mord à l'hameçon, là, ça devient une autre histoire. Une histoire qui m'est arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir là, la nuit était bien sombre, le vent faible et les cargos nombreux. Quelques ronds dans l'eau à l'écart des dangers en attendant que le vent se renforce. Le moment parfait pour tenter de pêcher. Avec une ligne de fond puisque nous n'allons pas assez vite pour la traîne. Assez vite, le fil se tend. "Ohlala! un poisson!" je me concentre, repense aux conseils du navigateur Patrick Eliès qui, il y a quelques années à bord de son voilier &lt;i&gt;Eglantine&lt;/i&gt;, m'avait appris à ramener un poisson à bord. Car non, ce n'est pas simple. Le poisson fait du ski nautique au bout de la ligne! Slalom dans le sillage du bateau, et si le poisson est gros (ou la ligne de mauvaise qualité), il y a un risque pour qu'il arrive à casser le fil dans le mètre qui précède sa venue à bord, ce qui est assez rageant. Mais c'est le jeu. Enfin, ce soir, le fil est de super qualité (ou alors le poisson pas si gros..). Doucement, je ramène le fil, et au bout de quelques minutes, le poisson est à bord! Une oblade! (petite dorade) - "héhé Patrick, tu serais fier de ton élève!" me dis-je alors avec un petit sourire plein de fierté.&lt;br /&gt;Et maintenant?!&lt;br /&gt;Pêcher ok, mais qu'est ce que je fais une fois que le poisson a mordu!?&lt;br /&gt;Garder son sang froid. &lt;br /&gt;La bête se dandine.&lt;br /&gt;Au bout du fil, le poisson danse. je le regarde.&lt;br /&gt;Il me regarde, chante et danse. Il est déchainé!&lt;br /&gt;La scène est complètement surréaliste. Je filme "sinon on ne va jamais me croire !" pense-je :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/os1QJHtStfI" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eddy (c'est le nom que j'ai donné au poisson) ne peut plus s'arrêter. Il se tortille au bout du fil en me disant "Viens poupée, viens danser le twist" enfin en vrai ça faisait plutôt " wouens poupée, wouiens dancher le twicht ". A cause de l'hameçon dans la bouche, certainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel déhanché! &lt;br /&gt;- "T'as la classe, Eddy!" je rigole toute seule!&lt;br /&gt;J'ai envie de le prendre en photo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que quelqu'un a déjà essayé de prendre en photo un poisson accroché à un hameçon lui même noué au bout d'un fil ? mmm? Alors ? j'attends. C'est bien ce que je pensais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise économique, le réchauffement climatique, les retards des trains... il y a des problèmes dans la vie, mais là, je dois faire face à un Vrai problème. Dans une main, je tiens la ligne, au bout duquel est noué l'hameçon, qui lui-même se trouve dans la bouche d'Eddy qui lui même twiste. Dans l'autre main, je tiens mon petit appareil sans flash. Ma frontale joue les projecteurs pour Eddy qui est en transe.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-elN9CsCzc7k/TxlBO6MCAOI/AAAAAAAAAk8/00XjjfW0ooE/s1600/1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-elN9CsCzc7k/TxlBO6MCAOI/AAAAAAAAAk8/00XjjfW0ooE/s320/1.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;♪ ♫ ♪♪ ♫♫&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-w5R3ORyNgTE/TxlBW8Nei8I/AAAAAAAAAlE/wpt74fyH1dk/s1600/2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-w5R3ORyNgTE/TxlBW8Nei8I/AAAAAAAAAlE/wpt74fyH1dk/s320/2.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;♪ ♫ ♪♪ ♫♫&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xF59SyFVESk/TxlBcRP9jUI/AAAAAAAAAlM/SPvAfHVhxII/s1600/3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-xF59SyFVESk/TxlBcRP9jUI/AAAAAAAAAlM/SPvAfHVhxII/s320/3.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;♪ ♫ ♪♪ ♫♫&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ApDPNCb443g/TxlBl21p3LI/AAAAAAAAAlU/5DT2sOOEvtI/s1600/4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-ApDPNCb443g/TxlBl21p3LI/AAAAAAAAAlU/5DT2sOOEvtI/s320/4.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;♪ ♫ ♪♪ ♫♫&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-uEEyGviL1Og/TxlBtJGihLI/AAAAAAAAAlc/42OTVw3Oamw/s1600/5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-uEEyGviL1Og/TxlBtJGihLI/AAAAAAAAAlc/42OTVw3Oamw/s320/5.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;♪ ♫ ♪♪ ♫♫&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;- "Bon, Eddy, t'es mignon, tu arrêtes maintenant!"&lt;br /&gt;Ce terrible petit poisson pourrait prendre la pose, c'est vrai quoi. Je n'ai que deux mains. C'est un fait. Et il y a un peu de houle, je ne peux donc pas me servir d'un de mes pieds pour stabiliser la star. Prendre Eddy en photo est super dur. Ah ça, des photos de profil et de dos, j'en ai! C'est comme les photos floues, j'en ai un paquet!&lt;br /&gt;- "T'as envie de faire pipi et tu n'oses pas le dire, c'est ça?"&lt;br /&gt;Bon, il faut que je trouve autre chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pris un autre hameçon, et j'ai pêché un autre poisson.&lt;br /&gt;Mademoiselle Poisson de Roche. Fille de bonne famille.&lt;br /&gt;Belle et bien maquillée. Tranquille, et plutôt bien dans ses écailles.&lt;br /&gt;Je l'ai pris en photo. Elle a pris la pose, elle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-XaE2s6zrIyc/TxlEkRxDoPI/AAAAAAAAAlk/KO_qMuclUos/s1600/IMG_8452.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-XaE2s6zrIyc/TxlEkRxDoPI/AAAAAAAAAlk/KO_qMuclUos/s320/IMG_8452.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Mademoiselle Poisson de Roche&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai regardé Eddy. Il était sous le charme de Mademoiselle Poisson de Roche.&lt;br /&gt;Il ne dansait plus le Twist.&lt;br /&gt;Il a pris sa grosse voix de séducteur et a chanté pour elle.&lt;br /&gt;"Elle avait les yeux couleurs menthe à l'eau"- ça vient de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai pu prendre Eddy en photo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-YQwHAHCUjmg/TxlFU_joX3I/AAAAAAAAAls/2D7cLWufc0U/s1600/6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-YQwHAHCUjmg/TxlFU_joX3I/AAAAAAAAAls/2D7cLWufc0U/s320/6.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Eddy, mon premier poisson.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Quand à la fin de l'histoire...&lt;br /&gt;Même si cela ne regarde personne, il semblerait que Mademoiselle Poisson de Roche soit passée à la casserole. Mais le pauvre Eddy n'est plus là pour en parler.&lt;br /&gt;Tragique. Genre Shakespeare. Avec un peu de Twist et de citron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5968454770519842349?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5968454770519842349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/twist-du-verbe-anglais-se-tortiller.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5968454770519842349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5968454770519842349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/twist-du-verbe-anglais-se-tortiller.html' title='Twist, du verbe anglais &quot;se tortiller&quot;'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/os1QJHtStfI/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-3302532115105559632</id><published>2012-01-19T11:42:00.000-08:00</published><updated>2012-01-20T00:10:36.752-08:00</updated><title type='text'>noisettes</title><content type='html'>12 janvier 2012. En mer.&lt;br /&gt;Ce matin, le soleil s'est levé avec une agréable pensée. &lt;br /&gt;Tara Tari et moi avons passé le Golfe du Lion, le Cap Creus, le Cap San Sebastian, le Cap Tortosa... 450 milles en Med et en hiver. petit à petit, à notre rythme, nous avançons.  Malgré les coups de vent et les calmes, le froid et l'humidité, malgré les pêcheurs, les cargos, les fermes de poissons, nous sommes arrivés à Valencia, prêts et en forme pour continuer. &lt;br /&gt;Alors voilà. Ce matin, le soleil se lève et, bêtement, je souris aux anges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-vwvni_h2czs/TxhsxjUGFtI/AAAAAAAAAks/-QdMGA6iEdw/s1600/smile.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-vwvni_h2czs/TxhsxjUGFtI/AAAAAAAAAks/-QdMGA6iEdw/s320/smile.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Avec ce sourire un peu idiot de l'adolescente amoureuse,&lt;br /&gt;la fatigue aide à rendre le moment intense,&lt;br /&gt;bref instant où j'oublie pêcheurs et cargos, les feux rouges et les feux verts,&lt;br /&gt;et je dis à TaraTari,&lt;br /&gt;d'un regard,&lt;br /&gt;d'un sourire,&lt;br /&gt;quelque chose comme "pzozfjzêjfbs°uioiicxbq^mozuahedfuyzebhiinuisqdbi°"&lt;br /&gt;vous ne pouvez pas comprendre,&lt;br /&gt;- c'est un langage secret. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route est longue, mais nous avançons, c'est bien.&lt;br /&gt;Du coup, ce matin à bord, quelques noisettes pour fêter ça!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-vKsEeQtqU1I/TxhtWpJPdgI/AAAAAAAAAk0/pBaWRgfn9IM/s1600/noisettes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-vKsEeQtqU1I/TxhtWpJPdgI/AAAAAAAAAk0/pBaWRgfn9IM/s320/noisettes.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Et je me suis même accordée une petite récréation. Et oui, sans gêne.&lt;br /&gt;Avant de manger les noisettes, j'ai voulu jouer aux billes. Du pied de mât, il fallait mettre la noisette dans le hublot avant. Bien entendu, j'ai pensé à ouvrir le hublot avant de jouer. C'était dur, mais aucune perte du côté des noisettes, et une écrasante victoire.&lt;br /&gt;Ecrasante victoire car, dans l'euphorie du moment, j'en ai écrasé une. je ne suis pas fière. On ne joue pas avec la nourriture, ça m'apprendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles étaient délicieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en faut peut pour être heureux, dit Baloo à Mowgli.&lt;br /&gt;Baloo a tout dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah et en arrivant au port j'ai découvert dans ma messagerie un joli cadeau, un petit film fait par mes amis Nicolas &amp;amp; Pepe (musique), de Barcelone! TaraTari héro d'un court métrage espagnol, c'est à voir.&lt;br /&gt;Avec un peu de mousse, une petite lampe ikéa, une serviette de plage, une superbe voix, un harmonica et une guitare... en mer ou au cinéma, avec peu on peut faire de belles choses :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/dyGPHb6X6SA" width="560"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gracias Nicolas y Pepe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à bientôt et longues vies aux noisettes!! &lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-3302532115105559632?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/3302532115105559632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/noisettes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3302532115105559632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3302532115105559632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/noisettes.html' title='noisettes'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-vwvni_h2czs/TxhsxjUGFtI/AAAAAAAAAks/-QdMGA6iEdw/s72-c/smile.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-6414216836505293218</id><published>2012-01-18T15:06:00.000-08:00</published><updated>2012-01-19T02:23:29.002-08:00</updated><title type='text'>Aux feux</title><content type='html'>9-10-11-12 janvier 2012. En mer, de l'Ampolla à Valencia. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Push "start" to play.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-x8Z2ofXCOF0/TxaEXGUKVcI/AAAAAAAAAjU/t0I6Rio28zA/s1600/meteo.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="227" src="http://3.bp.blogspot.com/-x8Z2ofXCOF0/TxaEXGUKVcI/AAAAAAAAAjU/t0I6Rio28zA/s320/meteo.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Delta de l'Ebre - Niveau Force 'orange' &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;On va choisir un niveau "Force un point moins fort", genre 'bleu'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec TaraTari, nous sommes à bloc. 20 noeuds de vent pour quitter la  petite Ampoule, parfait. Et puis j'avais bien préparé  ma nav', avec les pêcheurs. L'endroit - le Delta de l'Ebre - est connu  pour être dangereux. Parce qu'il y a toujours plus de vent à cause de ce  que l'on appelle un effet de site, et parce que les tempêtes fréquentes  en cette période de l'année déplacent les bancs de sables qui entourent  le Delta. A Vilanova, Uri m'avait dit que quand il y a du  vent dans le Golfe du Lion cela signifie qu'il y en a aussi beaucoup  dans le Delta de l'Ebre. Le passage est délicat car aucun abri possible  entre le nord et le sud. La partie commence. Avec quelques pièges mais pas trop de vent 10 nds pour passer la Cap. Tout en douceur. Évidemment, je passe tous les endroits stratégiques de nuit, alors pas d'exception pour Tortosa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais dire que c'est magnifique mais en vrai, je n'en sais rien, je n'ai rien vu. Du tout. Enfin si, la lune et le phare. On m'a dit "filme" alors j'ai filmé. Et on ne voit rien. Du tout. Enfin si, la lune et le phare.&lt;br /&gt;Pour regarder ce légendaire passage du Cap Tortosa, il est impératif d'ouvrir les fenêtres - et oui je sais, ça devient une manie - ou alors la porte du frigidaire, histoire d'être en conditions glaciales presque réelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-56887b7bd6668102" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v10.nonxt7.googlevideo.com/videoplayback?id%3D56887b7bd6668102%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D6974DEE3387E1F6C8F73003F044DF42542F16FBE.3A83E28720152CDF71BC4A1F19EF844F4DE6C8EB%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D56887b7bd6668102%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DshxkpgjobJQdooRTw62CIU4sRE4&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v10.nonxt7.googlevideo.com/videoplayback?id%3D56887b7bd6668102%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D6974DEE3387E1F6C8F73003F044DF42542F16FBE.3A83E28720152CDF71BC4A1F19EF844F4DE6C8EB%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D56887b7bd6668102%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DshxkpgjobJQdooRTw62CIU4sRE4&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous n'avez rien vu? Moi non plus.&lt;br /&gt;Enfin si. La lune et le phare.&lt;br /&gt;Mais TaraTari a passé avec succès le Delta de l'Ebre. ça, je l'ai vu, j'y étais. &lt;br /&gt;Et si le plus dur était fait? &lt;br /&gt;Tu parles.&lt;br /&gt;Le jeu -qui n'en est pas un- commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-npQDOjytbVA/TxcWxJ2bg5I/AAAAAAAAAjk/EbP7N_czwhc/s1600/plateforme.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-npQDOjytbVA/TxcWxJ2bg5I/AAAAAAAAAjk/EbP7N_czwhc/s320/plateforme.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;The Plateforma.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Un énorme machin lumineux là-bas, un peu plus loin.&lt;br /&gt;Qu'est ce que c'est que ce truc? Je ne vois rien sur la carte.&lt;br /&gt;Enfin si, le phare mais plus la lune.&lt;br /&gt;On m'a parlé d'une plateforme d'exploitation de gaz, inaugurée il y a trois mois. De loin, on aurait dit un immense cargo en feu. Assez terrifiant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit s'en va doucement mais le vent se lève rapidement.&lt;br /&gt;Ce n'est pas raccord.&lt;br /&gt;Peu importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ges4ExTBgYM/TxcVFmFvsgI/AAAAAAAAAjc/-qPW_MNUdGo/s1600/finnuit.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-ges4ExTBgYM/TxcVFmFvsgI/AAAAAAAAAjc/-qPW_MNUdGo/s320/finnuit.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;una luz à l'horizon, à droite.&amp;nbsp; &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;TaraTari file. Vite vite vite.&lt;br /&gt;A la latitude de Vinaroz, tout se complique.&lt;br /&gt;Les pêcheurs.&lt;br /&gt;Des armées entières.&lt;br /&gt;La navigation se complique. Tout se complique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-m9LbmJVw_4c/TxcaKotv0_I/AAAAAAAAAjs/njyJCXTxW30/s1600/pech1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-m9LbmJVw_4c/TxcaKotv0_I/AAAAAAAAAjs/njyJCXTxW30/s320/pech1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;babord&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Ils sont partout.&lt;br /&gt;Rouge, Vert, Blanc, Rouge et Vert. &lt;br /&gt;Des feux de tous les côtés.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Pas de panique TaraTari, on va s'en sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Gp7tNH1IMrk/TxcaQycc93I/AAAAAAAAAj0/YrN93FljVDM/s1600/pech2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-Gp7tNH1IMrk/TxcaQycc93I/AAAAAAAAAj0/YrN93FljVDM/s320/pech2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;tribord&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai rangé l'appareil photo.&lt;br /&gt;Un peu trop de boulot à la barre.&lt;br /&gt;Ils sont là, tout près. &lt;br /&gt;Quand les chaluts sont sortis, il ne faut pas se prendre dans les funes.&lt;br /&gt;Les funes ce sont les câbles en acier qui traînent le chalut, derrière le bateau.&lt;br /&gt;Je vire, et enchaîne les virements..&lt;br /&gt;j'évite ainsi les bateaux, les funes et les grosses vagues qu'ils forment sur leur passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tu veux, le jour, pour vraiment venir faire la lumière sur tout ça.&lt;br /&gt;Axe vertical, de haut en bas j'identifie des feux blanc, rouge, blanc, rouge.&lt;br /&gt;'me souviens plus. Enfin je ne sais pas si je l'ai déjà su.&lt;br /&gt;je descends dans le bateau, ouvre la bible, les cours des Glénans. &lt;br /&gt;et puis je regarde dans le Bloc Marine.&lt;br /&gt;C'est un bateau de pêche de plus de 50mètres dont la capacité de manoeuvre est restreinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans cesse, des "feux surprises" surgissent.&lt;br /&gt;j'en découvre un, et un autre apparaît aussitôt.&lt;br /&gt;le jeu s'intensifie, &lt;br /&gt;Il faut tout esquiver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-d3SK8mhop-w/TxdE7ayV6pI/AAAAAAAAAj8/u7hzDUthAl8/s1600/soleil.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-d3SK8mhop-w/TxdE7ayV6pI/AAAAAAAAAj8/u7hzDUthAl8/s320/soleil.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et le soleil, enfin, arrive. &lt;br /&gt;Le soleil. &lt;br /&gt;Feu préféré.&lt;br /&gt;Feu désiré. &lt;br /&gt;Et les pêcheurs sont rentrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la plateforme n'est pas rentrée.&lt;br /&gt;Avec TaraTari, nous lui tournons autour.&lt;br /&gt;Elle ressemble à un bateau. Immobile.&lt;br /&gt;Qu'est-il passé par la tête des ingénieurs et des archis qui ont mis ce gigantesque leurre ici?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-f7YUdKgEn80/TxdF_bMe7QI/AAAAAAAAAkE/A-KjMhqvxjo/s1600/plateforme1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-f7YUdKgEn80/TxdF_bMe7QI/AAAAAAAAAkE/A-KjMhqvxjo/s320/plateforme1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je fais un point toutes les heures.&lt;br /&gt;Pas sur ma vie,&lt;br /&gt;mais sur la carte.&lt;br /&gt;Et dans mon journal de bord.&lt;br /&gt;Toute la nav' est notée là,&lt;br /&gt;voir notre progression est un réel plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-krbASKndzNw/TxdG2cMlxwI/AAAAAAAAAkM/l5cf-Dy7LXQ/s1600/cahier.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-krbASKndzNw/TxdG2cMlxwI/AAAAAAAAAkM/l5cf-Dy7LXQ/s320/cahier.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;cahier trempé par l'humidité&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas comment expliquer ce petit bonheur. La route se dessine.&lt;br /&gt;Un crayon, une règle Cras et hop, une petite croix et l'heure, sur la carte.&lt;br /&gt;La règle Cras est un double rapporteur transparent, qui permet de tracer une route ou de porter un point par relèvements sur une carte marine. &lt;br /&gt;Et puis au stylo dans le cahier.&lt;br /&gt;Au stylo, c'est imposé par les autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-kK5s3le_Cs0/TxdNPsHeYUI/AAAAAAAAAkk/YJF76uSSKvQ/s1600/IMG_8434.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-kK5s3le_Cs0/TxdNPsHeYUI/AAAAAAAAAkk/YJF76uSSKvQ/s320/IMG_8434.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;carte trempée par l'humidité, en plein séchage&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Nous avons bien avancé. &lt;br /&gt;La preuve. Je dois changer de carte marine. &lt;br /&gt;En repliant celle du Delta de l'Ebre, je souris, et félicite TaraTari.&lt;br /&gt;- "Nous avons réussi, TaraTari!"&lt;br /&gt;Mais la partie n'est pas finie.&lt;br /&gt;Je n'ai quasi pas dormi, un stress bien veillant me tient en éveil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-MY0tz0JE8bY/TxdIYFl5lSI/AAAAAAAAAkU/NvrFhGvtRCw/s1600/IMG_8340.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-MY0tz0JE8bY/TxdIYFl5lSI/AAAAAAAAAkU/NvrFhGvtRCw/s320/IMG_8340.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un peu de thé&lt;br /&gt;chaud,&lt;br /&gt;pour fêter ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit est revenue,&lt;br /&gt;et les pêcheurs sont revenus,&lt;br /&gt;avec leurs feux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des bouées clignotent.&lt;br /&gt;"Les fermes piscicoles! ça faisait longtemps!"&lt;br /&gt;et les ports de commerce... Sagunto... Valencia...&lt;br /&gt;35 petites minutes pour qu'un petit point sur l'horizon devienne un immeuble de containers à la hauteur de TaraTari. A la hauteur de notre position, pas à la hauteur du bateau. Ils peuvent en empiler, des boîtes. Personne n'arrive à la hauteur de TaraTari, pas même un gros cargo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-0aoQFFFsBpU/TxdMbdOw2WI/AAAAAAAAAkc/H0UiBTyrq0A/s1600/cargo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-0aoQFFFsBpU/TxdMbdOw2WI/AAAAAAAAAkc/H0UiBTyrq0A/s320/cargo.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quelques manoeuvres et le danger est éloigné.&lt;br /&gt;Mais les dangers sont très et trop nombreux.&lt;br /&gt;Ils arrivent de partout et le vent est désormais trop faible pour risquer de s'engager.&lt;br /&gt;Et je ne fais pas la maligne. &lt;br /&gt;- "Il est où, le bouton "pause" dans ce jeu ?! &lt;br /&gt;Impossible de traverser, de passer l'entrée du port de commerce de Valence.&lt;br /&gt;L'arrêt s'impose. Valencia, nous voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je comprends pourquoi à la maison nous n'avons jamais eu de jeux vidéos. C'est nul les jeux vidéos. Tous ces feux.. c'était tellement pénible. Envie de jeter un sceau d'eau sur tout ça. Éteignons les lumières, les rouges et les vertes et celles qui clignotent, blanches ou jaunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je m'ennuie à bord?&lt;br /&gt;3 jours et 3 nuits. &lt;br /&gt;Pas une minute de répit.&lt;br /&gt;Cette nav était usante.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;TaraTari a passé le Delta de l'Ebre et j'ai vu la nuit, la lune, le phare, le soleil et tous les feux.&lt;br /&gt;Les feux.&lt;br /&gt;Remarque, nous sommes partis de l'Ampoule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les célébrations de Saint Jean du 24 juin sont tombées en janvier cette année.&lt;br /&gt;étrange. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-6414216836505293218?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/6414216836505293218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/aux-feux.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6414216836505293218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6414216836505293218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/aux-feux.html' title='Aux feux'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-x8Z2ofXCOF0/TxaEXGUKVcI/AAAAAAAAAjU/t0I6Rio28zA/s72-c/meteo.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5068842375224840235</id><published>2012-01-16T07:07:00.000-08:00</published><updated>2012-01-16T20:45:12.263-08:00</updated><title type='text'>c'était comment ?</title><content type='html'>Lundi 9 janvier 2012. Un dernier regard vers l'olivier. TaraTari et moi repartons en mer.&lt;br /&gt;Le marinero est là, sur le quai. Il me sourit, pose une question qu'il pense certainement banale. &lt;br /&gt;- "Alors, l'Ampolla, c'était comment? "&amp;nbsp; &lt;br /&gt;- "Bien "&lt;br /&gt;question complexe,&lt;br /&gt;réponse simpliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-t4fEl9SGwBo/TxQrq79CViI/AAAAAAAAAik/5GES3qUAaQY/s1600/reflexion+copie.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-t4fEl9SGwBo/TxQrq79CViI/AAAAAAAAAik/5GES3qUAaQY/s320/reflexion+copie.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Comment font les gens pour raconter? Par chronologie? Par ordre d'importance? Il faut faire un tri, on ne peut tout raconter. Comment savoir si le dîner à bord du cata des Italiens était plus important que le fait que j'ai fini de repeindre en orange la fenêtre de ma chambre (enfin le hublot avant, quoi) ou encore que la fille du gérant du restaurant du club nautique à décidé de faire tout un travail à l'école sur TaraTari et moi ? Il y a-t-il un classement par genre? Les dîners d'un côté, les rencontres d'un autre côté, les flamands roses et autres canards par ici. Existe-t-il un questionnaire marketing spécial événements du quotidien pendant une escale? ce serait pratique.&lt;br /&gt;- "Le hublot repeint, le dîner avec les Italiens, l'interview pour le journal de la ville, la promenade dans le Delta, et toi aussi, le coucher de soleil du 5 janvier, par là... voilà.. Amis événements, rassemblez-vous, s'il vous plaît et répondez aux questions suivantes en cochant la lettre qui vous semble la plus exacte.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;1. Vous estimez votre existence dans l'aventure :&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;a. bien plus importante que celle des autres, il faut impérativement la raconter&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;b. importante: si t'as rien d'autre à dire, tu peux la raconter&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;c. tout le monde s'en fiche, oublie.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenirs en vrac, j'en ai noté plein. Sans ordre, sans classement.. et pour respecter cette anarchie de souvenirs dans mon cahier, j'ai écrit de droite à gauche, de gauche à droite, de haut en bas, dans la marge, à l'envers et parfois aussi à l'endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Ampolla, littéralement "bouteille" ou "ampoule" en catalan. Ici, on retient "ampoule", allusion au phare de ce petit port. C'est une drôle d'idée de nom de village ça, "l'Ampoule".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-J9W963UDQ2w/TxPxv60m1tI/AAAAAAAAAiE/xHqy0_zCsgY/s1600/Image+11.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="233" src="http://1.bp.blogspot.com/-J9W963UDQ2w/TxPxv60m1tI/AAAAAAAAAiE/xHqy0_zCsgY/s320/Image+11.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;- plan de la ville -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;L'Ampolla - ça rend mieux en V.O. - c'était les douze grains de raisin épluchés, c'était l'asticot du port, le petit olivier, l'accueil des pêcheurs, la venue de Joséphine, un rond point, le vent incessant, le pépin et mon roi adoré.. Mais l'Ampolla c'était aussi une multitude de petites choses. Les grands moments sont comme des cailloux que je mets dans un pot de souvenirs, et la multitude de petites choses serait quant à elle, le sable fin que je verse ensuite dans ce pot. Le sable se faufile entre les cailloux, rempli le pot, forme le tout. Impossible de hiérarchiser l'importance de chacun des grains de sable. Ils comptent tous. Et au moment de larguer les amarres, cette question "Alors c'était comment l'Ampolla?" a fait tourbillonner le sable dans ma petite tête. je crois que j'aimerais chaque petit grain de souvenirs. à part peut-être...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-9OP9ohargT0/TxQHb_fkLzI/AAAAAAAAAiM/L6LqbVlBAk8/s1600/anguille.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-9OP9ohargT0/TxQHb_fkLzI/AAAAAAAAAiM/L6LqbVlBAk8/s320/anguille.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;l'Anguille en sauce - spécialité locale.&amp;nbsp; &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Il y a quelques jours, quand Joe était là, nous sommes allées naviguer. Un petit grain de sable fin que j'ai aimé. Plus que l'anguille. C'était la première nav' de l'année pour TaraTari et pour moi aussi du coup. L'idée c'était de permettre à Joséphine de naviguer un peu et puis aussi de repérer de "jour" le plan d'eau jusqu'au phare de Fangal, le long du Delta de l'Ebre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/--nTpG4cNKPs/TxQYyTY350I/AAAAAAAAAiU/DskikjyKGBs/s1600/20nds.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/--nTpG4cNKPs/TxQYyTY350I/AAAAAAAAAiU/DskikjyKGBs/s320/20nds.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;1ère nav de l'année pour TaraTari!&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Conditions de rêve : 20 noeuds pour commencer à fond les ballons et puis 10-15 noeuds, pour profiter tranquilou. Dans le jargon technique, on appelle ça "un bon moment".&lt;br /&gt;Et pendant ces 7 ou 8 heures de navigation, j'ai vu Joséphine sourire comme jamais. je crois qu'elle a bien apprécié. TaraTari est un séducteur. Et pendant ce temps-là, je mettais tous mes efforts dans la préparation du repas. Au menu du dîner : poisson. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-E41wLdSGqlM/TxQbKb2RnkI/AAAAAAAAAic/rX-owJRYS1E/s1600/peche1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-E41wLdSGqlM/TxQbKb2RnkI/AAAAAAAAAic/rX-owJRYS1E/s320/peche1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;et finalement, nous avons mangé des nouilles. sans poisson.&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;A l'Ampolla, nous avons voulu prendre un bus et il n'y en avait pas. Nous avons fait du stop pendant 3h et nous avons fini par aller voir un truc tout moche dans le Delta. C'était triste, désert et moche. Et puis un autre jour, alors que nous étions en pleine discussion à la terrasse d'un café avec Joe, un homme est venu et m'a demandé en étant assez sûr de son coup "Tu es Capucine de Tara Tari ?" &lt;i&gt;Capucine de Tara Tari&lt;/i&gt;, la classe. &lt;br /&gt;-"j'ai lu Voiles et Voiliers, et j'ai vu sur votre blog que vous étiez à l'Ampolla, j'ai pris ma voiture, je voulais vous voir" &lt;br /&gt;Il nous propose une balade dans le Delta et nous invite à déjeuner. Seule, j'aurais refusé, mais là nous sommes deux. L'homme est sympa, a une soixantaine d'années, un gros 4x4 Mercedes de la principauté d'Andorre, une grosse montre Tissot, une casquette Alinghi, et dit naviguer que sur des gros bateaux. On le croit. Superbe balade en voiture climatisée, au milieu des oiseaux et des beaux paysages. Le déjeuner a été assez étonnant. Cordiale confrontation de philosophies de navigation. Il me donne conseil sur conseil, mais des conseils inadaptés à mon aventure. J'essaie tant bien que mal de lui expliquer que ce n'est pas parce que je navigue avec peu de moyens que je ne prépare pas mes navigations. Après ce déjeuner-là, je n'ai eu qu'une hâte, celle de repartir en mer avec mon si simple compagnon TaraTari. J'ai préféré le Delta version en stop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Be9DOWiWOf8/TxRSwB0tRzI/AAAAAAAAAjE/3czAF9Ey6KQ/s1600/stop.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-Be9DOWiWOf8/TxRSwB0tRzI/AAAAAAAAAjE/3czAF9Ey6KQ/s320/stop.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;A l'Ampolla, il y a eu la famille de la "Casa Montero". Ils m'ont tous accueillie comme si j'étais de leur famille. Carme, Xavi, Anna, Miriam des enfants adorables qui m'ont dit qu'ils allaient essayer de réaliser leur rêve, eux aussi. Miriam qui a 12 ans m'a envoyé un message que j'ai reçu il y a deux jours et qui me touche beaucoup. En voici un extrait: &lt;br /&gt;"&lt;i&gt; (...) Quería comentarte&amp;nbsp; que&amp;nbsp; voy a hacer un trabajo para el instituto sobre una historia periodística y yo te he elegido a tí, me pareces un modelo ejemplar para saber que tus sueños si te esfuerzas los puedes llegar a conseguir y si no es posible, por lo menos habrás luchado con todas tus fuerzas. &lt;/i&gt;(...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-M7g72wPT5Fs/TxRTefxRHMI/AAAAAAAAAjM/avihmpYIGkI/s1600/IMG_8200.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-M7g72wPT5Fs/TxRTefxRHMI/AAAAAAAAAjM/avihmpYIGkI/s320/IMG_8200.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cela n'a pourtant rien à voir avec la philosophie et les rêves qui se réalisent ou pas mais il y a aussi eu un petit appareil que j'ai vraiment bien apprécié. Une boîte magique qui se trouve dans les douches de la capitainerie et qui, quand ont on appuie sur un gros bouton, déclenche un souffle d'air tiède qui permet de se sécher les mains. En me contorsionnant un petit peu, j'ai pu me sécher les cheveux. Petit confort bien agréable quand il fait -72°C dehors en exagérant presque pas trop. Je l'ai vraiment bien aimé ce petit appareil et pourtant, je suis sure que tout le monde s'en fiche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KNkbOAAL6WI/TxQ6CL-jk7I/AAAAAAAAAi0/ToDQT51GK8A/s1600/s%25C3%25A8che+cheveux.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-KNkbOAAL6WI/TxQ6CL-jk7I/AAAAAAAAAi0/ToDQT51GK8A/s320/s%25C3%25A8che+cheveux.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voilà, il y a eu de nombreux grains sable. Et le pot des souvenirs de l'Ampolla est rempli.&lt;br /&gt;Comme ceux qui collectionnent les sables du monde, j'ai remis le capuchon sur mon petit étui de pellicule kodak, pour emporter avec moi un peu de tout cela... je ne raconte rien, tant pis, je ne sais pas comment faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier regard vers l'olivier. TaraTari et moi repartons en mer.&lt;br /&gt;Le marinero est là, sur le quai. Il me sourit, pose une question qu'il pense certainement banale. &lt;br /&gt;- "Alors, l'Ampolla, c'était comment? "&amp;nbsp; &lt;br /&gt;- "Bien "&lt;br /&gt;question simpliste, &lt;br /&gt;réponse complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5068842375224840235?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5068842375224840235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/cetait-comment.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5068842375224840235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5068842375224840235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/cetait-comment.html' title='c&apos;était comment ?'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-t4fEl9SGwBo/TxQrq79CViI/AAAAAAAAAik/5GES3qUAaQY/s72-c/reflexion+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-9168181770455426474</id><published>2012-01-08T10:36:00.000-08:00</published><updated>2012-01-15T14:40:20.242-08:00</updated><title type='text'>j'ai eu le pépin</title><content type='html'>Dimanche 8 janvier 2012. C'est DjianDong qui a été sous la table. C'était surtout  par commodité. Il ne bouge jamais de là. Là, sous le plancher de la  descente. Aujourd'hui, c'est encore un jour de fête. Parce que l'on va  enfin repartir, mais aussi parce que nous avons "tiré les rois" à bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de galette de frangipane. Une clémentine, c'est aussi bien. Il y a des vitamines et en plus, les parts sont prédécoupées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-2FuqfCrgwAs/TwnZWscUN5I/AAAAAAAAAhs/OLHe_VtL2Uk/s1600/IMG_8242.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-2FuqfCrgwAs/TwnZWscUN5I/AAAAAAAAAhs/OLHe_VtL2Uk/s320/IMG_8242.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;une part pour la Grand Voile, une part pour la bouilloire, une part pour la rouille....&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;DjianDong, le foc, le détecteur radar..... nous avons tous eu notre part.&lt;br /&gt;Je prends mon bout de clémentine,&lt;br /&gt;l'avant dernier,&lt;br /&gt;un petit truc dans ma bouche &lt;br /&gt;:)&lt;br /&gt;j'ai eu le pépin!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-kCSNvC_vm1Y/TwnaVRWsPdI/AAAAAAAAAh0/Z7NvFwcHPuU/s1600/IMG_8244.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-kCSNvC_vm1Y/TwnaVRWsPdI/AAAAAAAAAh0/Z7NvFwcHPuU/s320/IMG_8244.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;- je vais le poser sur l'étagère et commencer une collec' -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Décision stratégique et hyper importante. Il me faut choisir un Roi.&lt;br /&gt;TaraTari,&lt;br /&gt;beau gosse &lt;br /&gt;je n'hésite pas longtemps,&lt;br /&gt;lui offre ma boat-made couronne&lt;br /&gt;en jute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-8qP0RBMV1OE/TwngMGCLvxI/AAAAAAAAAh8/RP3Y2O7x1Yg/s1600/IMG_8275.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-8qP0RBMV1OE/TwngMGCLvxI/AAAAAAAAAh8/RP3Y2O7x1Yg/s320/IMG_8275.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;- Intronisation de TaraTari le 8 janvier 2012 à l'Ampolla -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Demain, à l'aube, nous repartons en mer.&lt;br /&gt;Royal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="goog_1209772838"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="goog_1209772839"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-9168181770455426474?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/9168181770455426474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/jai-eu-le-pepin.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/9168181770455426474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/9168181770455426474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/jai-eu-le-pepin.html' title='j&apos;ai eu le pépin'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-2FuqfCrgwAs/TwnZWscUN5I/AAAAAAAAAhs/OLHe_VtL2Uk/s72-c/IMG_8242.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-2506531361477786155</id><published>2012-01-07T02:31:00.000-08:00</published><updated>2012-01-07T02:50:07.670-08:00</updated><title type='text'>Merci! Vive Jules Verne !</title><content type='html'>Ici c'est Brest! enfin c'est l'Ampolla et c'est pareil; ça se fête! Un peu coupée de tout, j'ai tout de même appris que Loïck Peyron et les hommes du gros bateau bleu et blanc sont arrivés hier soir en rade de Brest, décrochant ainsi le Trophée Jules Verne. Il symbolise le défi de réaliser le tour du monde à la voile le plus rapidement possible, en équipage, sans escale et sans assistance sur une distance orthodromique de 21 760 milles. C'est en pensant au &lt;i&gt;Tour du monde en quatre vingt jours&lt;/i&gt; écrit par Jules Verne que le navigateur Yves Le Cornec a décidé de lancer ce défi fou, en 1985. A bord de la péniche d'Yvon Fauconnier, et entouré de navigateurs tels que Peter Blake, Titouan Lamazou, Olivier de Kersauzon, Bruno Peyron, Didier Ragot ou encore Florence Arthaud et d'autres, les règles sont établies et l'objectif d'un tour du monde en 80 jours semble réalisable. Quelques années plus tard, nous sommes en 2012 et l'équipage de BPV n'a mis que 45 jours pour faire le tour de la planète!!&lt;br /&gt;Merci Loïck et tous les autres d'être allés au bout!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Ny5nXw4zMSI/TwgW4AP43pI/AAAAAAAAAhU/hVJJX-VhFCI/s1600/Image+13.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="211" src="http://4.bp.blogspot.com/-Ny5nXw4zMSI/TwgW4AP43pI/AAAAAAAAAhU/hVJJX-VhFCI/s320/Image+13.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sur mon petit ordi, je mets la &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=C5pX7oZ747w" target="_blank"&gt;musique&lt;/a&gt; &lt;i&gt;I'm Free&lt;/i&gt; de Stevie Wonder, et je chante. Un rêve vient de se réaliser et c'est la fête à Brest et ce sera bientôt la fête à la maison, à Lorient, pour le retour du bateau à son port d'attache. Là, j'entends mes amis Jeanne (Grégoire) et Armel (Le Cleac'h) commenter l'exploit, ça fait vraiment plaisir de les entendre si heureux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-e7rAk6t7kZ8/TwgjOzUN1LI/AAAAAAAAAhk/teM9pF8uVts/s1600/Image+14.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="209" src="http://1.bp.blogspot.com/-e7rAk6t7kZ8/TwgjOzUN1LI/AAAAAAAAAhk/teM9pF8uVts/s320/Image+14.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bord de TaraTari je souhaite rendre un petit hommage à l'équipage et à tous ceux qui ont permis ce bel exploit - le Maxi Banque Pop et TaraTari sont cousins via Vplp.&lt;br /&gt;Et avec les moyens du bord, je fais une petite maquette de TaraTari version maxi trimaran: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-TqSYRLRfRCE/TwgdIRM518I/AAAAAAAAAhc/QAl5mDlEipI/s1600/maxi.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-TqSYRLRfRCE/TwgdIRM518I/AAAAAAAAAhc/QAl5mDlEipI/s320/maxi.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;- Maquette&amp;nbsp; TaraTari version Jules Verne -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Merci Jules Verne! merci les marins qui ont eu l'idée de ce tour du monde par les 3 caps! merci les hommes du jour! et merci Stevie Wonder pour chanter la liberté!&lt;br /&gt;Ce genre de moment me fait penser que rien n'est impossible! &lt;br /&gt;Vive les rêves qui se réalisent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-2506531361477786155?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/2506531361477786155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/merci-vive-jules-verne.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2506531361477786155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2506531361477786155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/merci-vive-jules-verne.html' title='Merci! Vive Jules Verne !'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Ny5nXw4zMSI/TwgW4AP43pI/AAAAAAAAAhU/hVJJX-VhFCI/s72-c/Image+13.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-6611146003706526123</id><published>2012-01-06T10:21:00.000-08:00</published><updated>2012-01-08T02:10:11.536-08:00</updated><title type='text'>La robe d'Isabel</title><content type='html'>Vendredi 6 janvier 2012. L'Ampolla. &lt;br /&gt;Au mur, quelques vieilles photos du port en noir et blanc. Du port tel qu'il était encore il y a cinquante ans. Dans la tempête et dans les calmes. Une rangée de bouteilles de whisky cache quelques voiliers de pêche en bois. Mon regard se perd dans le grain épais de cette photo. Autour de moi les hommes ont les visages ridés par le temps, le soleil, le sel et les années. Cheveux poivre et sel, un peu longs et aussi désordonnés que les débats du jour. Quels âges ont-ils? Aucune idée. Certains me disent que cela fait 45 ans qu'ils pêchent. Ils ont commencé à 15 ans mais ces choses-là ne se calculent pas. Ils sont pêcheurs, et n'ont pas d'âge. Ça parle fort autour de ces petites tables et je ne vois pas d'autres femmes. Enfin si, il y a Juanita. Tablier ficelé autour de sa mini jupe. Une jolie femme. Un homme arrive, même dégaine que les autres. Grosse chemise de laine et veste en jean, quelques boutons ouverts qui laissent apparaître un torse un peu poilu, un peu grisonnant. Il embrasse Juanita sur les joues. De ma chaise, j'ai l'impression qu'il lui gobe les joues. Elle se laisse embrasser, rougit un peu en baissant le regard et avance de quelques pas en décapsulant les trois bières de son plateau en métal.&lt;br /&gt;Les hommes. Des vrais. Ils ont tous le nez levés vers l'écran de télévision. Il est encore tôt. La robe rouge sang et la voix grave d'Isabel Pantoja font frissonner les avants-bras poilus. Les décibels montent, le patron est là, pointe la télécommande vers le téléviseur. Tout le monde se tait, écoute et regarde la "Veuve d'Espagne", cette chanteuse de Séville, danseuse de flamenco qui sous sa chevelure noire envoute l'assemblée, chante son désespoir dans sa robe volante. Un homme, gitan d'après les connaisseurs, lui tourne autour, claque des pieds en bombant le torse. Ses cheveux longs et sa chemise noire lui collent à la peau. Il transpire. La séduction est un art que les andalous dansent comme se défendent les taureaux piégés dans l'arène. De sa sueur, dégoulinent la virilité et la puissance. Enfin apparemment. Je regarde les visages et les regards captivés. "Quelle femme" disent-ils sans retenue. On me ressert un verre de vin. Aussi rouge que le jambon Iberico. Et je suis là, parmi eux, les yeux rivés sur cette femme qui malgré les impressions ne chasse pas les moustiques, mais danse le charme andalou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_5782kzadyU/Twcgq5-UMvI/AAAAAAAAAhE/Pc0MqvhKi3A/s1600/isabel.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="202" src="http://2.bp.blogspot.com/-_5782kzadyU/Twcgq5-UMvI/AAAAAAAAAhE/Pc0MqvhKi3A/s320/isabel.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;- je préfère mon ciré plein sel, plus pratique à porter à bord je pense -&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_5782kzadyU/Twcgq5-UMvI/AAAAAAAAAhE/Pc0MqvhKi3A/s1600/isabel.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Sur le comptoir, j'étale ma carte marine du Delta et du Cap Tortosa que prévois de passer demain ou après-demain. Le patron fait signe et trois hommes se rassemblent autour de la carte. Ils parlent tous en même temps. De question en mise en garde, je gribouille sur mon carnet quelques bribes de conseils. Qui mieux que les pêcheurs pour m'aider à passer le périlleux cap. Est-ce mon histoire, le bateau ou le rêve que je tente de réaliser ? Quelque chose leur plaît. "L'hiver la mer ne laisse passer que les braves. Si tu es arrivée là, seule et en hiver c'est que tu as le courage des gens de mer. Tu n'es pas un imposteur. Viens à notre table! " L'un d'eux replie la carte, un autre me tape sur l'épaule, pousse une chaise pour me laisser sa place. Un verre de rouge. Un autre. "Du bon". Et ils me parlent, partent dans leurs souvenirs de pêche. Je n'arrive pas à croire que je suis là au milieu de ces hommes qui n'invitent pas de femmes à leur table. Quelques morceaux de fromage et de jambon dans une coupelle, et dans une autre, un peu de bonite fumée, pêchée juste-là, me montre-t-on du doigt. Du doigt d'une main qui aurait été celle d'un bucheron si elle n'avait pas été celle d'un pêcheur.&lt;br /&gt;Mes mains les intriguent aussi. Il faut dire que j'ai passé la matinée avec Djian Dong, et j'ai donc les mains et les ongles couleur rouille. Malgré le savon moussant du bar. Mais le moteur, c'est encore une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone à pièce posé sur comptoir sonne. Un des hommes se lève, dit quatre "si" et raccroche. Il revient, récupère sa veste et nous dit que sa femme l'attend pour le déjeuner. Il est 15h mais il n'y a pas d'heure. C'est comme pour l'âge des pêcheurs. Ils n'y en a pas vraiment. Les autres ont sorti les dominos autour de calamars fris. Ici, on boit des bières, du vin et on joue aux dominos. Pas de musique, mais le son de la télévision. Le patron zappe, revient s'asseoir à mes côtés, télécommande à la main. Il me dit qu'après les infos il y aura la météo, de prendre des notes. A chaque fin de bulletin météo, il zappe et monte le son pour me permettre de voir le bulletin météo d'une autre chaine. J'en regarde cinq. Il remet du vin dans mon verre. Impossible de refuser. Mais impossible aussi de le boire. Je trempe mes lèvres, fait un peu semblant. Il pousse vers moi les petites assiettes de jambon et de bonite... "mange, tu dois prendre des forces". Derrière les lunettes du viel homme, la gentillesse du sage. Il est plongé dans ses souvenirs. Entre deux bulletins météo, il me raconte les souvenirs de son enfance, à bord du petit bateau de son père. Parfois il hoche la tête, et me dit que je suis une aventurière qu'il est fier de connaître. Juanita s'approche, repousse sa queue de cheval et ajuste sa frange. Elle me tend un mot qu'elle a écrit de la part de tous.&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;Il ne s'agit pas de vivre de rêves.. mais de les vivre, de se battre pour eux et d'avoir le courage pour qu'ils se réalisent. ... Finalement l'important est d'être en vie et de vivre de grandes émotions, ton voyage en est la preuve. Courage!&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-lvMvA9OZRqI/Twcd2t21grI/AAAAAAAAAg8/hqQLUaIFQ88/s1600/peche.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-lvMvA9OZRqI/Twcd2t21grI/AAAAAAAAAg8/hqQLUaIFQ88/s320/peche.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;retour de pêche au port de l'Ampolla&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Dans cet endroit, repaire de pêcheurs, on me parle sans cesse de ce que je fais et de ce que j'ai déjà fait. Ils n'en reviennent toujours pas. Certains m'ont vu sur l'eau, arriver de nuit, d'autres sont venus voir TaraTari. Et nous sommes le sujet de conversation. TaraTari, la fibre de jute, les pêcheurs du Bangladesh.... La conversation est passionnante et passionnée. Les pêcheurs sont visiblement sensibles à ce qu'il se passe de l'autre côté du monde. Et Isabel ne danse plus. Les noticias parlent de l'euphorie de ceux qui ont gagné la loterie nationale. Les bières et le vin ont réchauffé les sangs purs. Les hommes rient. Ils me disent d'attendre encore quelques semaines, le temps de venir en pêche avec eux. Quel honneur! C'est rare je pense d'être accueillie parmi les pêcheurs. "C'est gentil, j'aurais beaucoup aimé, mais je dois continuer et descendre vers le Sud". Et ils rient encore, s'amusent de mon obstination, et plaisantent en s'imaginant venir à bord. Quelques uns décident d'accompagner mon départ de l'Ampolla avec leurs gros bateaux, d'autres me disent qu'ils viendront à Alicante pour fêter mon passage du Cabo Tortosa, d'autres encore me disent qu'ils viendront un jour en Bretagne voir le "Mont Saint Michel" et qu'ils me rendront visite.... si je décide un jour de rentrer, ajoutent-ils. Rentrer. Je n'y pense pas encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes autour de la table, sous le téléviseur, autour des bières, du vin, des dominos, du jambon et des olives quand l'un d'eux pose sa main de bucheron pêcheur sur mon bras: "Montre moi ta carte". je déplie ma carte marine ondulée par l'humidité et les embruns, tâchée par la rouille. Certains se tournent, comme par pudeur. L'homme m'indique un endroit, puis un autre. Un troisième. On me ressert du vin. Le son du liquide rouge remplit le verre et le silence. La bouteille est reposée et je regarde la houle rouge qui danse dans le verre. Il reprend. "Ici, et c'est un secret que je te confie, tu pêcheras les meilleurs poissons de la région". On se regarde. Il me tape l'épaule et sourit. Je souris à mon tour. Les hommes lèvent leurs verres et nous trinquons gaiment. Et l'un me regarde et dit "Quelle femme". Ne voulant pas me montrer flattée par le compliment, je lui réponds en regardant mon pantalon "pourtant mon ciré jaune ne fait pas vraiment le même effet que la robe rouge d'Isabel". Et nous rions ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-sEa-4ni8pr8/TwcwygTQ1wI/AAAAAAAAAhM/voIKDQoYQ10/s1600/quai.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-sEa-4ni8pr8/TwcwygTQ1wI/AAAAAAAAAhM/voIKDQoYQ10/s320/quai.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je m'échappe avant être saoule. Le vent siffle et les bateaux sont tous au port, ou presque. Je comprends qu'il est facile pour un loup de mer d'enchaîner quelques verres à l'abri du vent fort. Mais je ne suis pas un loup.&lt;br /&gt;Qu'il est bon de sentir le vent sur mon visage après ce partage peu banal. Mes pieds me portent de l'autre côté du port, et je m'endors quelques instants à bord du plus beau petit voilier.&lt;br /&gt;Allongée, les yeux fermés, je confie à voix basse à TaraTari le secret qui restera entre nous. La tête dans l'ivresse de cette petite histoire de vie parmi les pêcheurs catalans, au pied des montagnes, autour du vin et du jambon, sous le téléviseur et les volants de la robe rouge d'Isabel l'Andalouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ps privé pour maman : ne t'inquiète pas, en vrai je n'ai bu qu'un Orangina. :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-6611146003706526123?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/6611146003706526123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/la-robe-disabel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6611146003706526123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6611146003706526123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/la-robe-disabel.html' title='La robe d&apos;Isabel'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-_5782kzadyU/Twcgq5-UMvI/AAAAAAAAAhE/Pc0MqvhKi3A/s72-c/isabel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5647419156489060048</id><published>2012-01-02T13:32:00.000-08:00</published><updated>2012-01-02T14:06:48.126-08:00</updated><title type='text'>Pauvre petit asticot</title><content type='html'>1er janvier 2012. L'Ampolla. 40 noeuds de vent dans le port, hier. Aujourd'hui 0 noeuds de vent et demain 45 noeuds annoncés. 1er janvier, jour férié pour Eole, et nous sommes à quai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La thématique "survie" me plaît beaucoup. Se débrouiller, composer avec ce que l'on peut et ce dont on dispose à un moment et un endroit précis me fascine. Là, par exemple, je suis dans un petit port, j'ai un hameçon, du fil, pas de frigidaire et encore moins de magasin Picard et pourtant, j'ai un dîner à cuisiner. Il va falloir que je m'active pour trouver de quoi préparer un bon repas à mon invitée qui est ici en vacances. Joe travaille à Paris dans le restaurant d'un Chef espagnol étoilé, ce qui me met un peu la pression pour la préparation du dîner. A bord de TaraTari on sait recevoir et je vais essayer de le prouver. Jour férié ou pas, je me lance dans un atelier pêche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bonnes astuces de survie, je pense qu'il ne faut pas les dévoiler. Car, par principe, en dévoilant une astuce de survie, on diminue ses chances de survivre. Logique. En survie, c'est chacun pour soi c'est comme ça. Cependant, j'accepte de partager cette petite astuce de pêche, très utile quand on est dans un petit port (l'eau est trop sale dans les gros ports), que l'on a du fil et un hameçon.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-191bfa383751eca" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v10.nonxt8.googlevideo.com/videoplayback?id%3D0191bfa383751eca%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D56D9EF5B1D852C6730602348A19EA09DE2D6BEAD.45EE01155C7051E06A624DCF888AFA2BF18B58A8%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D191bfa383751eca%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D0leGB5RWIVXjizNNlivE-m6i8Tg&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v10.nonxt8.googlevideo.com/videoplayback?id%3D0191bfa383751eca%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D56D9EF5B1D852C6730602348A19EA09DE2D6BEAD.45EE01155C7051E06A624DCF888AFA2BF18B58A8%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D191bfa383751eca%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D0leGB5RWIVXjizNNlivE-m6i8Tg&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous dirai pas si l'astuce a marché, ce jour-là.&lt;br /&gt;mais les boîtes de sardines ont du bon, sinon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt,&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5647419156489060048?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5647419156489060048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/pauvre-petit-asticot.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5647419156489060048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5647419156489060048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/pauvre-petit-asticot.html' title='Pauvre petit asticot'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-8861566517808383654</id><published>2012-01-02T11:09:00.000-08:00</published><updated>2012-01-02T22:35:31.788-08:00</updated><title type='text'>Les douze grains de raisin (épluchés)</title><content type='html'>1er janvier 2012. L'Ampolla.&lt;br /&gt;Une tempête a décidé de réveillonner au Delta de l'Ebre et m'a empêché de repartir. Alors le 31 décembre, TaraTari et moi étions à terre, mais pas malheureux.&lt;br /&gt;Il y a quelques semaines, ma bonne amie Joséphine m'avait dit qu'elle me retrouverait le temps de ses vacances. "Je te retrouve où?" "je ne sais pas". L'aventure ne permet pas d'anticiper grand chose, pas même les vacances d'une bonne amie. Il y a quelques temps on avait parlé de vacances aux Canaries ou au Cap Vert. Bon et bien, ce sera l'Ampolla. Joséphine a déjà fait deux tours du monde, mais l'Ampolla, elle ne connaissait pas. C'était l'occasion.&lt;br /&gt;L'Ampolla, ce sont 3000 habitants, un rond point, une petite gare et un petit port de pêche. Et tout ça au même endroit. Au pied des montagnes du Delta de l'Ebre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joséphine arrive.&lt;br /&gt;- " Où êtes-vous? " m'écrit-elle du train.&lt;br /&gt;- " Cachés! à toi de nous trouver! :) "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-7NG3_nOl8OQ/TwHmerpLvtI/AAAAAAAAAfI/IeKWJ3iI4o8/s1600/IMG_8166.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-7NG3_nOl8OQ/TwHmerpLvtI/AAAAAAAAAfI/IeKWJ3iI4o8/s320/IMG_8166.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et Joséphine nous a trouvé.&lt;br /&gt;:( &lt;br /&gt;Malgré notre super planque.&lt;br /&gt;Derrière l'olivier.&lt;br /&gt;Pourtant, avec TaraTari, on était super fiers de notre cachette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-TrZUalKJTmo/TwHn8c1wiWI/AAAAAAAAAfU/oA9XzpSn_1s/s1600/L1000281.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-TrZUalKJTmo/TwHn8c1wiWI/AAAAAAAAAfU/oA9XzpSn_1s/s320/L1000281.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;le Delta de l'Ebre, vu de TaraTari le 31 décembre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Le 31 décembre, la ville fait la fête. Mais à bord d'un bateau, même amarré, c'est une soirée à peu comme les autres. Il y a beaucoup de vent ce soir, mais c'est normal, pour des filles dans le vent. Le ciel est beau, les nuages filent, sculptés par l'air frais des montagnes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit tombe sur l'année 2011.&lt;br /&gt;Nous aurions pu aller faire la fête au village, mais non. Je suis contente de rester à bord. C'est avec TaraTari que je termine l'année, et à bord de TaraTari que je démarre l'année. Joséphine est là et c'est top. Et tout ça, sous le petit olivier.&lt;br /&gt;- et à côté de la station essence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-9wqFMZANHXk/TwHqagy2jXI/AAAAAAAAAfg/vFD2HsRaNAI/s1600/L1000362.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-9wqFMZANHXk/TwHqagy2jXI/AAAAAAAAAfg/vFD2HsRaNAI/s320/L1000362.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà. On m'a demandé à quoi ressemblait un réveillon à bord. Et bien, cela ressemble à une bonne soirée avec une bonne amie, avec un bon petit fromage, un bon petit peu de jambon et une bonne lampe frontale. Rien de spécial, et très spécial à la fois. On se fait plaisir. Il est 22h, et je mets l'eau à chauffer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-oE2u9zC768g/TwH0KIeWdYI/AAAAAAAAAgo/4z2PSdKEwsU/s1600/L1000371.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-oE2u9zC768g/TwH0KIeWdYI/AAAAAAAAAgo/4z2PSdKEwsU/s320/L1000371.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Veste assortie à la bière: Joe, bobo parisienne. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/--fsEUKSOeFk/TwHzaGguL4I/AAAAAAAAAgc/jkU2w2yFCRw/s1600/L1000392.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/--fsEUKSOeFk/TwHzaGguL4I/AAAAAAAAAgc/jkU2w2yFCRw/s320/L1000392.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;elle n'est pas belle, la fin de l'année ?&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;En Espagne, la tradition veut que l'on mange un grain de raisin blanc à chaque coup de minuit. Nous pensions être en mer, et nous avons donc des petits raisins spécial "12 coups de minuit" en conserve (et épluchés), raisins "de la chance". Et quand la cloche de l'église du village a sonné les 12 coups de minuit, nous avons respecté la tradition et mangé 12 grains de raisins chacune. Soit un grain de raisin par "Ding Dong" de la cloche. Sans s'étouffer. Prouesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-0lLnO8q0OmY/TwHr_E1r0fI/AAAAAAAAAf4/pJ1k64k-ZnY/s1600/IMG_8150.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-0lLnO8q0OmY/TwHr_E1r0fI/AAAAAAAAAf4/pJ1k64k-ZnY/s320/IMG_8150.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;ce soir nous n'avons pas un grain, mais 12.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Tradition espagnole, terre d'accueil... ça, s'est fait.&lt;br /&gt;Et maintenant, passons à la tradition française....&lt;br /&gt;- héhé - &lt;br /&gt;"Champagne!!" (Merci Joe!!!!!! et bravo à l'avion qui n'a pas cassé la bouteille à l'atterrissage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-jYoaxCV9mIM/TwHxuGWNx9I/AAAAAAAAAgE/9RZBuRJpUDg/s1600/L1000396.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-jYoaxCV9mIM/TwHxuGWNx9I/AAAAAAAAAgE/9RZBuRJpUDg/s320/L1000396.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;la première gorgée a été offerte à TaraTari&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;La deuxième à la Mer, le bouchon au Vent,&lt;br /&gt;Et le reste... le reste.......... . ?&lt;br /&gt;:) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 1h20, les pâtes ne sont pas tout-à-fait-tout-à-fait prêtes mais nous avons faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0o5NH1JfIeU/TwH4C_rSZQI/AAAAAAAAAg0/3BLmRjPntwo/s1600/L1000431.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-0o5NH1JfIeU/TwH4C_rSZQI/AAAAAAAAAg0/3BLmRjPntwo/s320/L1000431.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;cuisson de 22h à 01h20 : pâtes presqu'al dente.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;- "Il n'y avait pas écrit 'cuisson: 10 minutes' sur le paquet ? (Joe a visiblement faim)&lt;br /&gt;- "En fait, le brûleur brûle mal, il faut être patient..."&lt;br /&gt;- "Mais 3h pour faire chauffer de l'eau de pâtes, ce n'est plus de la patience, c'est un régime"&lt;br /&gt;- "Ce n'est pas faux, j'ai maigri"&lt;br /&gt;- "Non, mais sérieux, tu fais comment en mer ?"&lt;br /&gt;- "Tu anticipes. Et à propos: demain matin, tu voudras un café pour le petit dej'?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assiette commune en bambou à la lumière de nos frontales, champagne dans une timbale en alu et grains de raisins en conserve.. C'est autour d'un bon plat de pâtes presqu'al dente noyées dans une sauce-soupe au parmesan que nous avons commencé l'année à bord de TaraTari.&lt;br /&gt;L'année 2012 commence bien. Simplement bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme le veut la formule de politesse, je terminerai ce petit récit spécial réveillon par :&lt;br /&gt;"TaraTari se joint à moi pour vous souhaiter une excellente année 2012."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-8861566517808383654?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/8861566517808383654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/les-douze-grains-de-raisin-epluches.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/8861566517808383654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/8861566517808383654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2012/01/les-douze-grains-de-raisin-epluches.html' title='Les douze grains de raisin (épluchés)'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-7NG3_nOl8OQ/TwHmerpLvtI/AAAAAAAAAfI/IeKWJ3iI4o8/s72-c/IMG_8166.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-1235593185388083405</id><published>2011-12-31T12:15:00.000-08:00</published><updated>2012-01-01T04:46:06.411-08:00</updated><title type='text'>bon vent, comme on dit...</title><content type='html'>A l'abri, dans un tout petit port de pêche,&lt;br /&gt;TaraTari est amarré au pied d'un olivier.&lt;br /&gt;Une tempête a décidé de réveillonner au Delta de l'Ebre.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Capucine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-123227e528bc00ff" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v1.nonxt3.googlevideo.com/videoplayback?id%3D123227e528bc00ff%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D25B55CCC052B143353AA121A51E78667A2FF1CAA.8337F5B0D220C256DA1D29C64B187804468CEB20%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D123227e528bc00ff%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DBB9zZvv8wjOXtgmmyA3CHrjAjpY&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v1.nonxt3.googlevideo.com/videoplayback?id%3D123227e528bc00ff%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D25B55CCC052B143353AA121A51E78667A2FF1CAA.8337F5B0D220C256DA1D29C64B187804468CEB20%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D123227e528bc00ff%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DBB9zZvv8wjOXtgmmyA3CHrjAjpY&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-1235593185388083405?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/1235593185388083405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/31-decembre-2011.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1235593185388083405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1235593185388083405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/31-decembre-2011.html' title='bon vent, comme on dit...'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5234845914276133623</id><published>2011-12-31T04:24:00.000-08:00</published><updated>2012-01-01T04:40:17.517-08:00</updated><title type='text'>nav jusqu'au Delta de l'Ebre</title><content type='html'>24-25-26-27 décembre 2011. En mer.&lt;br /&gt;De Vilanova à je ne sais pas encore où, la descente vers le Sud se poursuit enfin sans encombre. Ni tempête ni armée de pêcheurs, ni champs de bosses ni slalom spécial: la navigation ressemble étrangement à une navigation. Paisible plaisir. Ce 25 décembre est, depuis mon départ de La Ciotat, ma plus belle journée en mer. Un anticyclone, situé au dessus de l'Espagne, m'offre de belles conditions, avec environ 10-15 noeuds de vent et une mer plate, TaraTari et moi longeons les côtes à 4 noeuds et mangeons deux clémentines pour fêter ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-iZh1IqzWyeM/Tv5HBuRvQkI/AAAAAAAAAd0/_5wYj4u-UQg/s1600/cap.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-iZh1IqzWyeM/Tv5HBuRvQkI/AAAAAAAAAd0/_5wYj4u-UQg/s320/cap.jpg" width="280" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'est Noël, ça doit être un petit cadeau du vent. A propos de Noël, le journal Ouest France m'a demandé d'envoyer un petit texte et une photo sur laquelle je dois souhaiter un joyeux noël en breton. &lt;a href="http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Capucine-pense-tres-fort-a-ses-amis-de-Kerpape-_40875-2027158------56121-aud_actu.Htm" target="_blank"&gt;(lire l'article)&lt;/a&gt; Au coeur de la Catalogne, j'écris en breton à bord d'un bateau bangali. Rien de plus normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-H63sUL6oRjM/Tv7VlM6eJBI/AAAAAAAAAeA/35YiacWrb7Q/s1600/nedeleg+louen.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-H63sUL6oRjM/Tv7VlM6eJBI/AAAAAAAAAeA/35YiacWrb7Q/s320/nedeleg+louen.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;joyeux noël en mer et en breton&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Et ce n'est pas tout. En ce 25 décembre, une autre surprise, venue d'un autre pays s'invite à bord! Nicolás, qui était mon voisin de ponton à Barcelone, est Argentin, il sait à peu près vers où je dois me trouver car je donne toujours quelques nouvelles aux personnes quittées à la dernière escale. Nico a pris le train, un train qui longe la côte et à repéré les jolies voiles oranges de TaraTari, un peu plus au sud de Vilanova. Je reçois un texto "Te veo desde el tren". Au début je ne comprends pas vraiment, et ne réponds pas. Deux heures plus tard, alors que je suis tranquillement entrain d'avancer, je vois un gros semi rigide venir de la côte. Il se dirige vers mon étrave et en quelques minutes l'embarcation arrive à ma hauteur. "Sorpresa!" c'est Nicolás et son accent argentin! Il me demande s'il peut monter à bord un petit moment. J'hallucine complètement. Comment a-t-il fait pour me retrouver et arriver ainsi? Je ne sais pas mais je trouve ça bien sympa. Petits morceaux de fromage, de jambon serrano, olives et berberechos, nous improvisons un petit apéro de noël, et passons un agréable moment à discuter. A bord, il téléphone à son père, à sa grand-mère qui sont en Argentine, et leur dit avec un sourire grand comme ça "vous ne devinerez jamais d'où je vous appelle! je suis à bord de Tara Tari!!" il leur raconte l'histoire du bateau, le décrit enchanté. Et c'est ainsi qu'en Argentine, une famille entière suit désormais l'aventure d'un petit voilier de pêche du Bangladesh. Cette visite surprise a été tout aussi surprenante que sympathique. Nico rêve de traverser l'Atlantique sur son voilier pour rentrer dans son pays et aujourd'hui il décide de se donner un an pour se préparer et partir.&lt;br /&gt;Tara Tari a touché l'Amérique du Sud. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-QEytVP0Xhkc/Tv7br_O_zRI/AAAAAAAAAeM/SwGvlKvvrDw/s1600/carte.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-QEytVP0Xhkc/Tv7br_O_zRI/AAAAAAAAAeM/SwGvlKvvrDw/s320/carte.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Bien que les conditions de la nuit restent agréables, il fait vraiment froid. Je passe le Cap de Salou en pleine nuit. Comme tout passage de cap, il faut être très attentif et vigilant, car un cap veut souvent dire qu'il y a plus de vent et plus de vagues. Effets de site, comme on dit. En effet, plus de vent et plus de vagues, mais le phare du Cap de Salou est désormais derrière. Et malgré l'heure tardive, je propose à TaraTari une petite assemblée générale extra ordinaire : "mon cher bateau, je crois que nous devons revoir notre stratégie et essayer d'arrêter de passer tous ces périlleux caps de nuit. La réunion se passe bien et après nous être tous les deux exprimés sur le sujet, nous décidons d'écrire un courrier au syndicat du bureau de représentation la Mer Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;Madame, Monsieur, &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Nous, sous-signés TaraTari &amp;amp; Capucine, souhaitons vous remercier pour votre accueil. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;C'est avec toute notre bonne volonté que nous essayons de naviguer discrètement le long des côtes depuis plus d'un mois maintenant mais les conditions rencontrées ne sont pas toujours évidentes. Nous ne voulons pas vous déranger en cette période festive et familiale, mais serait-il possible d'envisager une rencontre et ainsi étudier ensemble la possibilité de réveiller le soleil à notre approche des caps, ou encore celle de déplacer ces derniers sur la côte en fonction de notre progression afin que nous puissions les passer aux heures ouvrables du soleil, soit entre 9h-17h30.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ce serait drôlement chic de votre part.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Nous restons à votre disposition et vous prions de croire en notre sincère motivation,&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Nous vous adressons, Madame, Monsieur, ainsi qu'à Madame Mer Méditerranée, nos meilleurs voeux pour l'année 2012,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Cordialement,&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;TaraTari et Capucine&lt;/i&gt; "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'appose le tampon "Tara Tari", à côté de nos signatures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-p8HCzLrKm5c/Tv7zsinmBuI/AAAAAAAAAeY/6gLujtLQX2U/s1600/leve.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-p8HCzLrKm5c/Tv7zsinmBuI/AAAAAAAAAeY/6gLujtLQX2U/s320/leve.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand le jour se lève, c'est toujours une petite délivrance, car je sais que peu de temps après, le soleil va commencer à me réchauffer un peu. Il fait tellement froid la nuit. C'est assez éprouvant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 8h du matin et alors que je suis dans la cuisine en pleine préparation d'un thé, quelque chose me pousse à sortir la tête dehors. Au moment où je me tourne vers l'extérieur, je vois l'étrave rouge d'un bateau de pêche à deux mètres du derrière de TaraTari! Je bondis à l'extérieur!&lt;br /&gt;A bord du bateau de pêche rouge qui est désormais juste à côté, trois hommes sont sur le pont. "Hola?!" je suis surprise et interrogative. Les hommes ont le sourire. L'un d'eux, le plus âgé, a les cheveux blancs et la barbe qui va avec, me dit qu'ils étaient surpris de voir un voilier par ici, et qu'en s'approchant ils n'ont vu personne à bord, ils voulaient savoir si tout allait bien... "Ah, c'est gentil, tout va bien! J'étais à l'intérieur pour me préparer un peu de thé car il fait bien froid!" Les hommes sourient, et me disent qu'il est vraiment rare de voir un voilier à cette saison et... encore plus mené par une femme. Un autre, plus jeune, s'amuse de me voir habillée avec mon ciré jaune et mon bonnet, "Tu es comme nous!"; C'est vrai, et je suis aussi à bord d'un bateau de pêche! Quelques mots bien gentils et nous nous souhaitons "Feliz Navidad!" et ils repartent vers le large. Je garderais toujours en tête le souvenir de cette apparition, de ces pères noël pêcheurs, à bord de leur joli bateau rouge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent est bon, la mer aussi. Nous continuons vers le Sud. TaraTari avance toujours à 3-4 noeuds. Tout va bien à bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HJluA4GpeVA/Tv76Gk12gmI/AAAAAAAAAew/dLn8gyYmhVA/s1600/deproa1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="309" src="http://1.bp.blogspot.com/-HJluA4GpeVA/Tv76Gk12gmI/AAAAAAAAAew/dLn8gyYmhVA/s320/deproa1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'approche du Delta de l'Ebre est délicate car il y a énormément de fermes piscicoles, de hauts fonds sableux et de rochers isolés. Et évidemment, il fait nuit quand nous arrivons là où tout se complique. Ce n'est jamais évident d'évaluer les distances la nuit. Parfois une bouée qui semble loin s'avère être tout près et une autre qui semble tout près est en fait très loin. D'où l'importance de faire très régulièrement le point sur la carte pour bien valider la position et le cap à suivre. C'est chaud car cette nuit le vent est plus fort, mais tout se passe bien.&lt;br /&gt;Au pied du Delta de l'Ebre, le tout petit port de pêche de L'Ampolla, devient mon objectif. Et évidemment c'est en pleine nuit et à la voile, que j'arrive dans ce tout petit port. TaraTari amarré, les voiles rangées, je suis contente d'être arrivée après cette superbe nav.&lt;br /&gt;Mais je suis frigorifiée. Je prends une douche chaude à la capitainerie, je me couvre avec toutes les épaisseurs (humides...) que je peux, bois un peu de thé, mais je n'arrive pas à me réchauffer. Au port, un panneau lumineux indique qu'il fait 1°C. Je tremble de froid, mais de fatigue aussi. A bord de TaraTari, je me glisse toute habillée dans mon duvet, le bonnet vissé sur la tête et je m'endors en quelques secondes seulement. C'est impressionnant, cette capacité qu'à le corps à faire face au froid et à la fatigue en mer, alors qu'une fois à terre, tout se relâche si vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était une belle, très belle navigation. A part un problème de pilote (souci de connexion du calculateur d'angle de barre etc), je suis contente: toujours aucune avarie à bord de TaraTari, si ce n'est que je ne peux toujours pas me servir du moteur. Il faudrait que je le démonte pour nettoyer les filtres, vérifier le piston et tout et tout.. Pour le moment et depuis la Ciotat, c'est du 100% à la voile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-7umQN9uoiBI/Tv7-P60C6gI/AAAAAAAAAe8/lxG0nSnkByo/s1600/barre1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-7umQN9uoiBI/Tv7-P60C6gI/AAAAAAAAAe8/lxG0nSnkByo/s320/barre1.jpg" width="262" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là je suis à l'Ampolla et c'est la tempête. &lt;br /&gt;Nous sommes à l'abri, au pied du Delta de l'Ebre, mais cet endroit est très dangereux... C'est ici, au cap de Tortosa, que Bernard Moitessier avait fait naufrage. Nous allons faire attention et attendre le bon moment pour repartir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne année 2012 à tous, &lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5234845914276133623?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5234845914276133623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/nav-jusquau-delta-de-lebre.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5234845914276133623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5234845914276133623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/nav-jusquau-delta-de-lebre.html' title='nav jusqu&apos;au Delta de l&apos;Ebre'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-iZh1IqzWyeM/Tv5HBuRvQkI/AAAAAAAAAd0/_5wYj4u-UQg/s72-c/cap.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-7336187853955294017</id><published>2011-12-30T04:57:00.000-08:00</published><updated>2011-12-30T15:42:55.589-08:00</updated><title type='text'>le ciel et le métro</title><content type='html'>24 -25- 26- 27 décembre 2011. En mer.&lt;br /&gt;C'est Noël, et je suis toute seule à bord de TaraTari. Les lumières sont complètement dingues ce soir. Enfin je dis ce soir, mais il n'est que 17h30. Le soleil se couche avec les poules - façon de parler car je ne sais pas à quelle heure vont se coucher les poules.&lt;br /&gt;Enfin, bref, la lumière est belle. Et il n'y pas de photoshop dans la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-9Og-TtzN46U/Tv2l8GJvqUI/AAAAAAAAAcU/sZx5ElEqGgU/s1600/lum1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-9Og-TtzN46U/Tv2l8GJvqUI/AAAAAAAAAcU/sZx5ElEqGgU/s320/lum1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;et en vrai c'était encore plus beau&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;C'est superbe. Cela ne dure que quelques instants, et je me régale.&lt;br /&gt;La nuit sombre tombe froidement.&lt;br /&gt;L'humidité, le vent, le froid, l'obscurité.... le package nocturne a moins de charme.&lt;br /&gt;J'enchaîne les manoeuvres à cause des caprices du vent. Le froid me glace les joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-RqvkLgzIa9U/Tv2qdbQUgvI/AAAAAAAAAcg/dxFbbjoxPcg/s1600/nuit.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-RqvkLgzIa9U/Tv2qdbQUgvI/AAAAAAAAAcg/dxFbbjoxPcg/s320/nuit.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;et en vrai il faisait encore plus froid &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas très faim ce soir. Enfin comme tous les soirs, en fait. je ne mange pas beaucoup à bord. Quelques clémentines, bananes, amandes, figues séchées et du thé ... voilà en gros à quoi ressemblent mes menus. En plus de ces grignotages, j'essaie de prendre un repas chaud pendant la nuit, mais je n'arrive pas à manger la moitié d'un sachet lyophilisé, par manque d'appétit et parce qu'au bout de trois cuillères, le plat est froid. Il ne fait jamais plus de 5°, c'est peut-être pour cela. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde la côte au loin. Les lumières des villes scintillent. Guirlande géante. Les phares, les bouées qui clignotent. Vers le large, quelques cargos et ferries lumineux. Non, vraiment, pas besoin de sapin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le vent change de direction, la soufflerie fait une petite pause. C'est un rythme que nous commençons à connaître avec TaraTari. C'est agréable de commencer à prendre quelques repères dans ces nuits si sombres. Ces petits moments plus calmes me laissent un peu de temps pour regarder le ciel et les étoiles. Pas forcément pour la contemplation, mais plutôt pour observer les mouvements de la terre, et apprendre peu à peu à me repérer. Navigation astronomique au programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-UxRsOAzfG-A/Tv20mRkV68I/AAAAAAAAAdo/MEIPMWykZ-M/s1600/PC260144.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-UxRsOAzfG-A/Tv20mRkV68I/AAAAAAAAAdo/MEIPMWykZ-M/s320/PC260144.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je descends dans le bateau, et vais dans la bibliothèque (porte de droite au fond du couloir, après la cuisine).&amp;nbsp; J'ai apporté avec moi un petit livre qui va m'aider à m'y retrouver dans toutes ces constellations.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-3YS1mPRJn-g/Tv2vFJPQhkI/AAAAAAAAAcs/7g_DmGUuyUg/s1600/ciel.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-3YS1mPRJn-g/Tv2vFJPQhkI/AAAAAAAAAcs/7g_DmGUuyUg/s320/ciel.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;A la lumière de ma frontale, je tourne les pages du petit guide.&lt;br /&gt;Carte générale du ciel que l'on peut observer dans l'hémisphère nord...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-PvqHkHdM4hg/Tv2vaBTFrMI/AAAAAAAAAc4/IXR8nqB98PU/s1600/ciel2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-PvqHkHdM4hg/Tv2vaBTFrMI/AAAAAAAAAc4/IXR8nqB98PU/s320/ciel2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je tourne les pages, concentrée.&lt;br /&gt;De constellation en constellation, je sillonne ce ciel de papier glacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-OIlXMqqce_A/Tv2voY1RgRI/AAAAAAAAAdE/tAsaoEik1WQ/s1600/ciel3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-OIlXMqqce_A/Tv2voY1RgRI/AAAAAAAAAdE/tAsaoEik1WQ/s320/ciel3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quelques pages encore... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-htkF9EgFaJM/Tv2wlt3yvPI/AAAAAAAAAdQ/B-ZN8N8e6wo/s1600/ciel4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-htkF9EgFaJM/Tv2wlt3yvPI/AAAAAAAAAdQ/B-ZN8N8e6wo/s320/ciel4.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et je referme vite le petit guide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces cartes... ces petits points reliés, ces noms improbables.&lt;br /&gt;J'ai soudain l'impression d'avoir déjà vécu cette scène.&lt;br /&gt;C'était dans un couloir plein de courants d'air. &lt;br /&gt;Vision désolante. L'angoisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-0ut63DZFalM/Tv2xUmNSFPI/AAAAAAAAAdc/XbZ5d8y6kEw/s1600/plan-de-metro-bonne-definition.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="318" src="http://3.bp.blogspot.com/-0ut63DZFalM/Tv2xUmNSFPI/AAAAAAAAAdc/XbZ5d8y6kEw/s320/plan-de-metro-bonne-definition.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Monsieur l'auteur de ce plan du ciel, rendez leur liberté à Hercule, Lyre, Andromède, Cassiopée, Pégase et les autres; qu'ils retournent en paix, à leur mythologie.&lt;br /&gt;Le petit livre est rangé et je ressors sur le pont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soulagée, je regarde le ciel.&lt;br /&gt;Les étoiles.&lt;br /&gt;Petits points de lumière, &lt;br /&gt;simples et jolis. &lt;br /&gt;Et finalement cette nuit,&lt;br /&gt;être des étoiles,&lt;br /&gt;c'est tout ce que je leur demande,&lt;br /&gt;aux petites étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-7336187853955294017?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/7336187853955294017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/le-ciel-et-le-metro.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/7336187853955294017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/7336187853955294017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/le-ciel-et-le-metro.html' title='le ciel et le métro'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-9Og-TtzN46U/Tv2l8GJvqUI/AAAAAAAAAcU/sZx5ElEqGgU/s72-c/lum1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5917799554932208639</id><published>2011-12-30T02:28:00.000-08:00</published><updated>2011-12-30T02:47:25.504-08:00</updated><title type='text'>Le message passe - Vilanova</title><content type='html'>23/12/2011. En fait, le truc du "Dehors quelqu'un m'appelle" de mon dernier petit récit, c'était surtout pour mettre un peu de suspense dans le déroulement de l'aventure. j'avoue.&lt;br /&gt;Reprenons. On m'appelle dehors. Ce sont les gars de la  capitainerie. "Il faut payer!" Pas de problème, mais on commence par se dire bonjour ou pas  du tout ? Vraiment pas très aimables ces gens-là. Ils ont dû avoir froid ce matin  en me faisant des signes avec leur lampe de poche et du coup ils sont de  mauvaise humeur. Heureusement, il y a, à Vilanova, des personnes  super sympas et cette petite escale prend une belle tournure, de belles rencontres et d'émouvants témoignages. Ah... TaraTari.... tu as le chic pour toucher les gens, toi.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-AR9IOfSiKOA/TvzwfOs5SuI/AAAAAAAAAa0/TdfePzjtDxs/s1600/IMG_7039.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-AR9IOfSiKOA/TvzwfOs5SuI/AAAAAAAAAa0/TdfePzjtDxs/s320/IMG_7039.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ces trois heures de sommeil réparateur m'ont fait du bien. Dehors ça parle assez fort et j'entends des "Hola?! Hola!?" qui semblent m'être adressés. Je sors, les yeux encore un peu lourds de fatigue. Des hommes sont sur le ponton. Ils ont tous des bateaux et m'indiquent un à un lequel est à qui. Avec leurs grosses voix rauques ils commencent à me féliciter pour ma manoeuvre de port matinale. Ils étaient là, ils ont vu et n'en reviennent pas. J'ai l'impression que ce qui les marque le plus c'est que je sois une jeune femme... ils répètent au moins dix fois "Una mujer... sola !" Alors que certains me posent des questions, d'autres arrivent, vont et reviennent. Tous sont choqués par l'attitude des gars de la capitainerie. L'antipathie des uns et l'incroyable accueil des autres. Contraste en effet assez énorme. &lt;br /&gt;Vincente m'offre un café, me raconte ses navigations et contacte un ami mécano "si je peux faire quelque chose pour que ton moteur fonctionne...". Le mécano vient. "Je n'ai jamais vu un moteur comme ça! mais il est bon pour la poubelle!!"&amp;nbsp; - Pauvre DjianDong, ne l'écoute pas. Les visites se succèdent devant TaraTari, je ne comprends pas tout ce qu'il se passe mais je me retrouve avec un parbat flambant neuf, un gros fromage, des bouteilles de Cava, du vin, des boîtes de conserve, une couverture polaire, deux bonnets, des bouts et même un calendrier 2012 de la Caixa... je croule sous les cadeaux des navigateurs de Vilanova i la Geltru. En main propre ou déposés à bord. C'est Noël avant l'heure! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-IFLtpGwKfsI/TvzyorRvE1I/AAAAAAAAAbA/sQifDJ79s5g/s1600/cadeau.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-IFLtpGwKfsI/TvzyorRvE1I/AAAAAAAAAbA/sQifDJ79s5g/s320/cadeau.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Parmi ces généreux marins, il y a Amadeu, 46 ans, qui me raconte lui aussi ses plus beaux moments en mer, et les coups durs. Amadeu navigue autant qu'il le peut, et depuis toujours. Autour d'un bon café, il m'explique qu'il y a deux semaines, il y a eu une méchante tempête, ici.&lt;br /&gt;-"Dans la nuit du 3 au 4 décembre?"&lt;br /&gt;-"Oui, c'est ça!"&lt;br /&gt;-"je vois de quoi tu parles, j'étais en mer, et j'ai du faire demi-tour devant la ferme piscicole, là-bas"&lt;br /&gt;-"Non?! sérieusement?! tu étais en mer pendant cette tempête?!" Il n'en revient pas.&lt;br /&gt;Je lui demande si c'est fréquent, ce type de tempête surprise qui n'était pas du tout prévue sur les fichiers météo. Il m'explique qu'il est rare que ce soit si fort et si soudain mais qu'en général, il y a un gros nuage noir qui annonce le phénomène. "Un gros nuage noir", c'est justement ce que je décrivais ici, à mon retour à la case "Barcelone". Ok, alors je vois. Il continue:&lt;br /&gt;-"Le nuage noir veut dire : vite faire demi tour ! C'est la seule option!"&lt;br /&gt;-"C'est ce que j'ai fait... un peu tard, mais je suis rentrée à bon port, sans abîmer le bateau".&lt;br /&gt;Cet échange est bien intéressant. Je note sur mon cahier ses bons conseils. Il me fait visiter son bateau, m'offre Cava et un super fromage et me dit qu'il m'enverra par mail les cartes précises des entrées des ports tout au long de ma descente vers Gibraltar. Amadeu est un marin. Un vrai, un dur à cuire. La mer est sa passion et sa vie. Son grand père était pêcheur, son père aussi. Il me dit tout le respect qu'il a pour mon mode de navigation "sans ordi, sans artifice, et tout ça en plein hiver" "ça fait réfléchir" dit-il enfin. Il me dit que désormais il suivra TaraTari. Amadeu est très mécontent de l'attitude des gars du port "Ils n'ont rien compris. Un bateau comme le tien mérite d'être tellement bien accueilli, ils ne connaissent rien à la mer, rien à la navigation et ne pourront jamais rien comprendre à ce que tu fais.... je suis désolé" regrette-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-jFKK0wv7-_8/Tvz3BkeUvRI/AAAAAAAAAbk/LY_Fjk1XFhI/s1600/amadeu.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-jFKK0wv7-_8/Tvz3BkeUvRI/AAAAAAAAAbk/LY_Fjk1XFhI/s320/amadeu.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a Uri et Laia. Ils ont à peu près mon âge et viennent voir TaraTari. Uri a mis toutes ses économies dans un voilier&amp;nbsp; "Senyera", qui est devenu sa maison. Ils sont absolument adorables. Uri est fasciné, m'explique que voir TaraTari lui fait du bien "A Vilanova, il y a beaucoup de voiliers très grands, très chers, qui appartiennent à des gens qui ne naviguent pratiquement jamais. Quand je vois Tara Tari, je me dis que c'est toi qui a raison, qu'avec peu, on peut y arriver quand même. C'est génial, merci pour ce que tu fais, c'est très fort et ça me motive à réaliser mes propres rêves de navigation".&amp;nbsp; Il y a quelque chose de fort dans le ton de sa voix, je le sens ému, et profondément touché par Tara Tari. Je leur propose de monter à bord, ravis, ils me posent de nombreuses questions. "tu as vu les barres de flèches, Laia, ce sont des béquilles!!" Ils regardent le bateau avec un joli sourire. Uri est désormais convaincu qu'un jour il ira, lui aussi, vers la réalisation des ses rêves. "Tu me prouves que c'est possible. Ne serait-ce que parce que tu essaies. Et avec si peu de moyens."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-jWDK-RUzXJU/Tvz2l5qRhAI/AAAAAAAAAbY/3VXPgrBgU7Y/s1600/uri.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-jWDK-RUzXJU/Tvz2l5qRhAI/AAAAAAAAAbY/3VXPgrBgU7Y/s320/uri.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;TaraTari dévoile son message, au fil des milles et des rencontres. A bord de leur voilier, Uri m'installe sur mon petit ordi un logiciel de cartes marines. "Tu as désormais tous les ports du monde!" Quel cadeau! Merci! Ce n'est pas un logiciel de navigation, car je ne navigue qu'avec des cartes papiers et un petit gps portable, mais c'est super car mes cartes papiers ne sont pas toutes très détaillées et cela va m'aider à préparer mes navs. Laia me tend des boîtes de conserve de thon et d'ananas, et puis ils m'offrent aussi le pavillon catalan, qu'ils ont signé. Je leur offre la bouteille de vin blanc que l'on m'a offert une heure plus tôt (ça ne se fait pas d'offrir un cadeau, mais je tiens à les remercier et je n'ai pas grand chose à offrir pour le moment). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez vite, je trouve un endroit pour me connecter à Internet et regarder la météo. Tout près du port, Cristian a 35 ans, a quitté Barcelone pour se rapprocher des vagues et ouvert un petit hôtel. Son truc c'est le surf. Il a le look. Et du coup nous parlons surf et aventure. Sur son grand ordinateur, je lui montre les petits films de "Des Iles Usions", le trip de "sruf et de survie" d'Aurel Jacob, Ewen Le Goff et Ronan Gladu, qu'il ajoute à ses 'favoris'. &lt;a href="http://desilesusions-lefilm.com/fr" target="_blank"&gt;A découvrir ici&lt;/a&gt;. Ici, au coeur de la Catalogne, la bande son du film des trois Bretons s'entend dans tout l'hotel, restau et terrasse. Les quelques clients semblent surpris, et cela nous amuse. Nous parlons un bon moment de cette conception de vie, d'aventure, de vagues, de surf et de lointains horizons, plus purs et plus sauvages. Cette discussion est surréaliste, au milieu des guirlandes de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-J4JEknUY3EY/Tv2PRIqb54I/AAAAAAAAAb8/7SoW0qOkz_0/s1600/Image+7.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="151" src="http://4.bp.blogspot.com/-J4JEknUY3EY/Tv2PRIqb54I/AAAAAAAAAb8/7SoW0qOkz_0/s320/Image+7.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Petit coup d'oeil aux fichiers météo; ça passe, je me prépare à repartir. Il n'y a pas beaucoup de vent, et je ne peux pas compter sur l'aide de la capitainerie pour sortir de ce port, Uri se propose de me remorquer avec son voilier. Deux bouts fixés au support de dérives, et un long bout, la sortie du port s'annonce bien mais un gars de la capitainerie râle encore "Tu dois payer pour ta présence ici!!" - ça faisait au moins 45 minutes que l'on ne me l'avait pas dit - "Bonjour Monsieur, c'est fait et ça fait 4000 fois que vous me l'exigez, je suis en règle, j'ai payé ce que je devais." L'homme ne me croit pas et me demande la preuve du paiement, ce qui m'énerve car nous sommes en pleine manoeuvre de port. Il file faire sa photocopie et revient. "Désolé mais j'ai des consignes!" dit-il en bougonnant."Au revoir, monsieur, et joyeux noël.."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je libère le bout de remorquage, Uri et Laila font quelques photos et je me retrouve enfin en mer. Je repense à cette escale si courte et si forte. Dans ce port au nom improbable, Tara Tari a réussi a surmonter une tempête, à faire face à une ferme piscicole, et à se faufiler parmi 37 bateaux de pêches croisés à l'entrée du port. Mais ici, à Vilanova i la Geltru, TaraTari aura surtout réussi en quelques heures à toucher le coeur de marins et réveiller leurs rêves. C'est fou, le pouvoir de petit voilier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et TaraTari et moi sommes repartis en mer, pour poursuivre sans attendre, notre aventure en mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-FwUt6Ti-Tu4/Tvz8RZ42RPI/AAAAAAAAAbw/5WghhTz2-lY/s1600/dep+vilanova.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-FwUt6Ti-Tu4/Tvz8RZ42RPI/AAAAAAAAAbw/5WghhTz2-lY/s320/dep+vilanova.jpg" width="239" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;départ de Vilanova i la Getlru. photo:Uri&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Gracias por todo, Vincente, Cristian y sobre todo a vosotros Amadeu, Uri y Laia.&lt;br /&gt;Bona Proa, amigos! Seguimos en contacto!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-J1zN9p_HSD0/Tv2RgrkGVpI/AAAAAAAAAcI/srq2xY6glrE/s1600/PC260126.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-J1zN9p_HSD0/Tv2RgrkGVpI/AAAAAAAAAcI/srq2xY6glrE/s320/PC260126.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cap au Sud, Sud Ouest...&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5917799554932208639?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5917799554932208639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/le-message-passe-vilanova.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5917799554932208639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5917799554932208639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/le-message-passe-vilanova.html' title='Le message passe - Vilanova'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-AR9IOfSiKOA/TvzwfOs5SuI/AAAAAAAAAa0/TdfePzjtDxs/s72-c/IMG_7039.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-6666910721735910847</id><published>2011-12-28T11:57:00.000-08:00</published><updated>2011-12-29T01:17:03.389-08:00</updated><title type='text'>Et enfin repartir</title><content type='html'>Mercredi 22 décembre. Désagréable sensation de stagner. Il faut changer l'eau des fleurs, pour de l'eau plus pure. J'ai envie et besoin de partir. La décision de ne pas partir dans un vent trop fort était  l'option la plus raisonnable, mais j'ai l'impression que chaque journée passée au port m'éloigne un peu de mon aventure. Le safran et les dérives se sont laissés pousser une petite moustache d'algues et d'attente que je nettoie dans l'eau froide du port. Il est temps de partir. Et le temps me laisse enfin repartir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0lrtAkDpQx4/TvtG_EtvmDI/AAAAAAAAAZs/G-JgM4UveZY/s1600/depBcn.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-0lrtAkDpQx4/TvtG_EtvmDI/AAAAAAAAAZs/G-JgM4UveZY/s320/depBcn.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;bon départ de Barcelone&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Ciao Barcelona, cette fois-ci je pars pour de bon. Enfin je l'espère. Les conditions sont enfin favorables et les amarres larguées me replongent aussitôt dans mon périple. Je vis ce nouveau départ comme une délivrance. Je m'éloigne de Barcelone, range quelques bouts. Tout va bien, mais pour être franche, je ressens quelque chose d'un peu particulier. La dernière fois que je suis partie de Barcelone, je me suis retrouvée assez vite dans une bonne tempête et si sur le moment j'avais géré sans prendre peur, l'expérience m'a marqué et je crois que cela m'impressionne encore un peu. Inconsciemment, je redoute de me retrouver de nouveau dans la marmite. Je respire profondément et me rassure en regardant la mer dont la surface, plate, évoque plus de douceur que de violence. "ça va bien se passer" me dis-je à voix haute. Et puis un voilier s'approche. Excellent! C'est mon ami Nico, Argentin expatrié, qui vit sur son bateau et qui rêve de traverser l'Atlantique sur son voilier pour rentrer dans son pays. Voisins de ponton au Maritim, nous avons bien sympathisé. Nicolás a souhaité m'accompagner pour quelques bords vers le large. Nico m'a dit que cette rencontre avec Tara Tari lui donnait l'envie et le courage de croire qu'il arriverait lui aussi un jour, à trouver les ressources pour traverser l'Atlantique à bord de son voilier. Une chouette rencontre. C'est adorable de venir saluer mon départ à bord de son bateau. Le vent se renforce assez vite, au niveau du port de commerce. Tara Tari file à 4,5 noeuds et s'échappe loin de la ville. Salut les amis! Un dernier signe de la main, Nico et Pepe repartent. Les craintes cachées d'éventuelles tempête s'envolent elles aussi. Avec TaraTari, nous sommes désormais seuls sur l'eau, et retrouvons une douce sérénité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Zy-Oe9yrrHg/TvtTwD9Ap8I/AAAAAAAAAZ4/GDFgmkLkEdY/s1600/slalom.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-Zy-Oe9yrrHg/TvtTwD9Ap8I/AAAAAAAAAZ4/GDFgmkLkEdY/s320/slalom.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;slalom spécial&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;A cette époque de l'année, les gens vont plus souvent skier que naviguer. Et bien nous, n'avons ni les skis ni la neige, mais nous avons les piquets et les bosses. Aujourd'hui TaraTari a eu son étoile, et mieux encore, une médaille au "Slalom spécial". Hop, hop, hop. nous avons enchaîné les virements de bord en nous faufilant au milieu des petits piquets flottants. Il y en a plein. Le parcours est parfois vicieux, avec des portes suprises (piquets à moitié sous l'eau). Mais nous marquons le meilleur temps de notre catégorie - voilier de pêche fabriqué avec du jute - et hissons ainsi le Bangladesh sur la première marche du podium. Trop fort Tara Tari. Et c'est ainsi que devant les montagnes du Garaff nous prenons notre revanche sur le parcours de bosses et les perfs d'un Edgar Grospiron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intensité du vent semble mollir, et je bouquine tranquillement, une main sur la barre. Mais au loin, une sorte de baleine géante arrive à fond les ballons. Je pose mon bouquin et fronce les sourcils. C'est quoi ce truc. Une étrave noire arrive un petit peu trop rapidement à mon goût. Pas de doute, elle me fonce dessus. Je pousse la barre en grand, change nettement de cap, comme pour sortir du viseur de ce gros machin. Mais le gros machin en question change de trajectoire et je me retrouve encore dans son viseur. Non, mais, c'est quoi ce bateau?! L'angoisse. Je ne peux rien faire. Un rapide tour d'horizon, pas un autre bateau aux alentours. Je ne sais pas de quoi il s'agit, mais je vais devoir me débrouiller. En 4 secondes, le bateau arrive et fait une sorte de gros dérapage dans mon tableau arrière, du coup je vois le navire de côté. Tara Tari, je crois que nous allons faire une rencontre d'un nouveau genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-KireWNiSzXo/TvtZ2bd0AsI/AAAAAAAAAaE/o2DSteDxmvQ/s1600/guardiaCivil.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-KireWNiSzXo/TvtZ2bd0AsI/AAAAAAAAAaE/o2DSteDxmvQ/s320/guardiaCivil.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La Guardia Civil. Police militaire espagnole.&lt;br /&gt;Ils s'approchent. Et avec leur gros bateau, ils sont désormais à deux mètres de TaraTari. Cinq hommes sont sur le pont. "Hola messieurs". Là, je suis contente de parler couramment espagnol.&lt;br /&gt;- "Bonjour, vous venez d'où?"&lt;br /&gt;- "Là? euh de Barcelone" &lt;br /&gt;- "Tu es d'où?'&lt;br /&gt;- "Je suis Française"&lt;br /&gt;- "Et le bateau, il vient d'où ?"&lt;br /&gt;- "Du Bangladesh"&lt;br /&gt;- "C'est quoi ça, le drapeau du Japon?"&lt;br /&gt;- "euh... non... celui du Bangladesh" (tu n'as qu'à demander aux élèves de 5è5 si tu ne sais pas...)&lt;br /&gt;- "Tu es seule ?"&lt;br /&gt;- "Oui"&lt;br /&gt;Je n'aime pas trop ce questionnaire et décide de prendre les devants, craignant de les voir monter à bord et fouiller dans mes affaires à la recherche de je ne sais quoi.&lt;br /&gt;" Vous voulez voir les papiers du bateau ?" &lt;br /&gt;- "Attends" me disent-ils d'un ton assez autoritaire. &lt;br /&gt;Non, vraiment, je n'aime pas trop tout ça. &lt;br /&gt;- "J'ai fait quelque chose de mal?" demande-je alors avec une naïveté un peu improvisée.&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;Ils se tiennent debout sur la passerelle, les jambes un peu écartées, les mains sur le ceinturon, genre cowboys des temps modernes. Ils m'interrogent encore:&lt;br /&gt;"Mais tu viens d'où et tu vas où ?"&lt;br /&gt;- "Je viens de France, de La Ciotat et je vais..."- je réfléchis une seconde, si je réponds "Miami" la conversation va durer, je trouve autre chose, de plus plausible, de plus vague - "je descends vers le Sud".&lt;br /&gt;- "Mais tu t'arrêtes dans quel port ensuite ?"&lt;br /&gt;- "Et bien, ça va dépendre du vent... j'aimerais arriver à Valence ou Alicante, mais j'imagine que je vais m'arrêter avant car les nuits sont longues et c'est fatiguant. - je tente la carte de la sensibilité.&lt;br /&gt;- "Ah, vale vale".&lt;br /&gt;Et les hommes se parlent, sourient. &lt;br /&gt;- "Tu étais au ponton du Maritim, à Barcelone, non? " me demande l'un d'entre eux.&lt;br /&gt;- "Oui."&lt;br /&gt;- "Ah, j'avais vu ton bateau. Il est beau, mais encore plus beau sous voiles."&lt;br /&gt;Cette remarque me soulage. je souffle et comprends que leur visite n'est que curiosité. &lt;br /&gt;- "C'est le plus joli voilier du monde!" lance-je fièrement.&lt;br /&gt;Ils rigolent.&lt;br /&gt;- "On peut faire une photo ? "&lt;br /&gt;- "Avec plaisir!"&lt;br /&gt;Et les cowboys dégainent les téléphones portables, et nous mitraillent de photos.&lt;br /&gt;- "Nous n'avons vraiment pas l'habitude de voir ce genre de bateau, (tu m'étonnes John) et encore moins l'habitude de rencontrer une jeune femme comme toi, qui navigue seule en plein mois de décembre ici! C'est fou!"&lt;br /&gt;Je souris. Et nous discutons un peu. Enfin, le un peu dure bien 15 minutes.&lt;br /&gt;- "Bon voyage!" me dit le pilote, en français&lt;br /&gt;Les autres enchaînent "Bon vent!" "Sois prudente!" "Bon courage!"&lt;br /&gt;Et celui qui avait repéré le bateau à Barcelone, me demande encore :&lt;br /&gt;- "Mais si je comprends bien, cette navigation, ce bateau... c'est un mode de vie?"&lt;br /&gt;- "C'est un peu ça. Il y a un but, mais qui se vit au quotidien et dans la simplicité.&lt;br /&gt;- "Et bien, tu es bien courageuse!" me lance-t-il plein de respect.&lt;br /&gt;- "Merci, à bientôt!"&lt;br /&gt;Quelques signes de la main, et les voilà partis vers Barcelone.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oufff. Fin de l'épisode Guardia Civil. Je tire la barre et reprends mon cap. "Et bien Tara Tari, voilà encore une étonnante rencontre!" Le soleil se couche et nous retrouvons notre calme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-KJ_o_3qzZfY/TvtiX9hbcQI/AAAAAAAAAaQ/eyONShqLDfI/s1600/soleil+couch%25C3%25A9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-KJ_o_3qzZfY/TvtiX9hbcQI/AAAAAAAAAaQ/eyONShqLDfI/s320/soleil+couch%25C3%25A9.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cette soirée a quelque chose de particulier. Je ne sais pas vraiment comme l'expliquer. Je suis sous le charme des couleurs et de la mer. En fait, je sais. je crois que je suis super heureuse d'être repartie. Mais vraiment. Je m'accorde quelques instants de contemplation. Le ciel devient rose. Je regarde TaraTari qui devient tout rose lui aussi. "Pas très viril, mon gars!" plaisante-je avec lui. &lt;br /&gt;Je descends dans le bateau, sors l'harmonica, et joue un air léger, celui des Mystérieuses Cités d'Or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-47lyneqchXs/TvtjE3xPN0I/AAAAAAAAAac/dVSXHrf-qt0/s1600/cielrose.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-47lyneqchXs/TvtjE3xPN0I/AAAAAAAAAac/dVSXHrf-qt0/s320/cielrose.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;♪ ♫ ♪♪ ♫♫&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;"Enfant du soleil, tu parcours la terre, le ciel, cherche ton chemin, c'est ta vie, c'est ton destin..."&lt;br /&gt;"Enfant du soleil, ton destin est sans pareil, l'aventure t'appelle, n'attends pas et cours vers elle "&lt;br /&gt;L'air de ce dessin animé que je regardais petite, ne me quitte pas de la soirée.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout va bien ce soir à bord. Sincèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit tombe. Et le vent se renforce. "Comme d'hab!". Mais heureusement, le vagues sont praticables et la soirée ayant été plutôt paisible, je me sens d'attaque. J'ai l'impression de revenir un peu sur les lieux du crime de la tempête. Peur de me retrouver face à face avec le méchant de l'histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit est usante. Prendre un ris, le lâcher, prendre encore un ris, le lâcher et rebelotte. Je change de configuration de voile toute les heures. Et la nuit dure plus de 14h. Toutes ces manoeuvres réchauffent, mais c'est fatiguant. Et je n'ai pas vraiment le choix, car les calmes sont trop calmes pour laisser la voile arrisée, et les coups de vent trop forts pour laisser la voile haute. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait froid, c'est rude de naviguer la nuit, fin décembre. En tout, je m'accorde deux siestes de cinq minutes, mais pas plus. Il y a quelques bateaux de pêche et puis, je redoute une rébellion surprise des vagues. On ne sait jamais, par ici. Les catalanes sont rebelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 5h du matin, et j'arrive devant Vilanova i la Geltru (à une trentaine de milles de Barcelone). Je suis vraiment fatiguée par la nuit qui a été glaciale et fatigante avec toutes ces manœuvres nécessaires. "Qu'est-ce que je fais?" je réfléchis à voix haute. "Tu en penses quoi, Tara Tari ? On s'accorde une petite pause, ça te va?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit est encore bien sombre et je m'approche doucement du port. Il est 6h30 et je ne suis plus qu'à quelques longueurs du feu vert de l'entrée du port. Quand soudain un bateau de pêche sort du port à fond les ballons, puis un deuxième et un troisième..... C'est quoi cette histoire?! A la queue leu-leu, les bateaux de pêche de Vilvanova sortent comme des fusées; j'en compte 37!!&lt;br /&gt;J'hallucine complètement, c'est la guerre ou quoi ?! Pauvres poissons! Aux abris! ai-je envie de leur crier. Mais je préfère éclairer mes voiles avec la lampe. Car si les feux de mât fonctionnent, je préfère être trop vue que pas assez. Je surveille de tous les côtés. &lt;br /&gt;Les bateaux ont des lumières rouges et vertes qui permettent de  savoir, la nuit en mer, dans quelle direction va le bateau. Par exemple,  si je vois le feu vert du bateau, cela signifie que je vois son côté  tribord, inversement, si je vois une loupiote rouge, c'est que je vois  le côté babord. Le problème, c'est que quand on voit feu rouge ET le  feu vert, cela signifie que le bateau nous fonce dessus. Et là, il ne faut pas  réfléchir beaucoup et vite changer sa trajectoire pour éviter la  collision. Surtout que ces bateaux vont très vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Feu rouge, ok. Feu vert par là, ok. Ah: feux rouges et verts, vite il faut que l'un de nous change sa route! J'ai l'impression d'être dans un jeu vidéo. Quel stress! Ils déboulent à toute allure et Tara Tari et moi serons les fesses, passons entre tous ces fous furieux.&amp;nbsp; "Heureusement que tu as décroché ta médaille en slalom spécial hier, TaraTari! cela nous est d'une précieuse aide!"&lt;br /&gt;J'essaie de démarrer le moteur. Impossible. Ce n'est pas un problème de démarrage ou de compression. Il y a un point dur. La manivelle ne bouge pas d'un millimètre, exactement comme à Marseille. Bon je vais faire sans. Je continue de surveiller les feux, et éclaire mes voiles, je fais un petit tour pour ne pas me retrouver juste devant la sortie du port. Je prends la VHF portable. Canal 9, celui qui permet de joindre le port. Je préviens de ma présence, espérant que les pêcheurs sont eux aussi à l'écoute.&lt;br /&gt;Je préviens la capitainerie de mon arrivée... à la voile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-SSkAp_GVBcM/Tvtx5aAOF_I/AAAAAAAAAao/7oaHLOg9hhU/s1600/arriveeVilanova.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-SSkAp_GVBcM/Tvtx5aAOF_I/AAAAAAAAAao/7oaHLOg9hhU/s320/arriveeVilanova.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le jour arrive doucement, et j'arrive dans ce grand port, au près dans le petit temps. Au près, donc j'enchaîne les virements de bords. Il n'y a plus beaucoup de vent et je ne dois donc pas faire de manque à virer car je dois garder un peu de vitesse pour rester manoeuvrante. Les gars de la capitainerie sont très désagréables me disent de me dépêcher car les deux gars qui m'indiquent avec une lampe de poche l'emplacement que je dois prendre "ont froid". Pauvres biquettes.&lt;br /&gt;Un emplacement étroit, perpendiculaire au ponton, entre deux bateaux sur pendilles. Je n'ai jamais fait une telle manoeuvre de port à la voile. Mais visiblement ici personne n'a très envie de m'aider, alors je gère comme je peux et je réussis ma manoeuvre. Je suis exténuée mais fière d'avoir réussi, heureuse de ne pas être à Barcelone, soulagée d'être enfin repartie. J'amarre le bateau, fait revenir la pendille au support de dérive pour ne pas avoir a tirer trop sur la ferrure du pataras. Prendre soin du bateau, c'est le principal; je fais un petit tour d'inspection générale, et range bien les voiles. Tout est ok. Je me refuge au creux de TaraTari, m'allonge et m'endors en une minute. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois heures plus tard, je me réveille. Dehors, quelqu'un m'appelle. &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;la suite, très vite ; )&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-6666910721735910847?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/6666910721735910847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/et-enfin-repartir.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6666910721735910847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6666910721735910847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/et-enfin-repartir.html' title='Et enfin repartir'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-0lrtAkDpQx4/TvtG_EtvmDI/AAAAAAAAAZs/G-JgM4UveZY/s72-c/depBcn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-8157880323184193000</id><published>2011-12-24T22:20:00.000-08:00</published><updated>2011-12-25T00:59:10.929-08:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël !</title><content type='html'>24/12/2011. Après un bon départ de Barcelone, Tara Tari et Capucine ont fait petite escale à Vilanova, à une trentaine de milles au sud de Barcelone, pour se reposer un peu avant de repartir vers le sud. La navigation assez éprouvante car les nuits durent plus de 14h et sont très froides. Le vent est fort mais la mer plutôt peu agitée. Tout va bien à bord. Tara Tari et Capucine sont repartis en mer, prochaine escale prévue à Valence d'ici quelques jours. Et apparemment de nombreuses petites anecdotes à lire bientôt ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;petit message du bord :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Noël ce sont de doux partages en famille, des moments souvent heureux et des histoires à lire, à raconter, à partager au coin du feu après un bon repas. Le Père Noël, grande intrigue des enfants, les cadeaux, le sapin, et encore de bons repas... Heureuses journées!&lt;br /&gt;Lors des deux dernières 'éditions' de Noël, j'étais à l'hopital, opérée des jambes, mais entourée par ma famille. Cette année, c'est différent, je suis en mer...&lt;br /&gt;Les rêves, parfois, se réalisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a, à bord, un peu de tous ceux qui ont aidé à donner naissance à ce bateau, au Bangladesh, et ceux qui ont aidé Corentin et Watever à faire naviguer TaraTari jusqu'en France. Il y a aussi un peu de ceux qui ont participé au chantier de remise en forme chez FR Nautisme, un peu de ceux qui m'ont aidé à Lorient et Portlaf, à La Ciotat, à Marseille, à Barcelone, à Vilanova i la Geltru... et aussi un peu de tous ceux qui m'ont envoyé des messages de soutien. Cela fait du monde à bord!&lt;br /&gt;TaraTari est un petit voilier magique, un super compagnon de voyage. Et tellement plus encore. Tous les deux, nous vivons une agréable solitude et avançons à notre rythme. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;La nuit est froide, mais le thé est chaud alors tout va bien.&lt;br /&gt;bonheur simple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ce soir, je pense fort à mes parents, mes frères et à ma chère grand-mère. &lt;br /&gt;à mes amis de Kerpape.&lt;br /&gt;et aussi à ceux qui sont ou se sentent seuls. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive les rêves, les étoiles, et les petits bateaux en jute! Et le thé chaud. &lt;br /&gt;Mille bonheurs à tous, il faut s'accrocher, oser, les rêves peuvent parfois se réaliser.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Joyeux Noël!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TaraTari &amp;amp; Capucine "&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-HxpLF6B0i5s/TvZNVzwpLSI/AAAAAAAAAZg/oJ_M28NfmBM/s1600/PC230042.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-HxpLF6B0i5s/TvZNVzwpLSI/AAAAAAAAAZg/oJ_M28NfmBM/s320/PC230042.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-8157880323184193000?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/8157880323184193000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/joyeux-noel.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/8157880323184193000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/8157880323184193000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/joyeux-noel.html' title='Joyeux Noël !'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-HxpLF6B0i5s/TvZNVzwpLSI/AAAAAAAAAZg/oJ_M28NfmBM/s72-c/PC230042.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-2732844378655310936</id><published>2011-12-19T01:28:00.000-08:00</published><updated>2011-12-19T06:12:29.070-08:00</updated><title type='text'>Questions</title><content type='html'>Barcelone, lundi 19 décembre. "Des milliers de fenêtres ouvertes dans le monde entier!" selon les organisateurs, "des centaines de fenêtres, mais surtout de nombreux rideaux et volets&lt;i&gt; &lt;/i&gt;" selon une source proche de l'IMFO (Inspection Mondiale des Fenêtres Ouvertes)... Les chiffres révélés par la presse parlent d'eux-même. La première édition de la Journée Mondiale de la Fenêtre Ouverte est un succès. La fenêtre que nous attendions avec TaraTari s'entrouvre enfin et nous pouvons donc partir aujourd'hui. Quelle efficacité. Merci à tous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-VBksoaaBkGs/Tu45i5GWn5I/AAAAAAAAAY8/83e7KtkMLQ4/s1600/IMG_6293.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-VBksoaaBkGs/Tu45i5GWn5I/AAAAAAAAAY8/83e7KtkMLQ4/s320/IMG_6293.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Bons plans shopping de Noël au Corte Inglés? Bonnes adresses de bar tapas? Horaires de visite de la Sagrada Familia? Résultat du dernier match Barça/Madrid au Camp Nou? Avant de partir de Barcelone, il m'a fallu répondre à quelques questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rien à voir avec celles-ci. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Questions de partage. Pendant mon escale, je suis régulièrement allée à l'école, au Lycée Français de Barcelone où j'ai grandi comme une petite Espagnole de la 6è à la Terminale, afin de rencontrer les élèves, leur parler de Tara Tari et répondre à leurs nombreuses questions.&lt;br /&gt;Les palmiers, le soleil, les perruches vertes en liberté et les amis... j'avoue, c'était plutôt sympa comme cadre de scolarité. Je suis bien contente de revenir ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-V7W4v5wl4lY/Tu4Rm26sFWI/AAAAAAAAAY0/8zArtLoP180/s1600/palmierlfb.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-V7W4v5wl4lY/Tu4Rm26sFWI/AAAAAAAAAY0/8zArtLoP180/s320/palmierlfb.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;le hic: collections de marrons impossibles. &lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Jean-Cédric Walkowiak est prof d'Histoire Géographie. Il avait été mon  professeur et m'invite à venir rencontrer les élèves de 5è5. Le thème de l'année des 5è est "le développement durable", et cela tombe plutôt bien.&lt;br /&gt;Il y a une carte du monde, accrochée sur le mur de la classe et en la regardant je pose une question que je ne pensais pas forcément des plus fastoches."Savez-vous  où se trouve le Bangladesh?"&lt;br /&gt;"Làààà!!, à droite de l'Inde!" Balaises, les élèves  de 5è5. Ils ont travaillé sur le projet d'une ONG, en Inde, qui recycle  des sacs plastiques et n'ont donc eu aucun problème à situer le pays de naissance de Tara Tari. Au tableau, je parle  du projet de Corentin, du jute et des recherches en cours, et puis du  bateau et de l'aventure que je commence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui n'étaient pas en 5è ce matin-là, voici un petit film de présentation très bien fait par l'Associtation Watever, sur les recherches sur le jute menées par Corentin au Bangladesh :&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="225" mozallowfullscreen="" src="http://player.vimeo.com/video/32190020?title=0&amp;amp;byline=0&amp;amp;portrait=0" webkitallowfullscreen="" width="400"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://vimeo.com/32190020"&gt;Association Watever - Jute Project&lt;/a&gt; from &lt;a href="http://vimeo.com/videaux"&gt;Videaux&lt;/a&gt; on &lt;a href="http://vimeo.com/"&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les doigts lèvent quelques questions. L'échange commence. Au tableau, j'essaie de répondre le plus pertinemment possible. Ce partage est génial. Les premières questions d'élèves de 12 ans sont spontanées et très terre à terre... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Les questions de garçons&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Tu as la télé à bord de Tara Tari ?&lt;br /&gt;- Tu emportes quoi comme jeu vidéo ?&lt;br /&gt;- Mais si t'as ni télé, ni jeux vidéos tu dois d'ennuyer à mourir en mer ?!&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Les questions de filles&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Tu as déjà vu des dauphins ? &lt;br /&gt;- Ta famille ne te manque pas trop ?&lt;br /&gt;- Tu fais comment pour te laver les cheveux ?&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Les questions / remarques les plus dramatiques&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Tu vas faire comment pour recevoir les cadeaux, à Noël ?&lt;br /&gt;- Quand j'y pense, je n'arrive pas à croire que tu n'aies pas de télé.&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Les questions des futurs Bac Scientifique&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Quelles sont tes sources d'énergie à bord ?&lt;br /&gt;- Combien d'énergie solaire consommes-tu par jour ? &lt;br /&gt;&lt;u&gt;Les questions des futurs Bac Littéraire&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Tu emportes quoi comme livres?&lt;br /&gt;- Quels sont tes auteurs préférés ?&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La question la plus philosophique&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Que se passe-t-il quand le vent tourne ?&lt;u&gt;&lt;br /&gt;La question visiblement la plus importante&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Tu manges quoi en mer ?&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La question la plus hors sujet&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Ils s'appellent comment tes frères?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La remarque la plus développement durable&lt;/u&gt; (d'un petit garçon de 12  ans qui a tout compris:) :&amp;nbsp; &lt;br /&gt;- "Avant il y avait du bois, ils ont fait des bateaux en bois et  maintenant il n'y a plus de bois. Maintenant il y a du jute, ils vont  faire des bateaux en jute et donc après il n'y aura plus de jute. Si je  peux me permettre, il faudra faire attention à l'exploitation de cette plante avant de faire trop de bateaux"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La question qui a provoqué un fou-rire général de 17 minutes&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;- Tu fais comment pour aller aux toilettes ?&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-9KNw1T0D7vY/TuiUzA4o5BI/AAAAAAAAAXE/ZYqldqTdGh4/s1600/Image+33.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-9KNw1T0D7vY/TuiUzA4o5BI/AAAAAAAAAXE/ZYqldqTdGh4/s1600/Image+33.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; .. et la réponse.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;La cloche sonne au milieu des rires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis j'ai eu le plaisir d'être invitée à l'antenne de Planète Radio, la  radio du Lycée Français. Animateurs du "Café des Sports", Carlo et  Thibault ont vraiment du talent. Avec Anne, qui gère la radio, ils ont  préparé leur interview comme des pros. Il faut dire qu'ils ont de  l'expérience. Ils ont déjà reçu dans leur émission les navigateurs Alex  Pella (lui aussi ancien élève du LFB) et Jean-Pierre Dick, à l'occasion  de la Barcelona World Race. Thibault est un passionné. Un virus familial  puisqu'il a passé une année en bateau avec sa famille, quand il avait 5  ans. Son papa, prof de Maths au Lycée, est lui aussi un mordu de  bateaux et a créé une page entièrement dédiée à TaraTari sur la page web de la radio du LFB.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-bRVzHqNSXsI/Tu7hSv7RLoI/AAAAAAAAAZM/aiKNuEt7ygo/s1600/Image+28.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="141" src="http://3.bp.blogspot.com/-bRVzHqNSXsI/Tu7hSv7RLoI/AAAAAAAAAZM/aiKNuEt7ygo/s320/Image+28.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;au micro gîté de Carlo et Thibault&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Mon escale se prolonge, alors à la demande des élèves, je reviens pour un nouvel échange et de nouvelles questions. Ces nouvelles questions portaient sur la navigation, la sécurité et sur le développement durable. Difficile de les lister, il y en a eu une soixantaine.&lt;br /&gt;Cependant, en voici une : "Que se passe-t-il si tu as un problème grave à bord?" Question à laquelle j'ai répondu qu'avant tout, la meilleure façon d'éviter un problème était de l'anticiper, de prendre les précautions nécessaires pour que le problème n'arrive pas. Mais quand un problème arrive malgré tout, alors il faut garder son sang-froid, analyser la situation pour agir vite et bien, par ordre de priorité : mettre le bateau en sécurité, prévenir les secours etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anticiper c'est une clef du développement durable et nous en parlons avec les élèves.&lt;br /&gt;Cette semaine, je ne suis pas d'humeur très joyeuse parce que juste à côté de chez moi, en Bretagne, un cargo s'est échoué sur une plage. C'est nul. Ça suffit les bêtises. Il y avait une grosse tempête d'annoncée et pourtant le cargo a quitté le port. Lui, il n'a pas anticipé. Résultat, une immense pollution dans un petit coin de Bretagne qui n'a rien demandé à personne et qui se retrouve tout mazouté. Anticiper, c'est valable aussi pour les cargos: on ne part pas en mer quand une énorme tempête est annoncée, point.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-DHXCB4KZJ4E/Tu7m7wsAGPI/AAAAAAAAAZU/FtsD42VoYJc/s1600/Image+29.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="218" src="http://3.bp.blogspot.com/-DHXCB4KZJ4E/Tu7m7wsAGPI/AAAAAAAAAZU/FtsD42VoYJc/s320/Image+29.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;17 déc: le cargo TK BREMEN s'échoue sur une plage, à Etel (56). photo: Plisson&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Enfin voilà pour l'actu crève-coeur. Communiqué et photos à voir &lt;a href="http://www.philip-plisson-blog.com/article-etel-08h45-samedi-16-novembre-philip-plisson-est-le-premier-sur-le-site-92817363.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tout va bien, je quitte Barcelone aujourd'hui. Contente de partir. Je ne peux attendre plus longtemps ici, si je souhaite être à l'heure pour mon rendez-vous avec les alizés qui me permettront de traverser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les échanges avec les élèves et les professeurs ont été très intéressants. Merci beaucoup à Madame Emorine, proviseur du Lycée Français de Barcelone, à Valérie Cazaubon, Olga Tugues, Jean-Cédric Walkowiak, Jean-François Lecarpentier, Anne Reboul et tous les élèves, pour leur accueil. Je sais que TaraTari est suivi ici... merci!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour combien de temps je pars? je ne le sais pas vraiment, les conditions sont instables. Les nuits sont très longues et très froides. Avec 3°C max la nuit, même avec un bon bonnet, je suis assez vite gelée, et je me mettrai à l'abri dans un port si je suis trop fatiguée. Il semblerait par ailleurs que la fenêtre reste ouverte quelques jours:&amp;nbsp; "&lt;i&gt;Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) estime que la  durée de vie moyenne d’une fenêtre ne peut pas excéder 30 ans&lt;/i&gt;." - ça me laisse un peu de marge - C'est en tout cas ce que j'ai pu lire dans un article intéressant intitulé &lt;a href="http://www.quelleenergie.fr/magazine/economies-energie/bien-choisir-fenetres-2695/" target="_blank"&gt;"Comment bien choisir ses fenêtres?" &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Avant de partir, je voulais aussi partager avec vous la question que j'ai préférée, posée par une des élèves de 5è, à la fin de l'heure :&lt;br /&gt;- "Et tu veux faire quoi quand tu seras grande ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'ai adoré.&lt;br /&gt;C'est chouette de partager. A part le mazout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt,&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-2732844378655310936?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/2732844378655310936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/questions.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2732844378655310936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2732844378655310936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/questions.html' title='Questions'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-VBksoaaBkGs/Tu45i5GWn5I/AAAAAAAAAY8/83e7KtkMLQ4/s72-c/IMG_6293.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-4021623566125850848</id><published>2011-12-15T12:41:00.000-08:00</published><updated>2011-12-16T00:52:01.662-08:00</updated><title type='text'>Journée Mondiale de la Fenêtre Ouverte</title><content type='html'>Barcelone, jeudi 15 décembre. Le vent siffle un match sans fin. Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. C'est un peu pénible, ce vent fort. Cela fait plusieurs jours maintenant que je suis à Barcelone en attente d'une météo plus favorable qui ne semble pas pressée d'arriver.&amp;nbsp;Barcelone est une ville que j'aime beaucoup mais j'avoue avoir hâte de m'en aller. Nous sommes en plein hiver, les nuits sont longues, froides et humides, mais qu'importe, en mer à bord de TaraTari je me sens tellement bien... &lt;br /&gt;Aujourd'hui, la ville est soufflée par le vent qui fait tomber les pots de fleurs, voler les poubelles et les chapeaux, et pourtant dans ce grand tourbillon, je n'ai qu'une envie, celle de repartir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-6afyzvt4YOA/TukUQo1mnVI/AAAAAAAAAXM/XvUdWmqmAHs/s1600/iles.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="220" src="http://3.bp.blogspot.com/-6afyzvt4YOA/TukUQo1mnVI/AAAAAAAAAXM/XvUdWmqmAHs/s320/iles.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Conditions d'arrivée en Espagne: vent et mer plate, l'idéal existe.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Il y a quelques jours, j'ai essayé mais je suis revenue après 24 heures de navigation dans une mer trop démontée et depuis, pas de répit. Le vent souffle fort, très fort et creuse la mer entre Barcelone et Valence. Je pensais repartir hier, mais au petit matin, les fichiers météo annonçaient un nouveau coup de vent violent prévu demain. La tempête qui touche l'Atlantique ces jours-ci doit avoir envoyé quelques troupes de forces spéciales le long des côtes espagnoles. La Méditerranée et ce passage devant Taragonne sont assez redoutables au mois de décembre. Ici, on dit que c'est la période fatale. Le terme fait froid dans le dos. Il faut notamment que je me méfie du "Garbi", un vent local assez méchant qui souffle dans une sorte de couloir entre Barcelone et Valence (d'où les vagues toutes pourries). Un maximum de prudence s'impose. Et comme en ce moment rester à l'abri est une nécessité, je fais le nécessaire et reste au port. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-T2zKg1zIbAE/Tukc-xKfQfI/AAAAAAAAAXU/dIqe3pV9pA0/s1600/colomb.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-T2zKg1zIbAE/Tukc-xKfQfI/AAAAAAAAAXU/dIqe3pV9pA0/s320/colomb.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Tara Tari est au vieux port et d'ici, je vois la statue de Christophe Colomb. Statue emblématique. Il doit avoir mal au bras, à force, le pauvre Cristobal et il pourrait en avoir marre de me montrer la direction, mais non, il tient bon. Mmmm mmm mm mmm mmm mmm mmm mmm mm j'ai l'air de la musique du film dans la tête et je le fredonne toute la journée. Assise sur le pont, mes pensées filent dans tous les sens. Je n'ai plus envie de regarder la main, mais le large que celle-ci pointe du doigt. Cette statue, cet air entraînant appellent au départ. Mais nous sommes là, amarrés, immobiles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ressors la carte, mon carnet et un crayon et identifie pour la  millième fois les abris possibles sur la côte. Avec TaraTari nous  travaillons sans relâche sur notre prochaine mission, que nous avons  appelée &lt;i&gt;Salto de Pulga &lt;/i&gt;(traduction facile..)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Nous irons de port en port et tenterons de privilégier les navigations  diurnes et éviter ainsi la brise nocturne problématique. D'un point de vue extérieur, on pourra croire que nous jouons au jeu "1 2 3 soleil" puisque nous allons avancer, nous arrêter, avancer, nous arrêter etc, mais en fait pas du tout. ça n'a rien d'un jeu. Cette technique semble être la plus efficace pour poursuivre, ni vus ni connus, la  descente vers le Sud, le long des côtes espagnoles sans perdre plus de temps pour rallier Gibraltar. MAIS pour que le plan se déroule sans encombre, nous avons besoin d'un petit  coup de main (voire de poignet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" height="269" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center; width: 332px;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-XG5prLQ4q3M/TuklBar9ITI/AAAAAAAAAXc/3R6AB6N6VMg/s1600/cotes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-XG5prLQ4q3M/TuklBar9ITI/AAAAAAAAAXc/3R6AB6N6VMg/s320/cotes.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;objectif de la mission &lt;i&gt;Salto de Pulga;&lt;/i&gt; progresser vers le sud.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;La météo est mauvaise et dans le jargon marin, on dit qu'il faut attendre une "bonne fenêtre" pour partir en mer. On s'en doute mais cette fenêtre est l'image de la petite période de météo plus clémente, qui rendra la navigation praticable. "Bon vent belle mer" comme on dit en Bretagne, ou "le pied" comme on peut le dire aussi, plus familièrement, dans toutes les régions. Une bonne fenêtre en tout cas, c'est exactement ce dont nous avons besoin, avec Tara Tari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-VPncF9ddgW8/TupHPrVD6lI/AAAAAAAAAXk/TbdwHZ2qNYU/s1600/Image+8.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-VPncF9ddgW8/TupHPrVD6lI/AAAAAAAAAXk/TbdwHZ2qNYU/s320/Image+8.png" width="282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - une fenêtre -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà. Je me disais qu'avec l'aide d'un peu tout le monde, nous pourrions peut-être changer les choses en nous mobilisant lors d'une "Journée Mondiale de la Fenêtre Ouverte". Les journées à thème ont pour but d'attirer l'attention sur des enjeux internationaux importants (c'est le cas), portées par des ONG, des associations ou des petits bateaux en jute (c'est le cas) et largement suivies par le monde. Aussi je me suis renseignée, le 11 décembre était la "Journée Mondiale de la Montagne", le 20 décembre sera la "Journée Mondiale de la Solidarité", alors entre les deux, on pourrait peut-être dédier une journée à la Fenêtre. Flattée par une telle considération, elle pourrait alors revenir sur sa position, s'ouvrir et donc nous laisser passer, TaraTari et moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant cette journée il faudra &lt;u&gt;ouvrir une fenêtre en pensant fort fort fort à Tara Tari.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Dans un appart', une maison, une yourte, une voiture, dans une cabane, un train, en haut d'un phare ou dans un &lt;strike&gt;sous-marin&lt;/strike&gt; euh mauvaise idée, un chalet, une tente quechua, etc... n'importe quelle fenêtre, tant que le coeur y est. Je sais, c'est la tempête en ce moment, et on doit dire partout de fermer fenêtres et volets mais si tout le monde ferme tout, nous ne passerons jamais, nous. En ouvrant la fenêtre sous le vent ça devrait ne pas faire trop de dégât ou alors on attend que la grosse tempête soit passée... A voir. Mais il est important de n'ouvrir qu'une fenêtre à la fois par foyer pour éviter les courants d'air, néfastes au bon déroulement de l'opération &lt;i&gt;Salto de Pulga&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Cela marche aussi avec les vélux et les baies vitrées. Le truc, c'est juste qu'il faut laisser la fenêtre ouverte un bon petit moment pour que l'on ait le temps de passer : Tara Tari mesure 9 mètres et nous n'allons pas très très vite. Nous pourrions nous casser le nez à cause d'une fermeture trop rapide. Cela n'arrangerait probablement rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-5aj6_cKWeoA/Turn5CXizpI/AAAAAAAAAYk/oatl9XE7Ghc/s1600/Image+24.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="237" src="http://3.bp.blogspot.com/-5aj6_cKWeoA/Turn5CXizpI/AAAAAAAAAYk/oatl9XE7Ghc/s320/Image+24.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Depuis qu'il s'est pris une fenêtre fermée, le Sphinx de Gizeh n'avance plus.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Quelques personnes qui ont eu vent de cette initiative ont commencé à se mobiliser en ouvrant des fenêtres un peu partout en pensant à TaraTari. c'est vraiment sympa - quelques photos ci-dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Méditerranée au mois de décembre... difficile de faire pire. Mais c'est comme ça. On ne va pas s'arrêter là. Et du coup, avec Tara Tari, on a besoin de vous pour ouvrir la fenêtre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;si ça marche, ça navigue. j'ai hâte!&lt;br /&gt;Merci beaucoup pour votre aide,&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-qOlJDkbZgj0/TupPwVXF6BI/AAAAAAAAAXs/w_G-aWkhJHE/s1600/Image+6.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="241" src="http://4.bp.blogspot.com/-qOlJDkbZgj0/TupPwVXF6BI/AAAAAAAAAXs/w_G-aWkhJHE/s320/Image+6.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Lx0Uw2Gze8w/TupP3mXfa-I/AAAAAAAAAX0/MW3k87j_JmA/s1600/Image+12.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-Lx0Uw2Gze8w/TupP3mXfa-I/AAAAAAAAAX0/MW3k87j_JmA/s1600/Image+12.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-VEZXafd-bOw/TupP9MW-gxI/AAAAAAAAAX8/FSonQLfhyWQ/s1600/Image+14.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="236" src="http://1.bp.blogspot.com/-VEZXafd-bOw/TupP9MW-gxI/AAAAAAAAAX8/FSonQLfhyWQ/s320/Image+14.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-R8ucBM57mW4/TupQCLkTTUI/AAAAAAAAAYE/eOV-Y7uqSK8/s1600/Image+5.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="216" src="http://2.bp.blogspot.com/-R8ucBM57mW4/TupQCLkTTUI/AAAAAAAAAYE/eOV-Y7uqSK8/s320/Image+5.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-CXhN6-_Fw7g/TupQP4_aygI/AAAAAAAAAYM/GAXkeVj2ZYo/s1600/Image+15.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="292" src="http://4.bp.blogspot.com/-CXhN6-_Fw7g/TupQP4_aygI/AAAAAAAAAYM/GAXkeVj2ZYo/s320/Image+15.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-fi9TDM50oc4/TupRkqrRNmI/AAAAAAAAAYU/dEK7uY7aMz8/s1600/Image+13.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="235" src="http://4.bp.blogspot.com/-fi9TDM50oc4/TupRkqrRNmI/AAAAAAAAAYU/dEK7uY7aMz8/s320/Image+13.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: de notre côté, hublot ouvert! Prêts à partir! &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-HFrSNf3e2LY/TupTeM0kq1I/AAAAAAAAAYc/1ynKLXnR0r8/s1600/PA182116.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-HFrSNf3e2LY/TupTeM0kq1I/AAAAAAAAAYc/1ynKLXnR0r8/s320/PA182116.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Hublot de la descente ouvert à bord de TaraTari&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-4021623566125850848?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/4021623566125850848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/journee-mondiale-de-la-fenetre-ouverte.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/4021623566125850848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/4021623566125850848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/journee-mondiale-de-la-fenetre-ouverte.html' title='Journée Mondiale de la Fenêtre Ouverte'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-6afyzvt4YOA/TukUQo1mnVI/AAAAAAAAAXM/XvUdWmqmAHs/s72-c/iles.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-1301416872016507132</id><published>2011-12-09T14:12:00.000-08:00</published><updated>2011-12-11T15:37:54.593-08:00</updated><title type='text'>le jour où Djian Dong m'a dit 是</title><content type='html'>Mardi 6 décembre. Aujourd'hui est un jour férié à Barcelone, mais ce n'est pas une raison pour se tourner les pouces. Il est plus utile de tourner la manivelle. Je farfouille dans mon sac. Mon petit cahier est un peu corné et encore trempé. Page "A faire à &lt;strike&gt;La Ciotat&lt;/strike&gt;, à &lt;strike&gt;Marseille&lt;/strike&gt;, à &lt;strike&gt;Barcelone&lt;/strike&gt;, à Alicante "... que je barre pour réécrire" à Barcelone". Soupir. Ce n'est pas gagné tout ça. Je parcours la liste. Mes yeux s'arrêtent sur la ligne redoutée: "- Démarrer le moteur (enfin réessayer)". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, 6 décembre 2011, je vais donc ré-ré-ré-ré-essayer de démarrer le petit moteur. Je dois avoir une notice quelque part. La voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-UVqMR5XMLmQ/TuJBvFLml0I/AAAAAAAAAWM/QzMixn62fRM/s1600/instructions.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-UVqMR5XMLmQ/TuJBvFLml0I/AAAAAAAAAWM/QzMixn62fRM/s320/instructions.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Comprendre Djian Dong, Part One&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Djian Dong est un des héros de "&lt;i&gt;L'aventure de Tara Tari&lt;/i&gt;"(ed. La Découvrance) écrit par Corentin. Personnage chinois, capricieux, plusieurs fois mort et ressuscité, souvent malade et/ou en grève...Djian Dong est aussi un moteur un peu misogyne. Lors de notre navigation de Lorient à Concarneau, avec Corentin, mes différentes tentatives de démarrage étaient toutes restées vaines. Je n'ai eu le droit qu'à un petit toussotement de rien du tout quand Corentin réussissait lui, du premier coup, à le faire rugir. Un chouillat frustrant après des heures de tentatives. Mais que voulez-vous. Djian Dong n'est pas un moteur facile. Il ne se laisse pas démarrer pas comme ça, par n'importe qui, n'importe quand. "Laissons-nous un peu de temps, Djian Dong" lui avais-je alors proposé, arrangeante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le papier, comme ça, ça semble simple. Mais en fait pas du tout. Il faut commencer par trouver la bonne position car Djian Dong vit planqué sous le plancher de la descente et l'espace intérieur est comment dire, assez intimiste. Ensuite, il faut s'emballer la main droite pour les droitiers dans un chiffon, et vraiment bien ficeler l'ensemble. Gare à l'imprudent qui laisserait à nu un petit morceau de peau, une phalange ou pis encore, un pouce entier. Avec la main bien emballée dans le tissu, il faut tenir la manivelle. L'autre main doit se glisser sur le côté gauche de l'engin, et avec le pouce, il faut pousser le décompresseur. Le décompresseur censé faciliter le démarrage et permettant de franchir plus facilement la compression. Tu parles, d'une facilité. L'auteur de cette brillante déclaration, a-t-il essayé ne serait-ce qu'une fois de démarrer Djian Dong?!&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant que tu te fais mal au pouce gauche à pousser le petit truc du décompresseur, il faut tourner la manivelle avec la main droite. Mais elle est mobile, la manivelle. C'est à dire qu'il faut appuyer en même temps que tu tournes. Il arrive que, et alors que la bonne position et l'énergie pour lancer les tours de manivelle sont enfin trouvées, et bien le petit chiffon se déballe. Opération ratée. Il faut tout recommencer. Ne surtout pas croire que la manoeuvre est possible sans le chiffon autour de la main. Non, non, non. Corentin a insisté et il a eu raison. Une seule tentative sans chiffon.. et j'ai compris, je ne ferai plus l'impasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques tours de manivelle demandent déjà un bon état d'esprit, de l'énergie et du temps libre. Il faut tourner, tourner, tourner, tourner, tourner encore, pas moins d'une bonne dizaine de fois, mais avec un peu de malchance - fréquente à cette étape - la manivelle ripe. D'où le truc du chiffon héhé. De manière assez systématique, le haut de la main vient s'éclater contre le dessous du plancher. Au bout de 5 ripages de manivelle, même sans se faire mal, une pause est obligatoire. Il faut alors souffler un peu, ne pas trop râler et recommencer avec tout autant d'énergie. C'est aussi à ce moment là, que l'on enlève un pull.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques nouveaux tours de manivelle plus tard, vient le moment fatidique où il faut lâcher le petit bidule métallique qui s'est déjà à moitié incrusté dans le pouce gauche, et continuer à tourner la manivelle avec la main droite, toujours minutieusement emballée. C'est en effet là que tout se complique. Car le décompresseur ne décompresse plus. Normal, puisqu'il faut que la compression soit rétablie dès que le point dur a été franchi, sous peine de ne pas pouvoir démarrer. Sous peine de - tu parles. Au tribunal des moteurs, j'ai dû prendre la peine maximum: le moteur ne démarre ja-mais. Combat à armes inégales. Bras de fer perdu à tous les coups contre Djian Dong. &lt;br /&gt;"Hé, Djian Dong, tu dis comment "faut se détendre" en chinois?!"&lt;br /&gt;Pas de réponse. &lt;br /&gt;pff. je bloque toujours au même moment. Au moment où je retire mon deuxième pull et commence à souffler comme un bison fuyant Buffalo Bill. "J'en ai plein le bras, moi!" - je sors prendre l'air sur le pont. Une pause s'impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi ressemble Djian Dong? Hier encore, j'aurais dit à une murène. Sale bête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l'intérieur du bateau. Par discrétion, je vais me cacher derrière la bouilloire pour le photographier. Les photos, ce n'est pas trop son truc, à Djian Dong. Il préfère les schémas. Dans ses affaires, pas un album de famille mais des collections entières de notices, avec des schémas sur toutes les pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-mjQn4YOYVGU/TuJXQ1Hy24I/AAAAAAAAAWc/wgjVjf4uSOE/s1600/discretion.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-mjQn4YOYVGU/TuJXQ1Hy24I/AAAAAAAAAWc/wgjVjf4uSOE/s320/discretion.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;c'est lui, là..&amp;nbsp; le planqué, sous le plancher.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Une murène. Gros poisson qui ne bouge jamais de son trou et qui fait le méchant pour un rien. Djian Dong, une murène. Pas très flatteur Mais bon. Il l'a cherché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-u-BJIPx8ugE/TuJ_tm9QqOI/AAAAAAAAAWs/-RSVDsrpmy0/s1600/Image+15.png" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="288" src="http://1.bp.blogspot.com/-u-BJIPx8ugE/TuJ_tm9QqOI/AAAAAAAAAWs/-RSVDsrpmy0/s320/Image+15.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Comprendre Djian Dong ; Part Two &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Comparons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Murène :&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;- Biotope: fonds rocheux, crevasses, anfractuosités.&lt;br /&gt;- Description: corps anguilliforme, robuste et légèrement  comprimé latéralement, surtout dans sa partie postérieure. La tête est  courte, massive, à profil bombé. Les dents sont longues et pointues. Les  nageoires pectorales et ventrales sont absentes. La peau,  dépourvue d'écailles, est lisse et épaisse.&lt;br /&gt;- Alimentation: Poissons, poulpes. Sa morsure  n’est pas venimeuse mais n’en est pas moins douloureuse. Une morsure de  murène peut s'infecter sérieusement car leurs dents sont garnies de  bactéries et de germes.&lt;br /&gt;- Comportement :  Agressive, elle peut mordre si elle se sent menacée. Animal isolé et territorial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Djian Dong :&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;- Biotope : Planqué sous le plancher de la descente.&lt;br /&gt;- Despcription: corps djiandongiforme, robuste et légèrement oxydé, surtout dans sa partie inférieure. La tête est plate et massive, de couleur métallique. Manivelle mobile qui provoque des égratignures fréquentes sur les mains. Les  nageoires pectorales et ventrales sont absentes. La peau,  dépourvue d'écailles, est lisse et épaisse.&lt;br /&gt;- Alimentation: Gazole, diesel. Ses écorchures  ne sont pas venimeuses mais n’en sont pas moins douloureuses. Une égratignure de Djian Dong peut s'infecter sérieusement car les zones d'impact contiennent généralement un peu de rouille et autres substances mystérieuses. &lt;br /&gt;- Comportement : Agressif, il peut mordre s'il se sent menacé. Moteur isolé et territorial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ycBXs7-Pbno/TuJdS0434QI/AAAAAAAAAWk/ehPbm1wd6dg/s1600/Image+16.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="234" src="http://1.bp.blogspot.com/-ycBXs7-Pbno/TuJdS0434QI/AAAAAAAAAWk/ehPbm1wd6dg/s320/Image+16.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;- Djian Dong -&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Reprenons.&lt;br /&gt;Tentative vaine. Suivante. &lt;br /&gt;- "Tentative numéro Quarante trois mille six cents vingt deux! approchez"&lt;br /&gt;La bonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que j'ai remplacé le petit tuyau d'arrivée d'eau de refroidissement. Ce n'est pas que l'ancien était moche, mais c'est que je l'ai perdu en mer, dans le Golfe du Lion. Un beau tuyau tout beau tout neuf, acheté à Barcelone, c'était Noël avant l'heure pour Djian Dong. ET ce n'est pas tout. Un peu de diesel tout frais tout neuf "Gran Reserva". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout s'est passé très vite. J'ai inspiré profondément. j'étais concentré sur l'objectif. j'ai lâché le petit bitonio à gauche et j'ai tourné fort fort fort la manivelle avec ma main bien emballée dans un tissu pourtant plein de rouille, quand soudain un petit pop pop pop m'a donné de l'espoir. Son petit pot a crachouillé puis craché plus franchement. J'ai tout de suite compris que c'était bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emue, j'ai regardé Djian Dong : "Est-ce vrai? As-tu accepté, pour de vrai, de démarrer avec moi ?"&lt;br /&gt;Et Djian Dong, imperturbable, m'a répondu&lt;span class="Traduction2 chinois hlm" lang="zh-CN"&gt;&lt;span class="Traduction2 "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; " &lt;span class="Traduction2 chinois " lang="zh-CN"&gt;我想是的 "&lt;span class="Traduction2 "&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était le 6 décembre 2011, à Barcelone.&lt;br /&gt;Et je fais la promesse de ne plus jamais traiter Djian Dong de murène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-1301416872016507132?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/1301416872016507132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/le-jour-ou-djian-dong-ma-dit.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1301416872016507132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1301416872016507132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/le-jour-ou-djian-dong-ma-dit.html' title='le jour où Djian Dong m&apos;a dit 是'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-UVqMR5XMLmQ/TuJBvFLml0I/AAAAAAAAAWM/QzMixn62fRM/s72-c/instructions.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-1391373993344712217</id><published>2011-12-05T17:26:00.000-08:00</published><updated>2011-12-07T15:25:30.816-08:00</updated><title type='text'>Baston Labaffe.  Barcelone - Alicante</title><content type='html'>Samedi 3 décembre. A bientôt Barcelona ! Mon frère qui était à bord pour la sortie du port est reparti. Il est 16h et me voilà seule avec Tara Tari, en route pour de nouvelles aventures.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xpEuBhQURoo/Tt0Zlu1T6zI/AAAAAAAAAU8/mYln3A5nH4Y/s1600/d%25C3%25A9part1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-xpEuBhQURoo/Tt0Zlu1T6zI/AAAAAAAAAU8/mYln3A5nH4Y/s320/d%25C3%25A9part1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;départ de Barcelone, samedi 3 décembre.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;De Barcelone à Alicante, il y a deux passages délicats, le Delta de l'Ebre au sud de Tarragone et le Cap de la Nao, au nord d'Alicante. Les fichiers météo semblent indiquer qu'une petite fenêtre s'est ouverte et me permet de partir dans un vent n'excédant pas 25 noeuds. Selon mes routeurs, je pourrais être à Alicante dans 5 ou 6 jours. Top. Un de mes principes de navigation pour la descente de la Méditerranée est de rester le long de la côte, et tant pis si cela allonge la route.&lt;br /&gt;Le chemin vers Alicante est long, alors j'entre d'abord dans mon gps, Valence comme premier 'waypoint' d'arrivée, qui se situe à 163 milles nautiques de Barcelone. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-uCiwUfvctCs/Tt0b6JXDvUI/AAAAAAAAAVE/peZFIWPdVYU/s1600/bcnAlicante.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="285" src="http://4.bp.blogspot.com/-uCiwUfvctCs/Tt0b6JXDvUI/AAAAAAAAAVE/peZFIWPdVYU/s320/bcnAlicante.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a environ dix noeuds de vent quand je quitte la capitale catalane et Tara Tari progresse à une vitesse stable de 4 noeuds. La mer, plate, rend la navigation bien agréable. Nous - TaraTari &amp;amp; moi - traversons le parking nautique des cargos. Ces gros bateaux m'impressionnent, je les regarde un moment. Bien contente qu'ils soient à l'arrêt.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-E8J4ny7JHyg/Tt0dFB0ViLI/AAAAAAAAAVM/PYdQi8cANjA/s1600/cargos.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-E8J4ny7JHyg/Tt0dFB0ViLI/AAAAAAAAAVM/PYdQi8cANjA/s320/cargos.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tara Tari, dès qu'on en voit un comme ça, en mer, on l'évite, ok?&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Le soleil commence sa descente sur l'horizon et je savoure ce début d'intimité avec Tara Tari. Le pilote fonctionne alors je lui fais confiance et m'installe tout à l'arrière, assise sur les anciennes voiles, à ma "place de princesse" comme dit Corentin. Et pendant une heure, je joue de l'harmonica, offert par mon frère, à Barcelone. Je ne sais pas très bien jouer de l'harmonica, mais je vais avoir le temps d'apprendre - sans casser les oreilles des voisins - en mer. Alors je m'essaie à quelques airs de Moriarty: Cottonflower, Jimmy, Enjoy the Silence etc. Je ne sais pas si c'était très ressemblant (enfin je crois que je sais que non, ...) mais j'ai passé un super moment! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une amie qui navigue, Sandrine Bertho, m'a dit un jour qu'en mer en solitaire, il ne faut pas attendre d'être fatiguée pour aller dormir, comme ça "on ne se met pas dans le rouge" comme disent les marins. Alors j'observe bien l'horizon à 360°, vérifie que le pilote tient bien le cap demandé et branche le Mer Veille - offert par Ciel et Marine. Tout est ok et je m'allonge sur la couchette - mousses bien confortables, d'origine et signées Jeremy Bertaud - pour me reposer 20 minutes. Le Mer Veille est un petit instrument super pratique qui détecte les cargos et autres bateaux; dès qu'il reçoit un signal radar, une alarme se déclenche et un petit voyant lumineux m'indique si le navire approchant est dans le quart avant ou arrière, tribord ou babord de Tara Tari. Un précieux outil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-aynsjPvH8rE/Tt0kf-RFMiI/AAAAAAAAAVU/4kp5WLeIoQQ/s320/merveille.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" width="320" /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;L'antenne du Mer Veille montée sur une béquille d'Olivier Blin&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;L'alarme sonne. Ces 20 minutes m'ont fait du bien. Je fais chauffer de l'eau. Au menu, ce soir, un petit plat de nouilles chinoises. Un classique à bord. Trop bon. Tout se passe bien pour cette première soirée avec Tara Tari. La nuit tombe, j'allume les feux de mât et me prépare: bonnet, lampe frontale vissée sur la tête, lampe étanche à portée de main. C'est bon la nuit, tu peux venir, nous sommes prêts.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;D'après les fichiers, la nuit devait se passer relativement calmement, avec 13 - 15 noeuds de vent, et demain matin, dimanche, le vent devait tomber à 8, voire moins. Mais c'est une autre histoire qui démarre. La nuit est maintenant bien sombre et le vent tourne. J'observe ce qui m'entoure. Au dessus de ma tête la lune est brumeuse, les étoiles cachées par quelques nuages et le ciel bien noir tout au fond, au Sud... là où je vais. La mer se creuse. Bon. Tout cela m'indique que la nuit va certainement être plus sportive que je ne le pensais. A l'intérieur, je vérifie rapidement que tout est bien arrimé et puis je ressors, éclaire le mât, les barres de flèches (feu mes béquilles), les haubans, l'étai et le pataras, les cales en bois des dérives bref, un peu tout. Le vent souffle de plus en plus fort. Sud Sud Ouest, je l'ai en pleine figure. Le bateau est de plus en plus sur la tranche, je prends un ris. Bien calée au vent, je tiens bon la barre de Tara Tari. "Courage petit bateau, je sais que ces vagues ne sont pas agréables pour toi".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi soir, surprise-party des vagues. On ne m'a pas dit, désolée. je ne voulais pas m'incruster à votre boum. Les vagues sont super courtes et super hautes. De vrais jeysers! Long de neuf mètres, Tara Tari tient plutôt bien. Genre Edgar Grospiron, version "mer", sauf qu'à la différence d'Edgar, Tara Tari ne peut pas plier les genoux sur ce champs de bosses. L'étrave se lève haut et retombe sur une nouvelle vague qui relève l'avant alors que l'arrière n'est pas encore redescendu de la vague précédente. Compliqué à expliquer, mais c'est un peu le bazar tout ça. Sans parler des vagues parasites qui claquent le côté du bateau juste pour nous en mettre plein la figure. une heure, deux heures.. le rythme est soutenu. Je suis très concentrée à la barre et éclaire régulièrement le gréement histoire d'identifier un éventuel début d'avarie. Tout à l'air de bien tenir. Un point sur la carte. Il est 3 heures du matin, j'ai déjà parcouru 40 milles. Belle perf. Mais le vent souffle de plus en plus fort et les vagues sont de plus en plus hautes. ça déferle et je n'aime pas vraiment ça. "Personne ne vous a traité de vaguelettes, ça suffit les bêtises, laissez nous tranquilles maintenant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-FgEiWVaOj8M/Tt3HT8FwOkI/AAAAAAAAAV8/aHmuE0UF684/s1600/Image+10.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="235" src="http://2.bp.blogspot.com/-FgEiWVaOj8M/Tt3HT8FwOkI/AAAAAAAAAV8/aHmuE0UF684/s320/Image+10.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;1992, Edgar Grospiron devient le 1er champion olympique des bosses.&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;2011, Tara Tari devient le premier voilier de pêche champion du monde des vagues. Hommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vague est dite déferlante lorsque l'onde de force transportée par la houle se transforme en rouleau, ce que l'on repère bien même la nuit car il y a de l'écume sur la crête de la vague, et elle fait un gros buit. Comment décrire le bruit d'une déferlante. Ah je sais. Il faut prendre de vieilles feuilles de papier, format A4 ok, comme par exemple celles qui se situent dans le petit carton poubelle à côté de la photocopieuse, ou dans la poubelle à côté de l'imprimante - il y a toujours plein de feuilles abandonnées, imprimées en trop à côté des photocopieuses. Et maintenant il faut déchirer ces feuilles, les unes après les autres. il faut les déchirer franchement, sans timidité. Et bien, ça fait à peu près ça comme bruit, une déferlante. Les décibels et l'eau dans la figure en plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas de hauts fonds là où je suis, cette nuit les vagues déferlent à cause du vent violent, et cela signifie sur l'échelle de Beaufort, que l'on se situe au dessus de 6. Je me prends des tonnes d'eau dans la figure. J'avais déjà entendu parler par des marins de cette image de "lance d'incendie" utlisée par les pompiers pour éteindre un feu, pour décrire des paquets d'eau qu'on se prend parfois en mer. Je crois que là, c'est bon, je visualise bien le truc de la lance d'incendie. On peut arrêter la démo, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-rQT7LgDIwGk/Tt3I9nFRWsI/AAAAAAAAAWE/dWbe6cv1WkA/s1600/Image+12.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="257" src="http://1.bp.blogspot.com/-rQT7LgDIwGk/Tt3I9nFRWsI/AAAAAAAAAWE/dWbe6cv1WkA/s320/Image+12.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;en avant les histoires, ok. mais attention: TaraTari n'a pas 4 ans.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Et soudain, bam! encore une saleté de grosse vague qui frappe la coque. "C'était quoi ce bruit?!" Je bondis. La tête dans la descente, j'éclaire l'intérieur du bateau avec ma frontale. Le quart de seconde qu'il me faut pour allumer ma petite lampe et me pencher dans le bateau me semble interminable. Sous la puissance de la vague, un des gilets de sauvetage qui se trouvait sur la couchette s'est percuté tout seul. Le gilet - confié par l'association Watever - est gonflé mais je souffle quand même de soulagement "bouhh, j'ai eu peur que ta coque se soit percée petit TaraTari, mais tu es fort! tiens bon!" Toute la nuit sur le pont, je me rends compte que c'est aussi une peu la guerre civile dans le bateau. Il y a de l'eau, et quelques objets ont volé comme des bouteilles d'eau et les jumelles, et aussi un sac&amp;nbsp; d'avitaillement que j'avais oublié de nouer au vent. Je vide régulièrement l'eau mais ma priorité est de rester bien accrochée à la barre, pour gérer au mieux le franchissement des vagues qui ne cessent de déferler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-v_BId5rrzLc/Tt06H88cwkI/AAAAAAAAAVc/92jadrFuviQ/s1600/IMG_6359.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-v_BId5rrzLc/Tt06H88cwkI/AAAAAAAAAVc/92jadrFuviQ/s320/IMG_6359.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;aménagement intérieur à 4h du matin. sans trucage ni photoshop. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Avec tout ça, nous avançons malgré tout à vive allure. Je regarde régulièrement le gps portable que je range dans la poche de mon ciré. 6,8 noeuds puis une pointe à 7 noeuds! Record battu pour le bateau! "Trop fort Tara Tari, et en plus au près!" Bon mais entre les vagues, le gilet de sauvetage qui se percute tout seul et les nouveaux records de vitesse, tout cela me semble un peu exagéré. On va peut-être calmer le jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nouveau point sur la carte, me voilà en approche de Vilanova i La Geltru, au nord de Tarragone. "Vilanova i Geltru" drôle de nom. Je n'aimerais pas habiter là. En fait, je suis un peu fâchée avec Vilanova i La Geltru. Il y a devant ce port, une ferme pisicole. Une ferme piscicole. Je l'avais vu sur la carte, mais quand même. Un immense parc de poissons me bloque donc la route. La nuit, l'immense "ferme" est indiquée par des feux, mais c'est nul, car je dois la contourner par le large, et ça, çe ne me tente pas du tout : au large, le ciel est encore plus noir, il y a trois bateaux de pêche, et pour y aller, ça veut dire que je prends les vagues complètement de côté. "Quelle idée de mettre une ferme dans la mer?!" Les fermes, c'est pour les poules et les cochons, et ça se passe dans la campagne "tu ne trouves pas TaraTari? C'est du grand n'importe quoi cette histoire". &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-M5s0L7cFwXQ/Tt1CCvitMMI/AAAAAAAAAVk/ZBUZFJ07E3g/s1600/fermepiscicole.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="211" src="http://2.bp.blogspot.com/-M5s0L7cFwXQ/Tt1CCvitMMI/AAAAAAAAAVk/ZBUZFJ07E3g/s320/fermepiscicole.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;voilà à quoi ressemble de jour une petite ferme de poissons, en pleine mer. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Bon. Il est évident que je n'ai pas très envie d'aller naviguer 2 ou 3 milles au large de ma position pour contourner la ferme et en même temps, je ne vais pas chercher à couper au milieu. bien que la perspective de devenir une grande libératrice de poissons en captivité soit tentante, je doute que cela n'amuse beaucoup les fermiers de Vilanova i la Geltru. quel nom bizarre franchement. Reste l'option de passer par la côte. Mais je ne suis pas convaincue: vagues de côté etc. Bof. En fait, à partir du moment où je décide de ne pas aller plus au large, je me dis que c'est assez idiot de continuer vers le Sud alors que le vent et les vagues ne se calment pas et que tout cela vient du secteur sud sud ouest justement. Cette ferme me barre la route, et est peut-être un signe. Quoi qu'il en soit. Il est 5h17, il fait encore nuit et je décide de faire demi tour. Si ça craint au Sud, alors je remonte vers le Nord. Je note ma décision sur le livre de bord du bateau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas agréable de faire demi-tour. Mais c'est très clair dans ma tête; je ne suis pas là pour me mettre en danger ni pour abîmer le bateau. vendredi soir Tanguy m'a dit  "il y a de l'instabilité et des orages, tu devras te fier à ton sens marin pour prendre les bonnes décisions" et là, mon petit sens marin me dit qu'il vaut mieux se mettre à l'abri. Il y a quelques ports sur la côtes. Mais je sais aussi qu'il y a un gros coup de vent dans deux jours, alors autant remonter jusqu'à Barcelone et attendre là-bas, une meilleure fenêtre météo. Je connais bien Barcelone, rentrer me semble être le meilleur choix. A 8h du matin, le jour est de retour, j'ai déjà bien avancé et je fais cap au Nord, au 0° tout rond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'appelle mon frère: "je vais bien, mais je rentre vers Barcelone. là je suis au niveau des collines du pratt. ça souffle encore fort, je préfère donc que l'on sache où je suis et quelles sont mes intentions de navigation". Il prend note et prévient le port. J'envoie aussi un message à Anna (Corbella) pour la prévenir aussi de ma position et intention de navigation. Le vent souffle toujours très fort, c'est un peu pénible. Mais je suis au portant maintenant, et aussi poussée par les vagues, donc c'est un peu plus confortable qu'au près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Navigation très calme" m'avaient annoncé les routeurs. Mouai. Je ne dirais pas "très calme". Mais bon, c'est comme ça. C'est la Méditerranée. On le sait. La réalité n'a pas toujours, voire rarement, rapport avec ce qu'annonçaient les fichiers. Les phénomènes météo se créent rapidement. Les nuages noirs que je voyais en étaient un signe. Surprise, suprise, voici la tempête. T'as pas le temps de partir, et bien tant pis, tu fais avec! "Salut Gérald! C'est Capucine. La nuit a été un peu plus rock'n'roll que prévu" je lui décris les conditions de la nuit "est-ce que tu vois quelque chose ce matin, j'aimerais rentrer à Barcelone, mais ça ne se calme pas vraiment là". Il n'en revient pas. "Il y a un BMS annoncé plus sud, tu as dû te le prendre... les fichiers n'indiquaient pas ça du tout, rentre vite à Barcelone car il y a une grosse cartouche mardi. Tiens moi au courant. Je vais voir avec Christian (Dumard) et Marcel (van Triest) et on refait un point quand tu seras au chaud." me dit Gérald avant de finir par un "Fais gaffe à ta peau".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent est fort, et ne me laisse pas beaucoup de répit, mais pour le moment ça va. Je suis contente que le jour revienne. A part pendant la demi seconde où j'ai entendu le bruit du gilet qui s'est ouvert à l'intérieur du bateau, je n'ai pas eu trop le temps d'avoir peur. En fait, dans une situation un peu tendue, il faut tout anticiper encore plus que quand tout va bien, et il faut être 'dessus' tout le temps, pas le temps d'avoir peur ou d'être inquiète, il me fallait bien agir et prendre les bonnes décisions. Je vide une dizaine de sceaux d'eau du bateau qui est désormais sec et un peu mieux rangé. Le pilote tient la barre, mais je barre autant que possible pour préserver les batteries. L'écoute du foc se libère du taquet, pas de temps à perdre, je m'approche de la dérive, pour récupérer le bout au niveau de la poulie. Pour plus de stabilité, je suis allongée sur le pont, récupérer l'écoute sous le vent n'est pas pratique, mais bon on s'adapte. A bord, je suis toujours attachée, la longe est reliée à la ligne de vie. Lors d'un déplacement de contrôle, j'ai oublié que j'étais accrochée et j'ai failli me casser la figure en voulant aller à l'avant du bateau, car la longe passe sous la dérive et se bloque au niveau du support de dérive, un auto croche patte, ça aurait été rigolo ça aussi. Cette longe est top, mais il faut toujours bien se placer car on a vite fait de s'emmêler les jambes dedans pendant les manoeuvres. Tout cela me réchauffe un peu mais je suis trempée, ce serait tout même sympa, si le vent se calmait un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu.. et bien non, beaucoup. Le vent tombe d'un seul coup et à 10h je relâche le ris. "quand on dit tout ou rien, tu ne fais pas semblant, chère Med!". Le soleil me réchauffe un peu, ce qui fait du bien. Je branche le pilote et m'installe tout à l'arrière, je m'endors tout en restant en veille, bercée par la houle qui pousse le bateau. Quelques minutes de sommeil qui me font du bien, une bonne petite sieste réparatrice. Un peu de pain et un carré de chocolat, je n'ai pas très faim, mais un peu de sucre ne me fera pas de mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 12h30, je reçois un appel de Paris. Au bout du fil, Olivier Avram, président de la classe mini me pose quelques questions, pour une vacation en direct du salon nautique de Paris. ça me fait plaisir de l'entendre et de parler de mini. Peu avant mon départ, on m'a proposé d'être "marraine" de l'édition 2012 de la course Les Sables Les Açores Les Sables, du circuit mini6.50. - &lt;a href="http://www.lessables-lesacores.com/article-655-CapucineaTrochetcauneamarraineadeac%C5%93ur" target="_blank"&gt;Article à lire ici&lt;/a&gt; - et j'ai accepté avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce petit coup de fil m'a fait penser au salon. ça fait exactement un an que j'ai rencontré TaraTari, un an aussi que l'on a pris un petit café avec Corentin en parlant de cette idée de "poursuivre l'aventure". Et voilà, aujourd'hui, je suis à bord du bateau, en route pour dessiner un sourire sur l'Atlantique! Je suis super contente. Du coup, pour fêter ça je ressors l'harmonica, et joue un petit air complètement inventé, qui ne ressemble à rien, mais super joyeux quand même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 13h, et le vent tourne, et après cette petite pause de trois heures, il se regonfle et souffle tout ce qu'il peut. Il doit vraiment avoir mal aux joues, à souffler comme ça. Et peut-être même mal à la tête. c'est l'effet Barbecue. Quand on souffle fort sur les braises, on a toujours la tête qui tourne, ça doit être pareil pour le vent. Un coup Sud, un coup Nord. ça tourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-_BhAcOP97s8/Tt1VmpAPW2I/AAAAAAAAAVs/PJazF5CygVw/s1600/IMG_6242.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-_BhAcOP97s8/Tt1VmpAPW2I/AAAAAAAAAVs/PJazF5CygVw/s320/IMG_6242.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;toute ressemblance avec un playmobil...&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Allez, je remets ma veste encore trempée et reprends un ris dans la gv. C'est notre tenue de combat. Et Tara Tari file, surfe sur la houle qui nous pousse vers Barcelone. C'est excellent! Je prends vraiment du plaisir. Belles sensations de glisse, bien que cela soit un peu sportif. Il est 16h et je rentre enfin à Barcelone. Une heure de virements de bords dans le port plus tard, je passe le pont du Port Vell à 17h. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24h en mer.. pendant lesquelles j'ai fait la connaissance d'un "phénomène" que j'ai appelé "Baston Labaffe". Parce que dans le jargon des marins une tempête se dit "baston" et que je me suis pris autant de baffes que de coups de poings par les vagues que si j'étais allée chercher des ennuis auprès d'une bande de loubards. - Et je sais ce que je dis en parlant de loubards, j'en suis, j'ai une arcade sourcilière en pleine cicatrisation pour le prouver. Enfin pour en revenir à notre ami Baston, il est aussi huluberlu que le personnage de bd qui s'appelle Gaston, tout aussi inconscient qui lui, des conséquences de ses actes pour son entourage. Baston Labaffe est lui aussi un éléctron libre qui n'en fait qu'à sa tête, qui est intelligent et invente toujours de nouvelles astuces qui surprennent tout le monde. Baston Labaffe vit en Méditerranée et ne prévient jamais avant d'intervenir pour chambouler vos plans. Sociable, il n'oublie jamais de saluer toute personne croisée sur son passage. Point faible de son caractère, il postillonne. Le mieux est donc de rester un peu à l'écart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup après ces 24h de rodéo, je suis de retour à Barcelone! En attente d'une fenêtre plus douce pour descendre vers Alicante. Tant pis pour le retour au port, je suis contente d'avoir pris cette décision et contente de voir que Tara Tari n'a finalement pas trop souffert lors de cette rencontre avec Baston Labaffe. J'ai pu ramener le bateau et le 'bonhomme' au port, et tout le monde va bien, c'est le principal. Quand ça ne passe pas, ça ne passe pas. Il faut savoir être patient, c'est aussi ça la vie en mer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère m'a préparé un bon repas, bien chaud, et j'ai dormi 13h dans un bon lit, bien au chaud. &lt;br /&gt;Le bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-1391373993344712217?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/1391373993344712217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/baston-labaffe-barcelone-alicante.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1391373993344712217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/1391373993344712217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/baston-labaffe-barcelone-alicante.html' title='Baston Labaffe.  Barcelone - Alicante'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-xpEuBhQURoo/Tt0Zlu1T6zI/AAAAAAAAAU8/mYln3A5nH4Y/s72-c/d%25C3%25A9part1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-2529353829649957380</id><published>2011-12-05T10:57:00.000-08:00</published><updated>2011-12-05T11:10:30.096-08:00</updated><title type='text'>Départ de Barcelone</title><content type='html'>Samedi 3 décembre. Cap sur Alicante! La fenêtre météo est courte mais semble bonne pour passer et continuer la descente le long des côtes espagnoles. Il est 15h et je vais quitter Barcelone dans des conditions bien agréables. Tout va bien, tout va mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-tD4PhGu-26I/Tt0RNwgu7rI/AAAAAAAAAU0/Rn-LEijDS-0/s1600/portvell.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-tD4PhGu-26I/Tt0RNwgu7rI/AAAAAAAAAU0/Rn-LEijDS-0/s320/portvell.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tara Tari au vieux port de Barcelone&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Je dis tout va mieux parce qu'hier soir, j'avais le ventre  un peu noué. C'est un peu la même chose avant tout départ du ponton. Un petit stress certainement utile. "Est-ce que j'ai fait tout ce que je devais faire?" je lis et relis la liste des choses "à faire à La Ciotat"&amp;nbsp; - enfin le La Ciotat est barré au crayon par un "Marseille" lui même raturé au profit d'un "Barcelone". Bref, je sens que la liste va me suivre un moment, car je note "Alicante" dans le coin de la page. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un point avec Gérald et  Bernard, mes routeurs, un autre avec Tanguy Leglatin, mon entraîneur  en  mini qui est toujours de bons conseils. J'ai passé la soirée à préparer ma nav. Identification sur la carte des ports qui pourraient être de bons  abris en cas de dégradation météo, ou  encore des obstacles qui se  trouvent sur la route, et puis petit tour d'inspection du bateau. Tout est ok mais je n'ai pas très bien  dormi. La  nuit a été froide dans le bateau, et bruyante aussi. Un  vendredi soir à  Barcelone, même en décembre, il y a toujours des  touristes alcoolisés  qui sautent dans l'eau du port à 3h30 du matin en  criant le froid et  l'ivresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, mon amie la navigatrice Anna Corbella vient  me dire au revoir sur le  ponton, c'est super sympa de la voir. Nous avons déjà pas mal navigué  ensemble, en mini mais surtout lors du Mondial40, en juillet 2010, à  Gijon, en Espagne. Anna est la première femme espagnole à avoir fait la  mini transat, et aussi à avoir fait le tour du monde à la voile et en  course. C'était il y a un an, lors de la Barcelona World Race. Depuis,  Anna est une vraie star ici. Mais elle est toujours la même, simple,  sympa et rigolote. Nous discutons un peu. Elle se prépare pour une saison en figaro et une transat ag2r. Aussi, je lui explique que je ne me sentais pas très bien hier soir et que je me suis demandée quatorze mille fois dans la nuit si "j'étais capable de faire tout ça". Elle me rassure en m'expliquant qu'à chaque fois qu'elle part en mer, il lui arrive la même chose, que c'est tout à fait normal de ressentir cela. "Partir trop confiant ne serait pas bon, tu ne crois pas?" me dit-elle avec le sourire réconfortant de la bonne copine. De toute façon ça ira mieux une fois partie, c'est toujours comme ça. "Disfruta!" (&lt;i&gt;savoure!&lt;/i&gt;) me dit-elle en me disant au revoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-opdg_T5Touw/Tt0FuntAtjI/AAAAAAAAAUk/sCeGYFBEX9Y/s1600/annacorbella.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="209" src="http://3.bp.blogspot.com/-opdg_T5Touw/Tt0FuntAtjI/AAAAAAAAAUk/sCeGYFBEX9Y/s320/annacorbella.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Anna Corbella, star de la voile espagnole, accueille TaraTari à Barcelone&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Mes parents ont du repartir hier, mais ce  samedi matin mon  frère et Alejandro, le papa de sa femme,  m'accompagnent pour les  dernières préparations d'avant départ. Et c'est  Noël avant  l'heure, Jérôme qui a déjà sponsorisé une partie de mon  avitaillement  m'offre ce matin une VHF portable de compét' pour  remplacer la mienne,  défaillante, ainsi que des cartes marines. Tout  est prêt et nous  déjeunons rapidement tous les trois au "Maritim" qui  m'accueille comme  si j'étais membre du Club. Et puis nous partons tous les trois sur l'eau.  &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-DadRCqFRToo/Tt0LFJC2wEI/AAAAAAAAAUs/jsMBgAUF8BM/s1600/alejandro.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="226" src="http://4.bp.blogspot.com/-DadRCqFRToo/Tt0LFJC2wEI/AAAAAAAAAUs/jsMBgAUF8BM/s320/alejandro.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Merci à Alejandro y Clara pour leur aide et leur accueil!&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;"Je viens d'être papa, donc ce n'est pas possible là, mais j'aurais bien aimé t'accompagner sur une étape!" me dit mon frère qui est avec moi à bord de Tara Tari pour la sortie du port. Moi aussi j'aurais bien aimé! C'est super de voir mon frère à bord: il a un sourire grand comme ça! Il faut dire que des aventures et des expéditions, on en a vécu de belles, ensemble, en montagne. Jérôme a fait le tour du monde avant de poser son baluchon à Barcelone... Tara Tari le fait rêver, et nous nous promettons de vivre bientôt une prochaine aventure du genre.&lt;br /&gt;Jérôme partage avec moi ce premier bord et puis voilà, la suite, c'est en solo. On se sert fort dans les bras et il repart à bord du zodiac du Maritim. &lt;br /&gt;Et je me retrouve seule avec TaraTari, heureuse et détendue... cap sur de nouveaux horizons!&lt;br /&gt;Merci Jérôme pour ces quelques images!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-247cf5b08257134" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v9.nonxt4.googlevideo.com/videoplayback?id%3D0247cf5b08257134%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D1346AF77D060C7EAF8FD8D5080EA6F0712A37F0E.1953FB8785BBDD3B7CD13D81DAE5EA4E97B857DB%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D247cf5b08257134%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DD3f0pSy233NPVBNQE_QnZiGny_c&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v9.nonxt4.googlevideo.com/videoplayback?id%3D0247cf5b08257134%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1332428753%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D1346AF77D060C7EAF8FD8D5080EA6F0712A37F0E.1953FB8785BBDD3B7CD13D81DAE5EA4E97B857DB%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D247cf5b08257134%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DD3f0pSy233NPVBNQE_QnZiGny_c&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;qu'il est beau, ce petit voilier qui s'éloigne.... &lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-2529353829649957380?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/2529353829649957380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/depart-de-barcelone.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2529353829649957380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/2529353829649957380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/depart-de-barcelone.html' title='Départ de Barcelone'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-tD4PhGu-26I/Tt0RNwgu7rI/AAAAAAAAAU0/Rn-LEijDS-0/s72-c/portvell.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-530534722510244841</id><published>2011-12-02T06:00:00.000-08:00</published><updated>2011-12-04T13:09:10.426-08:00</updated><title type='text'>Olivia familia Barcelona</title><content type='html'>Samedi 26 novembre. Il doit être 16h30 environ et Tara Tari arrive à Barcelone.&lt;br /&gt;A Barcelone, où j'ai grandi, à Barcelone où vit toujours l'un de mes trois frères. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-mbfLjog9fjo/TtjNrtBnqaI/AAAAAAAAATs/7AJZarUqqCw/s1600/barcelona.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-mbfLjog9fjo/TtjNrtBnqaI/AAAAAAAAATs/7AJZarUqqCw/s320/barcelona.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tara Tari arrive à Barcelone, le 26 novembre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Mon frère justement, et ma belle soeur attendent un petit bébé. La naissance est prévue pour le 16 décembre, un peu dommage car à quelques semaines près, j'aurais pu la connaître. Mon frère, Jérôme, pensait venir m'accueillir à mon arrivée ici, mais mon téléphone n'a plus de batterie et je ne le vois pas sur le quai. Le temps de remplir les papiers d'arrivée, et de ranger le bateau, je profite d'une prise inoccupée sur le port pour recharger un minimum mon téléphone. Je l'appelle, et il me dit en décrochant "Capucine! Le bébé est né! il y a à peine 3 heures, à 16h30! Tu es arrivée quand"&amp;nbsp; "Il y a trois heures moi aussi"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tara Tari est arrivé à l'heure où ma petite nièce est née. La petite Olivia était certainement pressée de voir Tara Tari - je la comprends. Et Olivia a vu Tara Tari. Aujourd'hui, alors qu'elle n'a que 6 jours, Olivia a fait sa première sortie au grand air de la vie, et c'était pour venir voir le bateau....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-WCPWUbUO76k/TtjPbFNO1MI/AAAAAAAAAT0/yhXEjEQTVZ8/s1600/olivia.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-WCPWUbUO76k/TtjPbFNO1MI/AAAAAAAAAT0/yhXEjEQTVZ8/s320/olivia.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Née le 26 novembre, Olivia, petite aventurière a rencontré Tara Tari, à l'âge de 6 jours&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-bwPFqOUqinM/TtjYoduBwZI/AAAAAAAAAT8/7qZ1KYMrlSQ/s1600/photofamilleOlivia.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-bwPFqOUqinM/TtjYoduBwZI/AAAAAAAAAT8/7qZ1KYMrlSQ/s320/photofamilleOlivia.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tara Tari et Olivia auront une date en commun, merci aux parents!&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Voilà. Ce petit mot pour remercier la vie et les belles 'ondes' de Tara Tari qui ont rendu cela possible. Cette escale restera un superbe souvenir, émouvant et familial. Entourée de mes parents, de mon frère et ma belle soeur, je me suis préparée à la suite de l'aventure que je vais vivre en solitaire désormais.&lt;br /&gt;Mon père m'a offert un couteau, mon frère un harmonica... me voilà bien équipée! Et mes autres frères,&amp;nbsp; au téléphone, heureux, ont été vraiment touchants.&lt;br /&gt;En me disant au revoir ce matin, ma mère m'a dit, émue mais sereine et souriante "alors on se revoit bientôt! enfin, un jour.. quelque part! et d'ici là, sois heureuse!" Elle avait un si joli sourire.&lt;br /&gt;Promis, maman. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ponton d'émotions et de tendresse. Elle super top ma famille.&lt;br /&gt;Il y a plein de choses à raconter de cette escale barcelonaise, mais le plus fort restera l'arrivée de ce tout petit bébé qui pèse 2.3kg et qui aura commencé sa vie auprès de Tara Tari. Quelle heureuse coïncidence. C'est fou, quand on y pense.&lt;br /&gt;Belle vie à toi, petite Olivia!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repars de Barcelone demain matin, soit samedi 3 décembre. Je profite d'une bonne fenêtre météo qui devrait me permettre de filer direct vers Alicante. En solitaire cette fois. ETA dans 6 jours, si tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci la vie, merci Tara Tari *&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-530534722510244841?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/530534722510244841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/olivia-familia-barcelona.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/530534722510244841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/530534722510244841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/olivia-familia-barcelona.html' title='Olivia familia Barcelona'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mbfLjog9fjo/TtjNrtBnqaI/AAAAAAAAATs/7AJZarUqqCw/s72-c/barcelona.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-8044448471277991830</id><published>2011-12-01T01:47:00.000-08:00</published><updated>2011-12-02T07:44:16.108-08:00</updated><title type='text'>Pétole, la contre attaque. Marseille - Barcelone.</title><content type='html'>Vendredi 25 novembre. "C'était top, Tara Tari a surfé une bonne partie de mon quart! magique!" le soleil se lève à peine et mon quart se termine. Je transmets les infos cap, vitesse et position à Maxime qui prend la relève. Le Cap Creus passé dans la nuit, il n'y a plus qu'à descendre le long de la côte pour arriver à Barcelone. Demain si tout va bien. Une heure et demi de sommeil plus tard, je me réveille. Dehors, j'entends Maxime râler. Il affale la GV, râle encore. "ça ne va pas?" je sors un peu inquiète. "Le vent est tombé cinq minutes après le début de mon quart, on n'a pas avancé, ça me rend dingue. Surtout que tu m'as passé la barre en me disant que tu avais passé deux heures à surfer!" En même temps je comprends. ça fait plusieurs fois déjà que j'ai du vent pendant mes quarts alors que Maxime n'en a pas. J'avais proposé à Maxime d'embarquer car je le savais très calme et patient - ce qu'il est très important de savoir être à bord de Tara Tari - et le sentir arriver aux limites de sa patience me fait un peu culpabiliser. Entre deux flop flop des voiles à l'amure indécise, Maxime me confie"j'en ai fait des navs, mais là, c'est vraiment éprouvant cette pétole". Il disparaît dans le bateau, s'endort, las. Flop flop, fait le foc. Vite, il faut que je trouve la parade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-FJXc_A2_HrA/TtdLkvoSkRI/AAAAAAAAATY/PVDcD1WWM48/s1600/maxime.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-FJXc_A2_HrA/TtdLkvoSkRI/AAAAAAAAATY/PVDcD1WWM48/s320/maxime.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Maxime&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Raconter une nav, c'est sympa, mais j'imagine qu'au bout de cinq récits de description de la force du vent, de l'état de la mer et de mes compliments plein de superlatifs dédiés au bateau, ça va peut-être devenir lassant. Pas simple, de tenir un blog de récit de mer. Il faut que je procède autrement, par thème peut-être. Je pourrais parler de la Costa Brava, des thons qui sautent par centaines autour du bateau, ou encore de l'odeur des pins de la côte qui arrivait à bord, mais non. La pétole sera le thème de cette arrivée espagnole. Quoi que la pétole, il n'y a pas grand chose à en dire. C'est assez unanime. Elle est usante, fatigante et manque très nettement d'intérêt. "Débat stérile!" reprocherait-on si la pétole était abordé lors d'un face à face politique.&lt;br /&gt;Oui, mais non. Le truc, c'est que comme pour tout ce qui énerve - et la pétole énerve - il faut arriver à se maîtriser et ne pas perdre ses moyens. En ayant une autre approche de la chose, la pétole peut même devenir un moment de récréation à bord du bateau. Quelques exemples de contre attaque, vécus à bord de Tara Tari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les activités classiques de type lire un livre, manger un bout de mimolette (j'adore la mimolette), coudre un pavillon, dormir, il y a :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;1 - La boîte à pompe&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-oPayG3yeSGY/TtZ8h5GmSmI/AAAAAAAAASo/2Kxx87oeZes/s1600/pompe.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-oPayG3yeSGY/TtZ8h5GmSmI/AAAAAAAAASo/2Kxx87oeZes/s320/pompe.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Offerte et conçue par Guillaume et Anaïs à Marseille, la Boîte à pompe est une occupation de rêve. Elle permet de se muscler le bras, puis l'autre bras si on veut changer de temps en temps, tout en vidant l'eau du bateau. Un bout du tuyau dans le bateau, l'autre vers la mer, la pompe aspire l'eau située dans le bateau et la rejette vers la mer l'activité est simple et sympa (mais attention à ne pas inverser les tuyaux). Sur l'illustration ci-dessus, on note que je mets ma main gauche en appui mais l'opération marche aussi en calant son pied - et de fait sa pompe - dans le boîtier de support. Pratique, la boîte à pompe est légère et peut être utiliser à différents endroits. En cas de pétole de plus de 48h, possibilité de se défouler en plaçant les deux embouts du tuyau dans la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2 - Ombre chinoise&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-y8Qazo17qcs/TtaA9klhvTI/AAAAAAAAASw/bzet8zeCdAU/s1600/ombrechine.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-y8Qazo17qcs/TtaA9klhvTI/AAAAAAAAASw/bzet8zeCdAU/s320/ombrechine.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;j'ai essayé de représenter Tara Tari avec mes mains&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Sympa à faire quand le soleil brille et que l'on a la possibilité d'ouvrir un peu la grand voile. Enfin c'est sympa quand on est deux sur le bateau. Seule, se sera plus compliqué. &lt;br /&gt;Quand je me suis cachée derrière le mât et que j'ai demandé à Maxime de deviner ce qu'il voyait en ombre derrière la GV, il a d'abord rigolé, puis a tenté de deviner. Il a trouvé le "papillon" ou plus difficile encore un "oiseau qui s'est pris un hauban en vol" et a eu l'oeil de reconnaître Tara Tari que j'ai tenté de représenter entrain de naviguer - il a juste ajouté à sa réponse un "sauf que tu le fais avancer là, le bateau" à voix basse que j'ai entendu.&lt;br /&gt;Le jeu des ombres est sympa, classique mais indémodable. Possible les jours ensoleillés.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;3 - Preum's risée&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-k5GZ_lb1eIA/TtaEYY3TS7I/AAAAAAAAAS4/EVW_BNty8Ng/s1600/risee.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-k5GZ_lb1eIA/TtaEYY3TS7I/AAAAAAAAAS4/EVW_BNty8Ng/s320/risee.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;le premier qui voit la risée a gagné&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Voici un petit jeu qui demande de la vivacité et un sens de l'observation bien développé. Le principe est simple, il faut que les participants surveillent attentivement la surface de la mer lisse. Le premier qui voit l'eau froissée par un souffle de vent doit dire "Risée!" et gagne un point. Le vainqueur est celui qui obtient le plus grand nombre de points. Ce jeu a la qualité de faire vivre l'espoir de voir le vent revenir pour de bon. Se joue à plusieurs mais aussi solitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;4 - Dames solaires &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-7MdMUv82bvg/TtdER7prGEI/AAAAAAAAATA/hmXdFPKMdQQ/s1600/dames.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-7MdMUv82bvg/TtdER7prGEI/AAAAAAAAATA/hmXdFPKMdQQ/s320/dames.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;jeu de dames improvisé sur un panneau solaire&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Idéal à deux, ce jeu de dames solaires a été un super moyen d'oublier la panne de vent. Mais il faut attendre le coucher du soleil pour pouvoir y jouer, c'est à dire l'heure ou le panneau ne bosse plus trop. Le panneau solaire est quadrillé, alors je me suis dit que c'était parfait pour jouer aux échecs, mais par facilité, nous avons choisi de jouer aux dames. Dans le bateau, je n'ai pas une boîte pleine de vieux boutons comme il y avait chez ma grand-mère, mais il y a une boîte pleine de visserie dans laquelle je trouve mon bonheur. Maxime, tu prends les grosses vis rouillées, et moi les petites qui ont de la peinture orange. Nous délimitons la surface de jeu, et voilà, le tour est justement joué. Nous nous sommes lancés dans une super partie... que j'ai gagné de justesse. Les règles ne sont pas très compliquées. La seule difficulté se trouve au moment d'empiler les deux vis, quand on arrive chez l'adversaire; on comprend alors le choix des inventeurs qui ont préféré utiliser des jetons plats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;5- Flou de nuit&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-t4YtV2MNjJY/TtdHnWKwduI/AAAAAAAAATI/zzaao1MNK2Y/s1600/ferry.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-t4YtV2MNjJY/TtdHnWKwduI/AAAAAAAAATI/zzaao1MNK2Y/s320/ferry.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;tentative la mieux réussie &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Ce jeu de nuit est assez difficile. Le concept: prendre la photo la moins floue possible d'un bateau croisé la nuit. Les ferrys sont les bateaux les plus rigolos à photographier, car plein de lumières. Il ne faut pas passer trop loin de l'élément à photographier histoire de mettre toutes les chances de son côté. Il y a de nombreux bateaux du genre aux alentours de la touristique Barcelone, donc le cadre se prête parfaitement à ce jeu. Il faut de la patience et une harmonie totale avec la houle qui ne facilite pas le truc. Les règles stipulent que l'on a le droit à trois essais chacun. Et vendredi soir, c'est Maxime qui a gagné en réalisant le cliché ci-dessus, à une trentaine de milles de Barcelone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;6 - Remorque moi si tu peux&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xWec2-yeXjY/TtdJv_RqdvI/AAAAAAAAATQ/BDdnO5TBFPs/s1600/remorq.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-xWec2-yeXjY/TtdJv_RqdvI/AAAAAAAAATQ/BDdnO5TBFPs/s320/remorq.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Alors là, on change de catégorie. Cette activité en 3D fait appel à de nombreux sens et est très utile quand on ne veut pas passer la nuit à 500 mètres de l'entrée du port. 1- Arriver à croiser un voilier qui veut aussi entrer dans le port, mais sans utiliser la VHF, car si le voilier ne s'arrête pas, il faut ramer. 2- demander dans la langue du pays s'ils peuvent nous aider (castillan ou catalan au choix). 3- Faire de belles pattes d'oie et bien nouer les bouts au niveau des supports de dérives pour ne pas tout arracher lors du remorquage. 4- Bien barrer pour suivre le bateau remorqueur. Tout un programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà... et comme ça, l'air de rien, nous sommes arrivés à Barcelona!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Maxime pour ta compagnie, bravo pour ta patience. Bon retour en France!&lt;br /&gt;Voici une petite chanson que nous avons chanté pendant de lononononongues heures devant Sète, en souvenir de notre plan de contre attaque - pétole!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/IolaID78ylg" width="560"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viva Barcelona!!&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-8044448471277991830?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/8044448471277991830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/petole-la-contre-attaque-marseille.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/8044448471277991830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/8044448471277991830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/12/petole-la-contre-attaque-marseille.html' title='Pétole, la contre attaque. Marseille - Barcelone.'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-FJXc_A2_HrA/TtdLkvoSkRI/AAAAAAAAATY/PVDcD1WWM48/s72-c/maxime.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-4352760121830028551</id><published>2011-11-30T01:13:00.000-08:00</published><updated>2011-12-13T15:11:16.649-08:00</updated><title type='text'>Caresser le Lion. Marseille - Barcelone</title><content type='html'>Mardi 22 novembre. Belle escale, beau départ. Jusqu'au dernier moment Marseille aura fait les choses en grand et en beau. Mais j'avoue, je suis contente de repartir en mer. Les 15h de nav entre La Ciotat et Marseille ont eu un goût de trop peu, de trop court qui rend ce nouveau départ grisant. La météo dicte mes escales et il m'a fallu attendre quatre jours ici. Gérald et Bernard, mes routeurs, sont ok, la fenêtre est bonne et le départ possible. Sur l'eau, 15 - 20 noeuds de vent de secteur Nord Nord Est. Parfait. Tara Tari s'éloigne, file fièrement laissant derrière lui, la ville grouillante, les cigales qui ne chantent pas l'hiver, l'huile d'olive, l'OM, le romarin et l'archipel du Frioul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-7JhSMsylL7E/TtUCIvZN06I/AAAAAAAAARI/Qu1v0y7cEko/s1600/IMG_6221.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-7JhSMsylL7E/TtUCIvZN06I/AAAAAAAAARI/Qu1v0y7cEko/s320/IMG_6221.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;départ de Marseille le mardi 22 novembre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Cap à l'Ouest. A l'Ouest, oui, et non pas au Sud-Ouest. Bien que la fenêtre semble correcte, les dégradations surprises sont une réalité trop réelle et représentent un risque trop risqué. Longer la côte et contourner le Golfe du Lion; ce n'est pas la route la plus courte mais certainement le chemin le plus prudent pour arriver jusqu'à Barcelone. Et puisqu'il s'agit de partir en sécurité, pour ce passage délicat, nous serons deux à bord; Maxime Dreno m'accompagnera jusqu'à la ville catalane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Golfe du Lion. Rien qu'au nom, on comprend que l'on n'est pas là pour rigoler. La comparaison avec l'animal ne date pas d'hier. A l'époque où l'on parlait latin on l'appelait déjà Mare Leonis. Cette comparaison est due au fait que cette partie de la mer est aussi  dangereuse qu'un lion, car elle connaît des vents violents et soudains  qui menacent les bateaux. Je n'invente rien, c'est ce que l'on peut lire dans le dictionnaire français de noms de lieux de Deroy et  Mulon ou encore dans l'Encyclopédie française de Diderot et Alembert. C'est dire!&lt;br /&gt;Tout le monde m'a mis en garde sur cette partie de mer "Ne cherche pas à le traverser même si tu penses que c'est bon". N'ayant jamais dompté de fauves, je ne vais pas commencer maintenant. Voici la route prévue et parcourue à bord de Tara Tari :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-fXOK3fgedI0/TtXQ3f5c9LI/AAAAAAAAARo/iqmDjRBjd4o/s1600/carteGolfeLion.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="244" src="http://3.bp.blogspot.com/-fXOK3fgedI0/TtXQ3f5c9LI/AAAAAAAAARo/iqmDjRBjd4o/s320/carteGolfeLion.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;de Marseille à Bacelone, attention au Golfe du Lion&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;La tempête des derniers jours a soulevé la mer. Poussé par la grosse houle venue du Sud, Tara Tari ne mérite pas les incessantes petites claques des vagues du Nord-Est et de surface qu'il se prend dans la coque. C'est pénible. On aurait dû lui dire, à la Med, que le jeu c'est "mots croisés", et non pas "mer croisée". Ce phénomène connu, n'est pas très intéressant à vivre. La houle pousse dans un sens mais la mer est, en surface, recouverte de petites vagues qui vont, elles, dans le sens opposé. Concept artistique. Mais là, bord d'un petit voilier de pêche comme Tara Tari, je n'ai pas envie de jouer les artistes. Chevauchée maritime, j'espère que la bateau ne souffre pas trop. Chère Méditerranée, s'il te plaît, cesse ta croisade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'eau est plus chaude que la terre, alors à l'heure où les terriens dorment, une brise nocturne s'installe. Une autre habitude du coin, je prends note de ces phénomènes, bons repères pour les jours de mer à venir. La brise, en digne gardienne de nuit, a le mérite de nous faire parcourir des milles sans trop de difficulté. Nous fonctionnons pas quart de deux heures. Il est 3h du matin quand je viens relayer Maxime, le bateau est un peu trop sur la tranche à mon goût et je prends un ris dans la grand voile. Prendre un ris, c'est à dire réduire un peu la toile, permet de gagner un peu en stabilité sans pour autant perdre en vitesse. Tout va bien à bord. La Camargue est bien sombre, sans pollution lumineuse dans cette nuit noire. L'obscurité est un bon moyen de jauger la présence humaine sur ces morceaux de nature sauvage. La lune se lève timidement, montre un petit croissant tout fin vers 4h du matin. 4h du matin, déjà. La nuit se passe bien, se passe vite. Le vent soutenu a porté Tara Tari vers le 270° à bonne allure.. au petit matin, nous avons déjà parcouru près de 70 milles! Excellent! Bravo petit bateau!&lt;br /&gt;Le soleil levé commence à me réchauffer, le ris libéré, Tara Tari avance doucement et ce matin, la barre dans une main, je tourne, de l'autre, les pages d'un bon petit livre. Et je savoure ce temps en mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-XEXNlI2RbEk/TtUObJh72vI/AAAAAAAAARQ/TUlhIwGtEgM/s1600/IMG_6228.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-XEXNlI2RbEk/TtUObJh72vI/AAAAAAAAARQ/TUlhIwGtEgM/s320/IMG_6228.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en Med, et comme la légende n'en est pas une, le vent passe du tout au rien. Il est 9h du matin et le vent tombe. Mais tombe vraiment. Genre même pas un petit soupir de rien du tout. La mer s'est endormie. Lisse, elle s'efface au profit du grand ciel bleu qui se reflète en surface. Jeunesse de la journée, pas une ride sur l'eau. Tara Tari est là, se tient sagement sur ses dérives et ne bouge plus. A trois milles de Sète, c'est la pause. Les heures passent, pas la pétole. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pétole. Autre concept artistique maritime. La pétole, c'est le mot que l'on donne à l'absence totale de vent... Et l'absence de vent, à bord d'un bateau à voile, c'est assez éprouvant. Les voiles sont lasses. Le bateau tourne en rond, au gré d'on ne sait quoi. Parfois il vaut mieux affaler, attendre que ça passe. Ne pas relever que l'étrave pointe vers la direction opposée. Parfois aussi, certains allument le moteur pour se dépatouiller de cette glue naturelle. Le moteur. Sujet encore un peu tabou à bord. (je n'arrive toujours pas à le démarrer..) Aux grands maux, grands moyens: Et si je sortais les rames offertes par les gars du port de Marseille?! Allez, j'essaie. &lt;br /&gt;Maxime se réveille d'une sieste, rigole, prend l'autre rame et aussi le GPS portable, pour voir si notre vitesse augmente. Yes! ça marche. 1 noeud indique le GPS complaisant, l'étrave vers l'Ouest, nous sommes à fond. En tout cas nous l'étions, au début.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-q8hVJ2wSsnk/TtUU8Z66EuI/AAAAAAAAARY/ifZP81HUT94/s1600/P1030681.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-q8hVJ2wSsnk/TtUU8Z66EuI/AAAAAAAAARY/ifZP81HUT94/s320/P1030681.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;panne de vent au large de Sète&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;12h. Sans rire. 12h de pétole à ne pas avancer. Test de patience. Englués devant Sète, nous chantons pour nous distraire et rythmer les coups de pagaies. Quelques chansons de Georges Brassens qui est enterré à Sète, notre manière à nous de lui rendre hommage. Enfin j'espère qu'il l'aura pris comme ça, parce que les chansons de Brassens sont dures à chanter. Mais ce qu'il y a de bien, au large de tout, c'est que tu as le droit de chanter faux sans que cela ne gêne qui que ce soit. Soupir. Nous rions, car là encore l'humour est un bon remède. La nuit tombe et il n'y a toujours pas de vent. Je commence à en avoir plein les bras, moi, de ramer. Sous ses airs de kayak, Tara Tari n'en est pas un, et n'avance pas super vite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit arrive et normalement, si tout est logique, elle devrait avoir le vent pour compagnon de virée nocturne. Mais la lumière est éteinte et toujours pas de vent. Tour d'horizon. Quelle étrange ambiance. Le ciel, marron foncé, est au loin, tout noir. L'eau est toujours aussi lisse. Il n'y a pas un bruit, et une petite brume fait de ce décor, le cadre parfait d'un tournage de film de pirates. Il se passe quelque chose. Quelque chose de menaçant. Rien qui ne m'inspire l'envie de chanter encore. Même pas peur mais bon, le calme est trop calme. Je décide d'envoyer un petit message à Gérald lui expliquant la situation. Gérald me répond aussitôt... "le vent va se lever. Force 7". Ok, merci de l'info, "je file me mettre à l'abri à Sète alors". Le vent est revenu, et nous enchainons les virements pour entrer au port. Mais un nouveau petit message de Gérald arrive "si tu es vraiment devant Sète alors c'est bon, ça bastonne un peu plus au sud, tu devrais pouvoir passer". Je réfléchis, lis le message à Maxime. "C'est trop bête de s'arrêter à Sète, je suis d'avis de continuer, en restant près de la côte, on pourra toujours aller s'abriter plus loin, au Cap d'Agde ou à Valras Plage" Maxime est ok. "Alors on continue!" je suis ravie et préviens aussitôt Gérald. Et c'est ainsi que nous poursuivons notre route. Le vent est fort, la mer courte et croisée mais la navigation est cependant tout à fait praticable. Un ris dans la GV et Tara Tari prend sa revanche sur la journée passée à l'arrêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuit et jour, on file au portant jusqu'au moment où il a fallu mettre le clignotant à gauche, vers le Sud, car à force d'aller vers l'Ouest, Tara Tari est arrivé aux pieds des Pyrénées. C'est super de voir ainsi, les montagnes enneigées.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-qTmaCP6aQL4/TtVW09E5MjI/AAAAAAAAARg/39c6Yqp-LeY/s1600/P1030709.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-qTmaCP6aQL4/TtVW09E5MjI/AAAAAAAAARg/39c6Yqp-LeY/s320/P1030709.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;dessert paradoxal au pied des Pyrénées &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;10-15 noeuds prévus pour les trois prochains jours, et au portant: les conditions rêvées pour passer le redouté Cap Creus. Gérald me confirme que c'est ok pour continuer vers Barcelone. youpi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cap Creus est le premier passage un peu chaud de mon périple. Il s'agit du point le plus à l'Est de la péninsule ibérique. Promontoire abrupt et rocheux de 672 m d'altitude, le Cap Creus a inspiré le peintre Salvador Dali de l'un de ses tableaux, «&amp;nbsp;Le Spectre du sex-appeal&amp;nbsp;» (1934), mais n'inspire en revanche toujours pas les marins, qui redoutent les grosses vagues et le vent fort qui caractérisent le passage du dit Cap. "Creus" signifie Croix en Catalan, ça a peut-être un rapport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KOweNbngLQk/TtXutI-l27I/AAAAAAAAASY/KX8sFFJOrCE/s1600/creus.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-KOweNbngLQk/TtXutI-l27I/AAAAAAAAASY/KX8sFFJOrCE/s320/creus.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nous passons Creus de nuit, alors je n'aurais vu de lui qu'une silhouette de roches et le feu de son phare qui se  trouve à plus de 87 m d'altitude, et dont la lumière peut être perçue à une distance de 34 milles. Par chance, les conditions sont bonnes, et nous passons sans difficulté ce passage clé. Quelques empannages et hop, le cap est passé. Tara Tari glisse désormais au portant le long des côtes espagnoles. Le soleil se lève, la Costa Brava est superbe. Le bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-CBlYe4eDTbI/TtXV79cDMJI/AAAAAAAAARw/_CJxUAm4iEw/s1600/costa+brava.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-CBlYe4eDTbI/TtXV79cDMJI/AAAAAAAAARw/_CJxUAm4iEw/s320/costa+brava.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tara Tari arrive en Espagne&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;L'Espagne. Il est temps de penser au "pavillon de courtoisie" qu'il faut hisser à tribord. Il s'agit du pavillon des eaux territoriales dans lequel se trouve le bateau, c'est une règle obligatoire en mer et ça sent donc l'atelier couture à bord de Tara Tari. Dans le petit sac en coton plein de pavillons, je prends le pavillon Roméo qui devrait faire l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Es5sh2Urw_Y/TtXXzYgDGCI/AAAAAAAAAR4/M9PBg9Y8Apk/s1600/Image+13.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-Es5sh2Urw_Y/TtXXzYgDGCI/AAAAAAAAAR4/M9PBg9Y8Apk/s1600/Image+13.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Le pavillon "R" Roméo signifie, seul, "Reçu" ou encore "j'ai reçu votre dernier message"&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-0jtpaeQgqzA/TtXajCAX6mI/AAAAAAAAASI/mEEjLZ8sDpg/s1600/R.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-0jtpaeQgqzA/TtXajCAX6mI/AAAAAAAAASI/mEEjLZ8sDpg/s320/R.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;un peu de couture&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ewb_u9Z2Qzg/TtXazg8nU9I/AAAAAAAAASQ/hgSNuy4oyxo/s1600/Rfini.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-ewb_u9Z2Qzg/TtXazg8nU9I/AAAAAAAAASQ/hgSNuy4oyxo/s320/Rfini.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;et voilà!&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Perfecto tout ça! Et il n'y aura qu'à découdre pour retrouver Roméo. Rien ne se perd, rien ne se créé tout se transforme, disait notre ami Antoine de Lavoisier. C'est valable aussi pour les pavillons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Après 3 jours de mer, il ne reste plus que quelques milles pour arriver à Barcelona. C'est une belle étape de faite. Comme quoi, il ne faut pas tenter l'impossible. Ne pas provoquer le Lion, le caresser, dans le sens du poil et passer ainsi sans péril. En l'abordant ainsi, le Golfe du Lion aura eu des airs de Lionceau. De ceux qui vous chante "Akunamatata... tu vivras ta vie, sans aucun souci...."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore 2 jours le long de la Catalogne, pour une ETA samedi. Tout va bien à bord, l'ambiance est au top et Tara Tari n'a pas un petit bobo à soigner! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A très vite pour la suite du récit! &lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="goog_184606481"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="goog_184606482"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-4352760121830028551?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/4352760121830028551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/caresser-le-lion-marseille-barcelone.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/4352760121830028551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/4352760121830028551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/caresser-le-lion-marseille-barcelone.html' title='Caresser le Lion. Marseille - Barcelone'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-7JhSMsylL7E/TtUCIvZN06I/AAAAAAAAARI/Qu1v0y7cEko/s72-c/IMG_6221.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-678996387718533792</id><published>2011-11-28T05:20:00.000-08:00</published><updated>2011-11-28T16:55:22.177-08:00</updated><title type='text'>Heraclitus - rencontre à Marseille</title><content type='html'>Lundi 21 novembre. Tout est prêt et je vais reprendre la mer demain puisqu'une fenêtre météo semble favorable. J'aurais aimé avoir le temps de connaître mieux Marseille et de profiter encore, mais la seule chose qui me tienne vraiment à coeur avant de partir est d'aller à la rencontre de l'équipage de cet étrange bateau, amarré lui aussi au vieux port, et que j'avais remarqué le matin de mon arrivée.&lt;br /&gt;Ce bateau s'appelle " R.V. Heraclitus", R.V. pour Research Vessel. Une sorte de jonque sortie tout droit d'un pot de pâte à modeler, un bateau qui a de la "gueule". Une bonne bouille qui évidemment m'attire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Za-u2QaL9ME/TtNxM7ERJwI/AAAAAAAAAQA/uxtbE4N1wHI/s1600/coque.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="196" src="http://2.bp.blogspot.com/-Za-u2QaL9ME/TtNxM7ERJwI/AAAAAAAAAQA/uxtbE4N1wHI/s320/coque.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;R.V. Heraclitus&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Les gars du port m'ont aidé à traverser, et j'arrive devant cette jonque si belle, si toute pourrie, et si attachante. A côté de ce bateau, Tara Tari fait très neuf et luxueux, pense-je en approchant. En silence sur le ponton j'observe l'engin. Une tête sort d'un hublot tout rond. J'ai l'impression d'être dans un film type Charlie et la chocolaterie, c'est assez surréaliste. Il s'agit de la tête d'une fille espagnole qui m'explique qu'ils lavent les fonds du bateau, qu'elle ne peut pas trop sortir. De toute façon, à ce moment là, je dois rester concentrer sur ma mission de la matinée: aller aux douanes. Je regarde cette petite tête brune et bouclée qui sourit et lui dis que je repasserai d'ici lundi. "Parfait! A bientôt!" me dit-elle en refermant le hublot tout rond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je dis que le bateau semble avoir été fait avec de la pâte à modeler, ce n'est pas tout à fait faux. Le navire à la forme d'une jonque, mais en apparence, tout est arrondi, irrégulier et inhabituel. Heraclitus a été fabriqué avec un matériaux qui s'appelle le ferro-ciment. Ce qui lui donne cet aspect de pâte à modeler.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-KEMEhDQKDc4/TtNzwJwr9bI/AAAAAAAAAQI/M0gODt-V0xM/s1600/coque2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-KEMEhDQKDc4/TtNzwJwr9bI/AAAAAAAAAQI/M0gODt-V0xM/s320/coque2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Heraclitus, jonque en ferro-ciment&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Le ferro-ciment implique un type de construction dont les principes d'architectures sont proches  d'une coque bois, mais les matériaux employés et leur mise en œuvre très  différents. La construction repose sur une ossature d'armature métallique (quille,  couples, varangues) constituée d'armature béton d'un diamètre assez important et mise  en forme au gabarit de la coque. Leur section varie selon la résistance  attendue, les liaisons sont particulières aux coques de bateau pour ne  pas créer de sur-épaisseur. Sur ces armatures sont tendues des nappes de  grillage treillis très dense, dont le nombre varie selon la solidité,  donc l'épaisseur de coque à atteindre. Le liant, à base de ciment à granulométrie et dosage très bien maîtrisés, est très souvent complété par une résine. L'application du liant se fait directement sur l'armature et les couches  de grillage qui jouent du coup aussi le rôle de ce que l'on appelle un moule perdu. L'application du liant est pour ce type de construction comme pour presque toutes les autres méthodes, déterminante sur la résistance et la qualité du résultat final. La coque terminée pèse le poids qu'une coque en bois. Les caractéristiques mécaniques du ferro-ciment sont très proches de celles de l'acier,  l'élasticité en moins. Ce sont donc des coques plutôt très solides qui ne se déforment pas. Le principal avantage de ce mode de construction est de pouvoir faire  des coques en forme, solides et durables sans moule. Le ferro-ciment a mauvaise réputation en France, car, si je résume, on dit que c'était un procédé de construction amateur et approximatif. Pourtant, il  encore utilisé à l'échelle industrielle dans l’hémisphère sud.&lt;br /&gt;Heraclitus a été construit aux Etats-Unis en 1975 à Oakland, en Californie, par The Institute of Echotechnics, toujours armateur et porteur des projets du bateau. Ce voilier, immatriculé au Belize (quand j'ai vu ça, Rodolphe, toi qui vis là-bas, j'ai bien pensé à toi! :) a la forme d'une jonque, et lorsque ses voiles sont hissées... Heraclitus est un fier navire, jonque de ferro ciment qui navigue avec un esprit bien particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-P6ai5QUG2FY/TtN4t8Z9hyI/AAAAAAAAAQQ/Bn1b3_uA-Gs/s1600/Image+11.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="194" src="http://3.bp.blogspot.com/-P6ai5QUG2FY/TtN4t8Z9hyI/AAAAAAAAAQQ/Bn1b3_uA-Gs/s320/Image+11.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;R.V. Heraclitus en mer&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Assez facilement, j'arrive à prendre contact avec l'équipage. Kristin est chef d'expedition, nous nous donnons rendez-vous à bord de sa jonque, lundi. Il fait nuit. La jonque n'est pas collée au ponton, alors à l'aide d'un grand bout monté sur palan, elle rapproche le ponton. Sur l'aussière, une sorte de freezbe. C'est pour empêcher les rats de monter à bord. Bonne astuce. Les pieds sur ce pont rouge, j'entre dans le bateau. Kristin est Allemande, nous parlons anglais. Elle m'invite à bord. Le carré est dépourvu de banquette et de mobilier. Il n'y a rien, c'est superbe. Par terre des tapis et quelques coussins en tissu, les lumières sont tamisées, orangées. premiers ressentis qui me portent au Maroc ou dans ces pays où l'on prend le temps de partager un thé autour d'un plateau familial. Claus, capitaine du bateau, lui aussi Allemand épluche quelques légumes. Il s'arrête vient m'embrasser. Zénitude absolue à bord de cette étrange jonque. Kristin m'entraîne pour une visite complète. Une grande barre à roue est située à l'intérieur, un mur en bois sert de table à carte. C'est magnifique. Le barreur reçoit à l'intérieur des informations d'un veilleur toujours à poste, sur le pont. Nous parlons un long moment dans cette pièce sans pareil. Pas d'ordi, pas de technologie. Il y a des livres bien rangés et des cartes de tous les coins du monde, bien ordonnées dans des tiroirs en bois, sous le haut tabouret de barre. Il y a ici accroché au dessus de la table à carte verticale une représentation de Bouddha, à côté une figurine chrétienne et encore d'autres de différentes religions. Il y a des objets et pourtant un ordre parfait. Pas une poussière, pas un bibelot qui traîne. C'est étrange ce mélange des genres. Un souk ordonné, ce n'est plus la même chose, mais cela apaise, rempli le lieu d'un esprit libre et épuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-xPEgRU9xzso/TtN_72diXUI/AAAAAAAAAQY/OHT3ebsfmRc/s1600/photo-8.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-xPEgRU9xzso/TtN_72diXUI/AAAAAAAAAQY/OHT3ebsfmRc/s320/photo-8.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Kristin and Capucine.. "women of the sea" commente Kristin&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Quelques bannettes sont entourées de rideaux en tissus d'ailleurs dans le monde. La seule visite du bateau est un voyage autour du monde. Entre la cuisine 'américaine' du carré et la Bibliothèque, il faut passer par une petite pièce. Krisitin me montre un placard: "This is the magic room". Elle ouvre la porte en bois, et une montagne de déguisements brille et sintille. C'est que l'équipage s'amuse parfois, joue des petites pièces de théatre, et parfois aussi de la musique. Saltimbanques voyageurs, cet équipage poursuit une belle mission. Nous poursuivons avec Kristin, je suis fascinée par la Bibliothèque, je me perds dans la lectures des titres des livres.... Il y a en a tant, tous chargés d'histoires et de mélanges de culture. J'aime les livres et je suis vraiment fascinée. Nous parlons encore, a voix presque basse. Le lieu impose calme et respect, rien ne vient froisser la tranquillité reine.&lt;br /&gt;Kristin n'a pas d'âge. Elle me dit qu'elle vit à bord du bateau depuis plus de 20 ans. Claus pareil, voire plus encore. "Un autre a tenté de vivre autre chose après 15 ans de vie à bord d'Heraclitus. Il est revenu au bout d'un an. Heraclitus, c'est un engagement pour la vie" me dit-elle avec un touchant sourire.&lt;br /&gt;Et nous retournons dans le carré, parlons de Tara Tari, et de mon projet de traversée. Claus me pose de nombreuses questions... Et puis sur la carte du monde affichée, Claus me montre un endroit où il y a des îles qui jamais n'ont été marquées sur des cartes. "C'est un secret que je te révèle" me dit-il en me regardant dans les yeux, "il faut que tu ailles un jour voir cet endroit encore caché du monde".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes là, assis sur les tapis et parlons de philosophie de vie en mer, de la quête de la simplicité. Ils naviguent en équipage, et je me lance dans une traversée solitaire. Nous partageons. L'échange est riche. Se sentir si vite en accord avec des personnes que l'on ne connaît que depuis quelques minutes, c'est assez fascinant. Cette rencontre hors du temps dure un peu. Et je repars au bateau avec l'une des équipières, Johanna vient d'Alaska, sur le chemin, elle me parle de sa région, des lacs et des pêcheurs, des cabanes en bois et m'invite à venir chez elle, là bas, quand nous serons toutes deux prêtes à mettre pied à terre. Devant Tara Tari, elle me pose des questions. Une interview particulière, pour une radio d'Alaska. Et pour ses dossiers de recherches menées sur le bateau Heraclitus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-oQ9nWh4RlbE/TtOCulm2q2I/AAAAAAAAAQg/3XjASVYv9DU/s1600/Image+10.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="241" src="http://1.bp.blogspot.com/-oQ9nWh4RlbE/TtOCulm2q2I/AAAAAAAAAQg/3XjASVYv9DU/s320/Image+10.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;une photo de l'équipage en 2010. Chercheurs, témoins d'ailleurs.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Parce qu'Heraclitus est un bateau de recherches. Depuis la mise à l'eau du bateau et depuis donc plus de trente ans, la jonque a parcouru plus de 250 000 milles sur les mers du monde. La mission menée par The Institute of Ecotechnics est simple. Aller à la rencontre des hommes partout dans le monde, afin de prendre connaissance de toutes les habitudes et traditions ancestrales des hommes et de l'eau et de s'en servir pour l'avenir. Prendre note de ce qu'il se fait, de ce qu'il se faisait, et comprendre ainsi comment "avant" les hommes arrivaient à vivre en accord avec la nature.&lt;br /&gt;A bord, l'équipage a toutes les nationalités. Ces chercheurs sont hors norme, à moitié marin, à moitié hippie. voire complètement marins, et complètement hippies aussi. Heraclitus a construit un petit hospice avec une communauté Tibétaine, regroupant différentes cultures du Népal, et permettant des échanges faciles avec des Américains et des Anglais... Mais il y a tant d'histoires et tant à raconter sur la longue, longue épopée d'Heraclitus. Trente ans de mer et de rencontres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aujourd'hui, la mer m'a permis de rencontrer Heraclitus. Une belle rencontre.&lt;br /&gt;Mardi matin. Je me prépare pour le départ, j'arrive sur le ponton, et tout l'équipage est là! Nous parlons du jute, je leur présente Tara Tari, leur parle de Watever et des recherches de Corentin. Il est temps de partir. On se sert dans les bras. Très fort. Kristin me dit qu'ils ont parlé de moi toute la soirée, et qu'il se sont mis d'accord, ils veulent m'aider. Elle me tend un billet. "Quelques euros de la part de l'équipage" me dit-elle en anglais. Je suis très touchée. Kristin est émue. Et Claus aussi. Dernières embrassades. Comme si nous nous connaissions depuis toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les amarres sont larguées. Ils repartent à bord de leur petite annexe métallique. Le temps de sortir du vieux port à la voile, ils sont tous à bord de leur jonque. Je barre de l'avant du bateau et pointe l'étrave devant eux, pour les saluer. Ils sont tous sur le pont. "Bon voyage!" me lance Johanna d'Alaska.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-bZ28G7E5PGE/TtOHzLdZiVI/AAAAAAAAAQw/s9JYLGM-r9A/s1600/P1030614.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-bZ28G7E5PGE/TtOHzLdZiVI/AAAAAAAAAQw/s9JYLGM-r9A/s320/P1030614.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;"Bon voyage!" me lance Johanna&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-mSKZ6HEfqRQ/TtOIN04iAiI/AAAAAAAAAQ4/eEepre4RvHQ/s1600/equipageHeraclitus.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="230" src="http://3.bp.blogspot.com/-mSKZ6HEfqRQ/TtOIN04iAiI/AAAAAAAAAQ4/eEepre4RvHQ/s320/equipageHeraclitus.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;une jonque pas comme les autres&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Et Tara Tari quitte Marseille sous l'oeil bien veillant d'Heraclitus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ZtCOOX3T_cY/TtOI9MfgobI/AAAAAAAAARA/TRQNhclgoKM/s1600/dep+marseille.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-ZtCOOX3T_cY/TtOI9MfgobI/AAAAAAAAARA/TRQNhclgoKM/s320/dep+marseille.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Départ de Marseille, le mardi 22 novembre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;.. un petit bruit de moteur. C'est Claus! il est venu avec sa petite barquette métallique, accompagné d'un jeune de l'équipage. Claus accompagne Tara Tari sur quelques bords, comme pour prolonger cette rencontre. "See you my friend! Take Care!" me lance-t-il en me saluant une dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thanks again dear friends from R.V. Heraclitus.&lt;br /&gt;Et maintenant, cap à l'Ouest à bord de Tara Tari. L'aventure continue!&lt;br /&gt;Capucine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ps: la route d'Heraclitus est à suivre sur le site : &lt;a href="http://www.rvheraclitus.org/"&gt;http://www.rvheraclitus.org&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-678996387718533792?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/678996387718533792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/heraclitus-rencontre-marseille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/678996387718533792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/678996387718533792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/heraclitus-rencontre-marseille.html' title='Heraclitus - rencontre à Marseille'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Za-u2QaL9ME/TtNxM7ERJwI/AAAAAAAAAQA/uxtbE4N1wHI/s72-c/coque.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5586101676654202566</id><published>2011-11-27T13:00:00.000-08:00</published><updated>2011-11-27T13:08:35.577-08:00</updated><title type='text'>j'avais tout faux - Marseille</title><content type='html'>Vendredi 18 novembre. "Il y avait des vagues de plus de dix mètres, et le vent soufflait à 70 noeuds. Oh, Bonne Mère! c'était l'enfer, je te le dis moi!" Sur le ponton, trois hommes se racontent leurs aventures martimes. Ils me réveillent avec leurs voix rauques, et me font sourire avec tous leurs superlatifs ponctués de "Oh Bonne Mère". Les yeux encore globuleux après cette très courte nuit, emmitouflée dans mon duvet chilien, je les écoute, les imagine en train de mimer les vagues de dix mètres, les bras déployés. "Des murs gigantesques" ajoute une nouvelle voix, avec ton grimaçant l'exploit réalisé, et l'accent d'ici bien prononcé. Je me marre toute seule. Ici, c'est Marseille. Sans exagérer. Du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-60CyZVOD5Mk/TstYVHIwaSI/AAAAAAAAAOQ/e3JUMRTT3C8/s1600/port.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="215" src="http://3.bp.blogspot.com/-60CyZVOD5Mk/TstYVHIwaSI/AAAAAAAAAOQ/e3JUMRTT3C8/s320/port.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;La Bonne Mère veille sur Marseille&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Marseille est bordée par la Méditerranée à l'Ouest, et est entourée de petites montagnes. Il y a le massif de l'Estaque et le massif de l'Etoile au Nord, le Garlaban à l'Est, le massif de Saint-Cyr et le mont Puget au Sud-Est et le massif de Marseilleveyre au Sud. Marseille s'étend sur plus de 240 km², ce qui en fait la 5è plus grande commune de France, mais avec près de 852 000 habitants intra-muros, Marseille est la deuxième plus grande ville du pays! Et comme Tara Tari a déjà été montrer sa belle coque à Paris, en bon bateau mondain qui se respecte, c'était sympa de passer ici. On appelle Marseille "cité phocéenne", car la ville a été fondée vers 600 avant JC par des marins grecs originaires de Phocée, en Asie Mineure. Son nom était alors 'Massalia'. Aujourd'hui, Marseille est le premier port français et méditerranéen (devant Gênes) et le quatrième port européen. C'est aussi le port de ma première escale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Procéder par priorités. La première: prendre une douche. ça fait du bien. La deuxième: voir les douanes. Alors après ma douche, les cheveux encore dégoulinants, je profite d'être à la capitainerie pour demander une "port clearance" attestant de l'arrivée en France du bateau (à La Ciotat on m'avait gentiment expliqué que c'était à Marseille qu'il fallait voir ça). Là, les deux hommes rigolent, me charrient à propos du bateau "Mais il flotte, là, votre bateau?" ton rieur, sourire en coin. Ça chambre sec à la capitainerie du vieux port. "Vous voulez voir les papiers?" demande-je avec le petit air sage de celle qui veut bien faire. "Vous êtes sure que vous ne voulez pas plutôt un petit café?" me dit alors l'un quand l'autre tend une chaise. Bon, et bien, nous allons nous poser une minute le temps d'un café. Une bonne petite papote plus tard, et ils nous traversons le port. Les douanes se trouvent sur l'autre rive. Avec Maxime, nous tournons autour d'un bâtiment ancien, très joli. Sur la façade, une indication nous fait penser que nous sommes au bon endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-rbAwqg2c4Vk/TsteXn7Yu3I/AAAAAAAAAOY/Yb7YkUxfYL4/s1600/douanes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-rbAwqg2c4Vk/TsteXn7Yu3I/AAAAAAAAAOY/Yb7YkUxfYL4/s320/douanes.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Aucune porte ne semble vouloir s'ouvrir. "Pardon monsieur, je cherche les douanes... " Le petit monsieur aux cheveux blancs rigole "ça fait deux siècles qu'il ont fermé ici!" Il rigole et reprend "Allez venez, je vous dépose au bon endroit!" Et nous voilà dans la vieille espace de ce gentil monsieur qui ressemble à Pernoud. Il n'arrête pas de rire et de parler, mais avec Michel Drucker à fond sur RTL, je ne comprends rien à ce qu'il me dit. Tant pis. Les Douanes. je m'attache les cheveux, ça fera plus soignée. Accueil ni chaleureux ni froid. Un accueil des douanes, quoi. "Sur votre gauche, les portes grises et au fond du couloir". Nous&amp;nbsp; suivons les indications. Un bateau est dessiné sur une feuille A4 collée sur un des guichets, j'imagine que c'est là. "C'est pourquoi?!" Une petite dame, les cheveux encore frisés des années 80 et les boucles d'oreilles dorées qui vont avec, semble ne pas s'être levée du bon pied. "Bonjour Madame" J'explique le bateau, le parcours et tout et tout, avec l'envie d'être réglo. Elle tient dans ses mains les papiers du bateau qu'elle regarde, dubitative. "Et qu'est ce que vous voulez que je fasse avec ça?! Vous êtes là de passage, vous allez au ponton visiteurs du port et vous repartez! c'est simple non? pourquoi vous venez là?" euh... Bon. Désolée, je ne savais pas, merci. ok. Rien à voir, circuler, d'après les douanes tout est en règle alors nous repartons vers le port. Je retrouve mes deux "potes" de la capitainerie. "Un petit verre de rosé?!" Non merci, je repasse tout à l'heure. Prenant un cahier d'écolier, je décide d'en faire un passeport de Tara Tari, sur lequel les capitaineries estampilleraient la présence du bateau "Il faut la date d'arrivée et un tampon, les administrations aiment bien les tampons". Toujours avec ce même regard malicieux, l'agent retrousse ses manches, prend sa plus belle écriture "Bienvenue à Marseille" il date et appose trois tampons - tous ceux qu'il avait sous la main. Nous rions. Je sens que tout cela va être drôle. Sincèrement gentils, ils me proposent un coup de main pour le bateau. je paie ma place de port et eux m'offrent des rames échouées, qu'ils me dédicacent. "Ne le dites à personne" - d'accord, mais à presque personne alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-PrdTdFrO4xo/TstiTdJKeEI/AAAAAAAAAOg/q2qFWOuH2PA/s1600/equipeduport.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-PrdTdFrO4xo/TstiTdJKeEI/AAAAAAAAAOg/q2qFWOuH2PA/s320/equipeduport.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'est grâce à Cécile, qui m'avait si bien accueillie à La Ciotat, que j'ai rencontré Maguelonne. Lors de notre petit pot de départ à La Ciotat, Maguelonne était venue et m'avait dit "si tu passes par Marseille, viens dîner à la maison, un bon veau à la moutarde t'attend!" Et voilà. Le veau à la moutarde a peut-être aidé à me convaincre de m'arrêter à Marseille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-n2GxiiV7jSk/TtKgnCc8XxI/AAAAAAAAAP4/s447ia4dDxY/s1600/P1030605.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-n2GxiiV7jSk/TtKgnCc8XxI/AAAAAAAAAP4/s447ia4dDxY/s320/P1030605.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Maguelonne Turcat Martin-Raget, à Marseille&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Marseillaise depuis au moins treize générations, Maguelonne connaît tout de Marseille et m'accueille comme si je faisais partie de sa famille. C'est incroyable, un tel accueil. Maguelonne me permet de rencontrer Bernard Amiel, président de la Société Nautique de Marseille. Il nous invite à nous amarrer au ponton de la "Nautique" comme on dit ici. Et c'est ainsi que Tara Tari se retrouve dans le même bassin que de fabuleux voiliers classiques, des plus beaux de Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-and7bORzuVo/TstlE3DCxxI/AAAAAAAAAOo/e-9SF1P8qHg/s1600/lanautique.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-and7bORzuVo/TstlE3DCxxI/AAAAAAAAAOo/e-9SF1P8qHg/s320/lanautique.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Après une bonne nuit de sommeil chez Maguelonne, dans les hauteurs d'Endoume, je passe un moment pour raconter la première nav sur le blog, et nous partons au bateau. Gérald Bibot m'a offert une VHF fixe avec AIS que je récupère au vieux port. Encore merci Gérald! Et puis Maguelonne qui a pour amis de grands journalistes passe quelques coups de fil. En début d'après midi, je me retrouve au bateau, au micro de Laurent Gauriat, pour un sujet sur France Info et France Inter (diffusé le dimanche 20 novembre après midi &amp;amp; à 19h) "ça me change des drames quotidiens, ça fait du bien de belles histoires comme celle de Tara Tari" me confie le journaliste à la fin de notre rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-zP_uqTrOkWU/TtKN5ELMuBI/AAAAAAAAAPQ/M4mU7tu9Mhg/s1600/photo.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-zP_uqTrOkWU/TtKN5ELMuBI/AAAAAAAAAPQ/M4mU7tu9Mhg/s320/photo.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Au micro de Laurent Gauriat - France Info / France Inter. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Point météo avec Bernard, mon routeur Great Circle. Il y a un BMS jusqu'à mardi. Le vent d'Est souffle fort et la houle du Sud entraîne une mer courte et croisée, bien mauvaise. BMS veut dire Bulletin Météo Spéciale, mais aussi et surtout "Reste à l'abri avec Tara Tari".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bricolage sur le bateau, et puis petite promenade dans les Calanques -  de jour - avec Anaïs et Guillaume, tous deux officiers de marine  marchande, et amis de Maxime. C'est assez fascinant cet endroit. Tout  est immense, et j'imagine les voiles oranges de Tara Tari passer devant  ces superbes Calanques. Si grandes, si sauvages. La nature a du  caractère et ça fait du bien de la voir ainsi. Je respire le bon air  frais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-UTdIzOqmYHc/TtKPh90fUNI/AAAAAAAAAPY/YJapXOCb9jA/s1600/P1030572.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-UTdIzOqmYHc/TtKPh90fUNI/AAAAAAAAAPY/YJapXOCb9jA/s320/P1030572.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tara Tari est passé devant ces jolis cailloux &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Le mot calanque vient du provençal « calanco », « escarpé » et désigne une vallée creusée par une rivière, puis récupérée par la mer. Les Calanques sont au coeur de grands débats politiques dans le coin car elles vont certainement devenir "parc national" l'année prochaine je crois, et d'après les discussions animées entendues à ce sujet, cela changerait beaucoup des choses pour les marseillais habitués aux lieux. Elles seraient le premier parc national périurbain d'Europe, ce n'est pas rien. Afin de réempoissonner les eaux, certaines zones du futur parc seront interdites à la pêche pour servir de nurseries naturelles. C'est la première fois que je viens ici, et c'est peut-être la dernière fois que j'ai la possibilité de me promener ainsi, sans les interdictions des parcs. L'endroit est extrêmement propre, c'est assez rassurant de sentir que chacun se sent concerné par un endroit encore préservé. Pas de déchet ni de tag, les promeneurs sont silencieux, respectueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mari de Maguelonne, Gille Martin-Raget, est un grand photographe, très connu dans le monde de la voile. Il a photographié avec délice les belles Calanques. Son ouvrage est un coup de coeur et comme je suis toujours accueillie chez Maguelonne et Gilles, je passe une partie de la soirée, plongée dans ces belles photos... &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-tvJKrU4f3Y0/TtKRY5l3qsI/AAAAAAAAAPg/S99DFqQ_s9A/s1600/Image+8.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="222" src="http://3.bp.blogspot.com/-tvJKrU4f3Y0/TtKRY5l3qsI/AAAAAAAAAPg/S99DFqQ_s9A/s320/Image+8.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;"Calanques si proches, si lointaines" Ed. Cres, photos G. Martin-Raget&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Lundi, je ne me sens pas très efficace au bateau. Mais j'ai une raison valable. Maguelonne a pris des rendez vous avec des journalistes, et il y a donc une équipe de France 3 qui vient et avec qui je passe la fin de la matinée à parler des recherches que mène Corentin sur le jute. J'ai embarqué un gros morceau de toile de jute, c'est assez pratique pour illustrer la fabrication de Tara Tari et aussi l'importance d'arriver à trouver un bon maillage, plus serré et plus résistant que celui des sacs de pommes de terre pour développer une fibre technique qui serait utilisable en construction navale au Bangladesh. Et puis il y a aussi un journaliste de "La Provence" qui vient pour un bel article en page "mer", paru samedi 26 novembre. Et c'est aussi aujourd'hui que je découvre dans Voiles &amp;amp; Voilers du mois de décembre, l'article concernant le projet... Toute cette presse ne me met pas forcément à l'aise. C'est un peu crier victoire avant d'avoir réussi à aller jusqu'au bout, alors j'essaie lors des interviews d'insister plus sur ce qu'a fait Corentin et sur ses recherches, sur l'action menée par Watever et quant à mon expédition, j'insiste sur le chantier, l'aide reçue des amis et sur l'esprit de navigation avec lequel je pars, de la "simplicité volontaire" à bord de Tara Tari. Bref, du coup pas trop de pression, il faut avancer par étapes pour que l'ensemble soit cohérent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Point météo. Une fenêtre s'ouvre demain mardi. L'idée est de ne pas traverser le Golfe du Lion, difficile voire dangereux à cette période de l'année et longer la côte afin de trouver un abri en cas de dégradation surprise. C'est son truc, ça à la Med, les dégradations surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bricolage terminé, j'ai eu des petites choses à faire et me retrouve à 20h près de Tara Tari avec une journaliste d'Alaska qui me pose des questions pour une radio de là-bas... c'est assez surréaliste mais excellent. Et puis je retrouve Maxime, Anaïs et Guillaume au Shamrock, un pub en face de la Nautique. "Shamrock" veut dire "trèfle", symbole de l'Irlande. Là, Guillaume et Anaïs me font un beau cadeau qu'ils ont fabriqué de leurs mains. Guillaume me fait une démo, et me révèle le nom de cet objet unique: La Boîte à Pompe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-F7QnoyiyzSE/TtKXj-iJeVI/AAAAAAAAAPo/wEgOZT2CbEs/s1600/P1030600.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-F7QnoyiyzSE/TtKXj-iJeVI/AAAAAAAAAPo/wEgOZT2CbEs/s320/P1030600.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Guillaume &amp;amp; Anaïs m'offrent"la Boîte à Pompe"&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;i&gt;La Boîte à Pompe&lt;/i&gt; est un objet qui va vite devenir indispensable à bord de Tara Tari. Il s'agit d'une petite pompe pour virer l'eau qui se trouve à l'intérieur du bateau. Guillaume a monté la pompe sur un support en bois bien pensé, dans lequel on peut caler son pied pour pomper de n'importe où. Je ferai une démo en mer, ce sera plus facile à expliquer. Mais c'est top et ça me permettra aussi de me muscler le bras, ce qui me permettra du coup et certainement de démarrer le moteur un de ces jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pleine d'a priori sur Marseille, j'imaginais qu'il fallait impérativement coller un autocollant "Allez l'OM" sur le bateau si je ne voulais pas que l'on raye la coque de Tara Tari, et cela n'a pas été le cas (je n'ai pas collé d'autocollant et la coque n'a pas été rayée) j'imaginais qu'il n'y avait pas de baleines dans le coin et pourtant dans le journal il parlait de ces deux rorquals vus devant le chateau d'If, à l'entrée du vieux port, j'imaginais que les cigales chantaient toute l'année et ce n'était pas le cas... bref, j'avais tout faux. Les Marseillais que j'ai rencontré ont été adorables, accueillants. Ils sont nombreux à s'être arrêtés devant le bateau, à avoir posé de nombreuses questions sur le jute et sur l'histoire du bateau. A le trouver beau sans exagérer alors que pourtant l'exagération fait partie de la réputation du Marseillais. Marseille est une belle ville où l'on ne fait pas que "piquer des scooters" (La Provence a titré son journal du samedi 18 "On est champion du vol de deux roues"). Alors encore Merci Maguelonne, Dominique et Marie, Bernard Amiel de la Société Nautique de Marseille, Guillaume et Anaïs, les gars de la capitainerie....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah et puis, avant la douche et les douanes, lors de mon premier réveil à Marseille, j'ai tout de suite remarqué un bateau, juste en face de Tara Tari.&lt;br /&gt;On dirait une jonque, il va falloir que j'aille voir ça de plus près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-RZh-5Qb9XYY/TtKd45uu2fI/AAAAAAAAAPw/ei23gspPIr4/s1600/P1030536.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-RZh-5Qb9XYY/TtKd45uu2fI/AAAAAAAAAPw/ei23gspPIr4/s320/P1030536.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Il y a des bateaux qui annoncent de belles rencontres...&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Et je suis allée voir ce bateau. Une rencontre improbable... L'aventure a vraiment commencé, et la magie des escales opère. A très bientôt, donc, pour vous raconter 'la rencontre' de Marseille.&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5586101676654202566?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5586101676654202566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/javais-tout-faux-marseille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5586101676654202566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5586101676654202566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/javais-tout-faux-marseille.html' title='j&apos;avais tout faux - Marseille'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-60CyZVOD5Mk/TstYVHIwaSI/AAAAAAAAAOQ/e3JUMRTT3C8/s72-c/port.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-7843189022792639199</id><published>2011-11-19T00:40:00.000-08:00</published><updated>2011-11-19T11:06:45.591-08:00</updated><title type='text'>C'est parti! La Ciotat - Marseille</title><content type='html'>Jeudi 17 novembre. La Ciotat. Il est 6h du matin, le réveil sonne et n'a pas tout à fait la même tonalité que les autres jours. Peut-être parce que aujourd'hui, c'est le départ. Le bateau doit être mis à l'eau à 8h et il faudra partir dans la foulée. J'imaginais qu'un matin de départ en mer, l'émotion pouvait prendre le pouvoir au gouvernement de l'Etat d'âme. Mais non. En fait, le matin du départ, je n'ai fait que penser à être efficace et faire les choses méthodiquement pour que tout se passe bien; c'est à dire gérer les clefs de l'appart de Cécile &amp;amp; Rémi qui ne sont pas là, passer à la capitainerie, manger un petit pain au chocolat, ranger tout le "chantier" (pot d'antirouille, kit de strat, pot de peinture, outils, perçeuse...) dans le coffre du camion de Maxime. Tiens, un parapluie dans la poubelle de la zone de carénage, je l'embarque, ça me servira de parasol, parfait. Alors qu'il y a encore quelques bricoles à faire, je m'écarte une petite minute, grimpe sur les blocs de pierre de la digue. Quel tableau. Le soleil se lève au dessus de là où arrivait Corentin. Le ciel est bleu et pur. Et la mer, quelle est belle cette mer aujourd'hui accueillante. Conversation secrète avec la Méditerranée. J'ai le sourire, je respire profondément. Je me sens bien et j'ai hâte d'aller naviguer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-PEalMH4u-PI/TsbWmo7RJVI/AAAAAAAAAMk/R24gEp29ALM/s1600/soleil.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-PEalMH4u-PI/TsbWmo7RJVI/AAAAAAAAAMk/R24gEp29ALM/s320/soleil.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Beau temps belle mer. jeudi 17 novembre 2011, jour du départ&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Il est 8h, tout est prêt et ok, je suis à côté du bateau, prête pour la mise à l'eau. MAIS j'oubliais : nous sommes dans le Sud. Et hier, quand la petite dame de la capitainerie m'a dit "attention soyez à l'heure: à 8h précises on met le bateau à l'eau!" avec un "sinon je vais me fâcher très fort" sous entendu que j'ai pourtant bien entendu - et bien, en fait, cela voulait dire "on met le bateau à l'eau dans la matinée - après un petit café ". C'est le sud ici, les cigales chantent tout l'été alors le 17 novembre, forcément on y va tranquilou. Ce matin, il fait super beau et à 10h, le bateau qui se trouve sur la zone de carénage, est donc mis à l'eau deux mètres plus loin.... dans le bassin des Capucins !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-C0uOyAHVqWQ/TsbPOFMad9I/AAAAAAAAAMc/ZxOHzxqlBMs/s1600/quai+des+capucins+.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-C0uOyAHVqWQ/TsbPOFMad9I/AAAAAAAAAMc/ZxOHzxqlBMs/s320/quai+des+capucins+.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Départ du port de La Ciotat &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Rigolo. 'Bassin des Capucins', on se demande ce qui viennent faire là, ces capucins, pour avoir un quai et un bassin à leur nom dans le port de la Ciotat!? Un capucin est un petit singe, étrange tout ça. "C'est un signe!" m'explique Corentin à qui je raconte par téléphone l'amusante découverte. Singe ou signe, prédestination ou pas, maintenant il va falloir y aller. La manut' se passe bien, quelques personnes assistent à la mise à l'eau. Je pensais partir le 13, mais en lot de consolation, je largue les amarres à 13h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a plus personne sur le quai et cela me va très bien. je suis contente, tout simplement contente. Pas d'euphorie, pas de stress, je ressens un bonheur profond mais sans émotion démesurée. ça y est c'est parti. Pieds nus sur le bitume je pousse le bateau joyeusement et m'installe près de la barre. Tout semble si naturel, qu'il n'y a pas de question à se poser. Les voiles sont hissées et le bateau prend un peu de vitesse..."A l'aventure, Tara Tari!" &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-VTfoFCmiSk0/TsbXJSoW5mI/AAAAAAAAAMs/QZUkwNdtUvk/s1600/IMG_6145.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-VTfoFCmiSk0/TsbXJSoW5mI/AAAAAAAAAMs/QZUkwNdtUvk/s320/IMG_6145.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;sortie du port, entrée dans l'aventure maritime&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-bsNnx8p5V2Y/TsdXxeGPAaI/AAAAAAAAANc/UpoaC1vLpJA/s1600/c%2527est+parti.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-bsNnx8p5V2Y/TsdXxeGPAaI/AAAAAAAAANc/UpoaC1vLpJA/s320/c%2527est+parti.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Bon temps belle mer. Enfin pétole et mer calme. Et quand il y a un filet d'air, c'est dans le nez. Il y a une vingtaine de milles nautiques entre La Ciotat et Marseille, j'espère faire un meilleur temps que lors de mon Concarneau Lorient. L'idée est de passer entre l'île verte et le Bec de l'Aigle et de progresser ensuite le long des calanques, jusqu'à Marseille. Maxime est à bord pour cette première petite étape. Il nous faudra mille ans (façon de parler) pour arriver à nous extirper de la baie de La Ciotat et passer l'île Verte. Et le soleil éclaire désormais la route qui me mènera vers l'Ouest. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-609I6Obyd4U/TsbcZJxlU1I/AAAAAAAAAM0/dnvAIK2lqY4/s1600/IMG_6168.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-609I6Obyd4U/TsbcZJxlU1I/AAAAAAAAAM0/dnvAIK2lqY4/s320/IMG_6168.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Passer entre l'île verte et le Cap de l'Aigle&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Quelques virements de bords plus tard. Nous arrivons enfin à l'île verte après 5h de pétole. Je n'ai pas d'instrument, mais il n'y a pas 5 noeuds de vent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-bYTTX2Svjhg/TsbesOfb7fI/AAAAAAAAAM8/uko4bTxjFls/s1600/ile+verte.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-bYTTX2Svjhg/TsbesOfb7fI/AAAAAAAAAM8/uko4bTxjFls/s320/ile+verte.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;bord vers l'île Verte&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;L'ïle verte. Il y a en plein des "vertes", au moins 7 îles portent ce nom en France. Une dans l'archipel de Bréhat, une autre au sud de Trégunc en Bretagne mais celle-ci est la seule de Méditerranée. Elle est inhabitée et sa surface est d'environ 13 hectares. Elle mesure 430m de long et 260m de largeur (toujours avoir un mètre dans son sac à main). Cette jolie petite île porte bien son nom car sa végétation dense est une richesse; c'est la seule île boisée du département des Bouches du Rhône. Quand je vois cette île verte.... je pense forcément un peu au Cap Vert. tout cela va être magique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lumières dorées sur la pointe rocailleuse de l'île verte, le passage au pied des falaises du Bec de l'Aigle, et Tara Tari devant les calanques! quel spectacle! On ne va pas vite (du tout) mais tant pis! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-UzKR9cH7ZOg/TsbioKYPX4I/AAAAAAAAANE/2_3e93Q-_b8/s1600/P1030493.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-UzKR9cH7ZOg/TsbioKYPX4I/AAAAAAAAANE/2_3e93Q-_b8/s320/P1030493.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;pointe ouest de l'île verte&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-wJfLI7TUJ1U/TsdRe3SRmuI/AAAAAAAAANM/pm9KJa978-c/s1600/capdelaigle9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-wJfLI7TUJ1U/TsdRe3SRmuI/AAAAAAAAANM/pm9KJa978-c/s320/capdelaigle9.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;bord vers le Bec de l'Aigle&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Le Cap Canaille se dresse alors devant l'étrave de Tara Tari. Ce cap est, après Slieve League en Irlande, l'une des plus hautes falaises maritimes d'Europe et est la plus haute falaise de France, plus haute encore que les falaises d'Etretat. La Grande Tête du Cap Canaille est haute de 399 mètres au-dessus du niveau de la mer. Bien que la lumière de la fin du jour éclairait de manière un peu rouge cette belle falaise, la roche est par nature un peu rougeâtre, car elle est composée de calcaires détritiques.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_KlCUcUaIuE/TsdVVDCw5rI/AAAAAAAAANU/jxIENrIKmk8/s1600/falaise.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-_KlCUcUaIuE/TsdVVDCw5rI/AAAAAAAAANU/jxIENrIKmk8/s320/falaise.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;Cap Canaille&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;J'oublie vite la ville, les pots d'échappements, la foule et le bruit. Il n'y a rien ici. Seulement le petit chant de l'eau qui glisse sur la coque, quelques pêcheurs au pied des falaises avec leurs barques que l'on appelle des pointus, et voilà. Il n'y a rien que ça, et c'est immense. L'eau si plate semble bien agitée vers l'avant tribord, je regarde mieux, un grand banc de poissons à la surface, sautille et se tortille. je tourne la tête vers les petites barques des pêcheurs "faites attention les poissons, un peu de discrétion ou vous allez finir dans une assiette! Ils vous cherchent!". J'apprends un peu plus tard que ces petits poissons sont des sardines! Des sardines en liberté! heureuses petites bêtes qui ne naissent pas toutes dans des boites. Et Tara Tari continue son doux départ. Quel décor, je découvre les Calanques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-cKAmHIzORMw/TsdabuVE48I/AAAAAAAAANk/bIA7xwRdGB4/s1600/coucher+soleil.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="254" src="http://4.bp.blogspot.com/-cKAmHIzORMw/TsdabuVE48I/AAAAAAAAANk/bIA7xwRdGB4/s320/coucher+soleil.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;...&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Tout est très calme. Le soleil s'est couché, et nous allons bientôt longer les Calanques avec les dernières lumières du jour. C'est le moment parfait pour fêter le départ! Je me glisse dans le bateau, dans la caisse à outils en bois, il reste une bouteille de cidre du baptême, parfait. Un peu de mimolette et de pain frais, nickel. J'ouvre la bouteille avec un peu d'euphorie car je réalise que ça y est, je pars. Le bouchon saute. Avant tout, je verse un peu d'eau à la mer "parce que c'est elle la plus forte, c'est elle qui décide" dis-je à voix haute, et puis je regarde vers le ciel avec la bouteille, pour demander aux vents d'être un peu cléments avec moi, et vient le tour de Tara Tari, une petite goutte sur le pont et une petite tape amicale tout en prenant à mon tour une gorgée, "c'est parti!"&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-UwdTPTr1reE/Tsdcp0VjvXI/AAAAAAAAANs/sXurHfzqiOA/s1600/cidre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-UwdTPTr1reE/Tsdcp0VjvXI/AAAAAAAAANs/sXurHfzqiOA/s320/cidre.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;cidre breton devant les calanques, rencontre de deux régions&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Et la nuit arrive. Il faut s'y préparer. Cirés, bottes, frontales, lampe étanche, inspection du gréement et de tout et c'est bon la nuit, tu peux éteindre la lumière. Nous sommes deux, et décidons de fonctionner par quart de deux heures. Le vent est instable ou plutôt indécis, oscille tant en force qu'en direction. Près, grand largue puis re près et serré cette fois.. un vrai cocktail d'allures! On s'adapte. ça permet de manœuvrer un peu et de régler les voiles, dans ce vent qui passe de 3 à 10 noeuds environ, puis 15 plus tard dans la nuit, grâce à la brise nocturne.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-s4uNi4FoFgY/TsdjM_Y3AQI/AAAAAAAAAN0/FUDwL4n2y9E/s1600/cartejpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://3.bp.blogspot.com/-s4uNi4FoFgY/TsdjM_Y3AQI/AAAAAAAAAN0/FUDwL4n2y9E/s320/cartejpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a 20 milles nautiques entre La Ciotat et Marseille. Je partais sur 10h de mer, mais avec la pétole du départ nous avons finalement mis 15h. Nous avons longé les falaises, et avons laissé l'île Riou à babord (un nom de marin, ça, "Riou") passé le Cap Croisette (bien un truc du Sud, ça, "croisette"!)avant d'entrer dans la rade de Marseille, laissant l'île d'If à babord pour entrer dans le vieux port.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit en mer s'est très bien passée, avec 10 - 15 noeuds, il y a de quoi s'amuser. Malgré la nuit noire, la silouette des Calanques se dessinait grâce à la lumière de la lune et du ciel orangé plus loin, au dessus de Marseille. C'est très impressionnant de voir une côte si sauvage la nuit. Pas une petite loupiotte, rien. Le premier matin du monde. Pas une trace de vie humaine visible. C'est rare. C'est assez grandiose. Je regrettais un peu de passer de nuit devant les Calanques, mais finalement ce passage de nuit est assez fou. Je fais alors le voeu qu'aucun randonneur n'oublie un jour une lampe frontale sur les sentiers, afin qu'en mer, ces falaises restent aussi brutes qu'un bon cidre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit comme le jour, c'est important de bien observer le décor. Je remarque la lumière orange au dessus de Marseille, les incessants 'va et vient' des avions qui vont et s'en vont de Marseille. cela donne quelques repères. Parfois aussi, cela permet quelques surprises. Alors que je suis de quart, je vérifie sous le vent si tout est bien clair. Tout est clair, pas de bateau. Quelques minutes plus tard, je recommence, vérifie sous le vent. Quand soudain, un feu est là, tout proche! Olala d'où sors-tu voilier-surprise?! Je me concentre, tente de comprendre sa trajectoire, il n'a ni feu vert, ni feu rouge.... C'est bon, j'ai compris. C'est un avion qui fait demi tour, très bas dans le ciel! je souris et reprends mon cap. Cela me fait penser à une anecdote rigolote. C'était il y a deux ans je crois, j'étais en mer avec Philippe Chapel et Jacques Caraës sur le voilier de direction de course de la Solitaire du Figaro, et nous allions de Dingle (Irlande) à Dieppe. J'étais seule sur le pont pour mon quart, et je me souviens avoir bondi, appellant Chacha (Philippe) " Nous sommes en route de collision directe avec un bateau!!!" Chacha a regardé, rigolé de bon coeur en me disant "bon je repars dormir, fais gaffe il y a plein d'autres bateaux dans le ciel!". Selon mes observations nous allions entrer en collision avec une étoile (!). Chacha était redescendu dans sa bannette, mais avant, il avait pris la VHF pour raconter ma crainte sur le canal de course, il n'arrivait plus à arrêter de rire. L'entendre m'a fait bien rigoler aussi, surtout quand en retour, certains figaristes avouaient aussi se bagarrer avec cette étoile d'août qui brille bas sur l'horizon et très fort, et que l'on prend facilement pour un feu de mât. Enfin voilà, quelques souvenirs plus tard, je passe le Cap Croisette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-J4lTDL0UIws/TseMHt3vWYI/AAAAAAAAAN8/jGSxGeZkIyE/s1600/lune.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-J4lTDL0UIws/TseMHt3vWYI/AAAAAAAAAN8/jGSxGeZkIyE/s320/lune.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;la lune, que je n'ai jamais pris pour un feu de mât&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Le vent est plus soutenu. Tara Tari file vite vers l'île d'If. La côte ressemble à un immense tapis de braise. C'est la première fois que j'arrive à Marseille par la mer... le chateau d'If et les falaises, c'est absolument superbe. Nous approchons de l'entrée du port, je réveille Maxime et lui confie la barre. Je vais joindre la capitainerie du vieux port, annoncer notre arrivée. Pauvre gardien que je vais réveiller à 4h du matin. Assez vite, un homme arrive en zodiac. Gentil comme tout, il nous escorte, et nous permet de passer la nuit devant la capitainerie du vieux port, où nous nous amarrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première escale. Nous rangeons le bateau, ficelons les voiles, et au dodo!&lt;br /&gt;Bonne nuit Tara Tari! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-7843189022792639199?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/7843189022792639199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/cest-parti-la-ciotat-marseille.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/7843189022792639199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/7843189022792639199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/cest-parti-la-ciotat-marseille.html' title='C&apos;est parti! La Ciotat - Marseille'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-PEalMH4u-PI/TsbWmo7RJVI/AAAAAAAAAMk/R24gEp29ALM/s72-c/soleil.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-3563680895472239836</id><published>2011-11-15T09:44:00.000-08:00</published><updated>2011-11-15T21:10:36.740-08:00</updated><title type='text'>Passage de témoin</title><content type='html'>Dimanche 13 novembre. C'est aujourd'hui le grand jour et pourtant je sais, je n'ai finalement pas largué les amarres aujourd'hui. Mais ce n'est pas très grave. L'important est ailleurs. Tara Tari va vivre, va naviguer et continuer à insuffler quelque chose de fort. Maintenant, nous en avons la certitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sérieux?! Tu pars le 13 novembre ?!" la question semble unanime.&lt;br /&gt;C'est assez sérieux oui.&lt;br /&gt;Le 12 octobre, Corentin arrivait du Bangladesh pour assister à la sortie de chantier de Tara Tari. Il avait le sourire. Moi aussi. Le 15 octobre nous avons mis le bateau à l'eau, et un peu navigué. Tout s'est très bien passé. Il  fallait fixer une date pour le départ. "J'étais parti le 13 janvier.. pars  le 13, toi aussi!" me suggère alors Corentin. Et c'est grâce à ce savant calcul que nous annonçons  la date de mon départ. Pendant l'hiver, j'avais un peu regardé les  Pilots Charts, le calendrier correspond bien. "Je repars de là où tu es arrivé, comme ça Tara Tari continue sa longue route". Tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-wljcJaknXqE/TsKDDyqrUDI/AAAAAAAAAL8/m5_C8W1XAus/s1600/temoins.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-wljcJaknXqE/TsKDDyqrUDI/AAAAAAAAAL8/m5_C8W1XAus/s320/temoins.jpg" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;Chantier terminé le 12 octobre 2011 - FR Nautisme. ©BleuSafran&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;"Mais tu es certaine, Capucine de vouloir partir si vite? " Nouvelle remarque collective.&lt;br /&gt;C'est  assez certain oui. Pourquoi attendre? Tout s'est passé assez vite, mais  j'ai travaillé dur et j'ai reçu l'aide précieuse d'amis dans toute ma préparation. Il y a du travail à faire pour que le bateau soit  prêt, mais rien d'insurmontable. &lt;br /&gt;"Es-tu vraiment prête?" s'inquiète-t-on encore un mois plus tard.&lt;br /&gt;Peut-être. peut-être pas. Est-on jamais prêt à vivre quelque chose d'inconnu? Je ne pars pas à l'aveugle, je suis entourée, j'irai doucement (pas le choix en même temps ;) , avec prudence. Je ne cherche pas l'exploit démesuré, et j'espère avoir la lucidité de m'arrêter le jour où je ne le sens plus. Mais là, dans l'instant, je me sens prête. Prête à tenter. Les délais sont respectés, nous sommes à La Ciotat un mois seulement après la sortie du chantier. Le départ est décalé de quatre jours mais Tara Tari est prêt. Pas envie d'attendre, et je n'ai pas trouvé de bonnes raisons pour ne pas tenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corentin est venu à La Ciotat pour mon départ. Ce moment là, nous l'avons imaginé plusieurs fois. Je suis sur le bateau, Corentin largue les amarres, et nous sommes émus etc. Ce scénario prévisible, nous l'avions un peu vécu lors du baptême du bateau, devant la caméra de Pierre Marcel, et vécu encore de manière plus réelle lors de mon départ de Concarneau. Sorte de répét' gé' avant le jour J. L'émotion était là comme prévu. Mais le jour J venu, dans la réalité réelle du départ, tout se passe autrement. Et c'est tellement mieux comme ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ décalé, nous improvisons un petit goûter de départ. Deux planches posées sur deux bidons d'eau, jus de fruits, quelques biscuits et fruits présentés sur des assiettes en bambou. Histoire de marquer le coup. Quelques personnes viennent. Marc Van Peteghem est là pour ce moment important. Il regarde le bateau et une strat que nous venons de faire pour fixer le vérin du pilote, il m'explique ce qui ne va pas, et nous améliorons aussitôt le petit support (fait avec un morceau du tube de mes béquilles). Voilà le tableau. Tout est simple et amical. Un verre de jus de fruit à la main, une spatule dans l'autre. Bricolage, papotage. Bon esprit. Avant de partir, Marc me demande de m'accrocher tout le temps. Je lui en fais la promesse, comme je l'ai promis à Corentin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train de Corentin part dans la soirée. Nous partons en avance, et improvisons dans la gare vide, une table avec un panneau solaire qui retourne au Bangladesh. A l'encre bleue, Corentin rédige quelques lignes, attestant qu'il me confie son bateau. Un document qui se veut un peu officiel, et que je pourrais montrer aux autorités des différents pays dans lesquels je ferai escale. On ne sait pas trop si cela servira, mais nous anticipons comme nous le pouvons. Griffonner une feuille blanche n'a rien de dingue mais curieusement, l'instant est solennel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-hZtewR_zU8w/TsKPe_J0JBI/AAAAAAAAAME/mOwJEZi3EuI/s1600/papiers.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-hZtewR_zU8w/TsKPe_J0JBI/AAAAAAAAAME/mOwJEZi3EuI/s320/papiers.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes seuls dans cette petite gare froide, à la lumière d'un néon blanc, entourés de bornes sncf. Le papier est signé. Nous nous serrons la main. Poignée de main franche, honnête, et le regard qui va avec. Il n'y a rien de mou là dedans, c'est du solide. Nous sourions. Cet accord aurait pu être signé à l'ONU, vu notre sérieux. Nous baissons les yeux silencieusement vers cette feuille devenue précieux document. Il faut croire que nous sommes tous les deux sensibles aux symboles. Quelques rires un peu nerveux, nous filons vers le camion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait nuit. Corentin me dit qu'il y a encore quelque chose que nous devons faire. Il farfouille dans son sac rouge vagabond, en ressort un objet. Je ne vois pas très bien ce que c'est, mais Corentin a un grand sourire. "Tiens, c'est pour toi! Tu dois l'avoir toujours avec toi! pour marquer le passage de Tara Tari là où tu iras!" Corentin parle d'une voix heureuse. Et dans mes mains, il me confie le tampon &lt;i&gt;Tara Tari&lt;/i&gt;. C'est encore plus fort que le bout de papier. C'est vrai, et puis un document tamponné a toujours plus de valeur que s'il ne l'était pas. Je range précieusement le petit objet qui signifie tant pour nous. Nous parlons encore. joyeusement.&lt;br /&gt;Quelle heure est-il? Le train! vite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-3ef2gMhwGLI/TsKSJm7oGdI/AAAAAAAAAMM/le4zYKXr7Cs/s1600/TaraTari+tampon.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-3ef2gMhwGLI/TsKSJm7oGdI/AAAAAAAAAMM/le4zYKXr7Cs/s320/TaraTari+tampon.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Cérémonie de remise du tampon. le 13 novembre 2011 à la gare de La Ciotat.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Têtes en l'air. Seuls sur le quai, nous ne pouvons que constater que malgré nos 3/4h d'avance, nous venons de laisser partir le train. Nous rions. "On est nuls!" déplore-t-on d'une seule voix. Tant pis. Ce n'est pas grave, voire plutôt drôle. "je t'emmène à Marseille, là tu auras ton train vers Paris!... et rassure toi, cette fois-ci, je fais taxi avec le camion, pas avec le bateau!" Et nous voilà partis sur la route! Finalement, c'est bien aussi de ne pas se quitter dans la précipitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas fastoche de trouver le chemin vers la (bonne) gare. Ces derniers moments ressemblent à un jeu de pistes, nous rions facilement et arrivons enfin. La gare. Horaire parfait. Voilà, voilà. Difficile maintenant d'échapper au redouté au revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes là, sur le quai de la gare dans le brouhaha froid de l'endroit qui grouille. - rien à voir avec la carte postale du Sud: il n'y a ni cigale, ni huile d'olive et Marcel Pagnol ne composte pas son billet de tgv. Aussi authentique et chaleureux qu'un pot d'herbes de Provence dans un supermarché parisien. Un peu dans notre bulle orange de Tara Tari, nous sourions encore "On avait imaginé le départ du quai... en oubliant de préciser si il s'agissait d'un quai de gare ou de port !". Rire pour ne pas laisser gagner l'émotion. L'humour est un bon remède. &lt;br /&gt;La foule, le bruit, le froid, le béton et les trains... Corentin se veut rassurant :"la prochaine fois que nous nous verrons, ce sera sur une plage de sable blanc" Nous nous donnons rendez-vous aux Antilles, où il viendra m'accueillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-z7Qvf6WeuYA/TsKZzZXbaRI/AAAAAAAAAMU/SUzXa1v-0x0/s1600/barre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-z7Qvf6WeuYA/TsKZzZXbaRI/AAAAAAAAAMU/SUzXa1v-0x0/s320/barre.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;La barre, franche, de Tara Tari.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ©François Landrot&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Alors non, je ne suis pas partie le 13 novembre, mais ce jour était  important. Avec Corentin, nous avons officialisé cette passation. Il  m'accorde sa confiance pour mener Tara Tari vers de nouveaux horizons.  C'était symbolique, c'était entre nous, et cela restera un moment  important. Je vais tenter de continuer à faire vivre l'esprit Tara Tari.  Corentin a eu une idée, a lancé quelque chose de fort que je vais  essayer de poursuivre. La transmission, la continuité permet de faire  vivre de belles idées. Mais la responsabilité est grande et je n'imagine pas à quel point cela doit être étrange pour Corentin de voir son voilier partir sans lui. Je lui suis infiniment reconnaissante de m'accorder une telle confiance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passage de témoin pour les témoins de passage que nous sommes sur  notre belle planète. L'aventure continue! Longue  vie à toi, Tara Tari! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sereine, je peux désormais larguer les amarres. Je suis prête et peut-être déjà un peu partie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coup de vent passé, nous quitterons La Ciotat le jeudi 17 novembre, dans la matinée, en direction de Marseille pour une première navigation. Chapitre d'introduction de cette belle histoire de mer que je pars vivre avec Tara Tari. &lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-3563680895472239836?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/3563680895472239836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/passage-de-temoin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3563680895472239836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3563680895472239836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/passage-de-temoin.html' title='Passage de témoin'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-wljcJaknXqE/TsKDDyqrUDI/AAAAAAAAAL8/m5_C8W1XAus/s72-c/temoins.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5113095329964833782</id><published>2011-11-15T04:27:00.000-08:00</published><updated>2011-11-15T06:16:56.439-08:00</updated><title type='text'>La Ciotat, accueil de fadas</title><content type='html'>Vendredi 11 novembre. En partant du principe que j'oublie forcément quelque chose, la question est qu'est ce que j'oublie de très très important? Un dernier coup d'oeil de contrôle dans les différentes pièces. Partie de cache cache perdue d'avance avec les objets que je regretterai d'avoir oubliés d'ici quelques heures. C'est le jeu. L'électricité est coupée, le frigo vidé, la poubelle descendue... A bientôt jolie rade de Lorient! Un tour, deux tours. La porte de la maison est fermée, j'ouvre celle de la voiture. Il est temps de partir. Mes voisins sont là pour me dire au revoir, m'offrent des pots confitures maison que je serai ravie de savourer en mer, et puis encore un signe de la main par la fenêtre "au revoir!"&lt;br /&gt;Je roule, passe d'abord devant Kernevel. Hier soir, pour ma dernière soirée ici, j'étais au Tour du Monde avec quelques copains. C'était simple et juste ce qu'il fallait. Ronan Deshayes, Remi Beauvais, Antoine Debled, Thomas Ruyant, Anne-Laure Bertin, Sarah Philippe... on a passé un moment bien sympa, trinqué à l'aventure. &lt;br /&gt;Ce matin, je passe chez Antoine Debled, qui me prête sa BLU flambant neuve. "ce sera ton seul lien avec la terre, ça me fait plaisir" me dit-il en souriant, avant de m'approuver l'aventure par un"ton projet est super" sincère et débordant d'encouragements. Cette petite radio longues ondes permet de recevoir RFI en pleine mer! Bulletins météo, un peu de musique aussi de temps en temps; un précieux objet pour un marin. Merci Antoine! &lt;br /&gt;Et je file vers le chantier FR Nautisme, dire au revoir à François, Olivier, Stéphane et les autres. C'est assez émouvant. On se sert dans les bras "bah voilà, nous y sommes" "Prenez soin de vous". Gilbert Dréan est là lui aussi. L'émotion s'est invitée dans le chantier, je ne veux pas m'attarder. Avec Maxime, nous montons dans le camion, et quittons Lorient. Il est 18h. Maxime Dreno va m'aider dans la préparation du bateau à la Ciotat, et m'accompagner pour le début. Nous nous relayons toute la nuit au volant, et traversons ainsi la France. Le soleil se lève et nous sommes dans les hauteurs de La Ciotat. Au volant, je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant ce spectacle. Les calanques se jettent dans la mer qui se réveille, c'est superbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-SyMwVxsrmnQ/TsJGaRNozLI/AAAAAAAAALU/zT9u5B6Pxdg/s1600/ciotat.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-SyMwVxsrmnQ/TsJGaRNozLI/AAAAAAAAALU/zT9u5B6Pxdg/s320/ciotat.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La Ciotat est une petite ville de la région Provence Alpes Côte d'Azur. Située au fond d'une baie qui a une forme de croissant, cette petite ville est adossée au Bec de l'Aigle et au Cap Canaille&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cap_Canaille_%28Cassis%29" title="Cap Canaille (Cassis)"&gt;&lt;/a&gt;, point culminant de son territoire, et fait face à la mer. Son nom vient du provençal "la ciutat" qui signifie la cité. Il y a 34 000 habitants que l'on appelle les Ciotadens et Ciotadennes. J'aime beaucoup le charme de cette ville, car petite et préservée de grosses constructions moches. C'est ici que se trouve l'Eden, le plus vieux cinéma encore existant (du monde entier), et c'est aussi ici qu'à été inventé la pétanque! Il y a une plaque qui explique tout ça sur le terrain de la "Boule étoilée" (encore des histoires d'étoiles) où a été inventé le plus populaire jeu provençal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons au vieux port, dans l'intimité du jour qui se lève. Les commerçants ouvrent les rideaux métalliques, et nous nous installons à la terrasse d'un café. Le voyage s'est bien passé, mais nous sommes fatigués. Ce petit café près sur le port est un agréable réconfort après toute cette route. Nous ne sommes pas très bavards, contemplons la journée qui démarre avec un accent du sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-eyTXqlmp1YU/TsJLXco_DPI/AAAAAAAAALc/kfWtd8CUUXE/s1600/vieuxport.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-eyTXqlmp1YU/TsJLXco_DPI/AAAAAAAAALc/kfWtd8CUUXE/s320/vieuxport.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;le vieux port de La Ciotat&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Je pense à Tara Tari, j'ai hâte de le retrouver. Nous remontons dans le camion, et allons un peu plus loin, vers le port de plaisance... Assez vite, je repère ce petit voilier. Quel plaisir de le retrouver. Tara Tari est à sec, sur la zone de carénage, à quelques mètres seulement de l'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-c6zynXQ4LVs/TsJcW70riYI/AAAAAAAAAL0/LULN1cYN4tY/s1600/tt.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-c6zynXQ4LVs/TsJcW70riYI/AAAAAAAAAL0/LULN1cYN4tY/s320/tt.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;si proche du départ !&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Cécile Poujol nous accueille chez elle. Elle vit sur le vieux port. Une petite ruelle belle comme dans un film de cinéma, Remi et Cécile nous ouvrent les portes de leur maison, jusqu'au départ et m'aident énormément dans ces quelques jours qui précédent mon départ en mer. Cécile s'était déjà occupée de Tara Tari à son arrivée de Bretagne et elle continue avec la même gentillesse, sensible au projet et à tout ce qu'il signifie. Nouvelle belle amitié.. encore un coup de Tara Tari!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-NeUULFiLXsY/TsJOydUkItI/AAAAAAAAALk/ZEknLFdk5gQ/s1600/cecile.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="308" src="http://2.bp.blogspot.com/-NeUULFiLXsY/TsJOydUkItI/AAAAAAAAALk/ZEknLFdk5gQ/s320/cecile.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Cécile Poujol, navigatrice au grand coeur&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Cécile navigue en Mini 6.50 et en Class40, la course au large c'est son truc, et la transmission aussi. Quand elle n'est pas en course, elle partage sa passion en emmenant naviguer passionnés et autres rêveurs, apprend aux autres. Cécile a rejoint les équipes des Sauveteurs en Mer de la SNSM de la Ciotat, qu'elle aide depuis maintenant deux ans quand elle n'est pas en course. &lt;br /&gt;Cécile a parlé de mon projet à certains de ses amis. Parmi eux, Gérald Bibot, navigateur qui a monté Great Circle, société de routage météo, avec Christian Dumard. Gérald est touché par le projet, souhaite me parler. Un coup de fil vers la Belgique, Gérald me propose de prendre en charge mon routage météo sur l'ensemble de mon périple! Quelle générosité.... en raccrochant, je regarde Cécile, qui prépare un bon repas en souriant "il est sympa, n'est-ce pas ?". Je souris, touchée par ce nouvel élan de solidarité. Dans mon cahier j'ai noté ses recommandations quant à notre fonctionnement de points météo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Maxime, nous retrouvons Tara Tari et bricolons encore. Corentin vient d'arriver en train et nous retrouve sur la zone de carénage, se met aussi à la bricole. Il y a encore un peu de boulot : installer le pilote Nke, le Mer-Veille, les panneaux solaires, repeindre le safran et strater les gueuses de plomb dans le fond du bateau. Nous avançons bien, et sereinement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-mclOrUfK4JA/TsJWOzd3oyI/AAAAAAAAALs/JuzLlXsWlKw/s1600/zonecarenage.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-mclOrUfK4JA/TsJWOzd3oyI/AAAAAAAAALs/JuzLlXsWlKw/s320/zonecarenage.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les fichiers météo annoncent un petit coup de vent. Je prends donc la décision de ne pas partir dimanche. Les quelques jours à La Ciotat nous permettrons aussi de finir le bricolage dans de bonnes conditions, et de charger l'avitaillement sans précipitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ce bateau, je l'ai déjà vu par ici; vous arrivez d'où comme ça ?" me demande un badaud à l'accent chantant.&lt;br /&gt;- "C'est possible monsieur, en août 2010, Corentin arrivait, ici, d'un long périple, avec son bateau "&lt;br /&gt;- "Je me souviens bien. Et vous vous faites quoi là, vous repartez?"&lt;br /&gt;- "oui... pour tenter de traverser l'Atlantique"&lt;br /&gt;- "Vous? une petite femme? "&lt;br /&gt;- "Oui monsieur, ça se tente, non ? " &lt;br /&gt;- "Vous êtes complètement fadas! mais vous avez certainement raison!" lance-t-il en s'éloignant du bateau, "Petite fada! je te le dis!" répète-t-il encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci La Ciotat et Cécile, pour cet accueil qui sent si bon le romarin &lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-5113095329964833782?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/5113095329964833782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/la-ciotat-accueil-de-fadas.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5113095329964833782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/5113095329964833782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/la-ciotat-accueil-de-fadas.html' title='La Ciotat, accueil de fadas'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-SyMwVxsrmnQ/TsJGaRNozLI/AAAAAAAAALU/zT9u5B6Pxdg/s72-c/ciotat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-4585342523580355129</id><published>2011-11-14T04:31:00.000-08:00</published><updated>2011-12-06T16:24:43.674-08:00</updated><title type='text'>Départ de Bretagne</title><content type='html'>Mercredi 9 novembre. Et bien voilà, c'est le départ. Enfin, c'est le départ vers le départ. A bientôt Lorient et la Bretagne! Nous allons rouler vers le Sud, vers le port de départ du bateau qui n'est autre que le port d'arrivée de la première expédition de Tara Tari. - il y a de quoi s'embrouiller, mais je viens de relire la phrase, c'est bien ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi après-midi. Tara Tari est à l'eau pour encore quelques minutes. Le  film du départ va commencer. Le soleil, brillant ingénieur lumière, a choisi  un ton doré et assez chaleureux pour la scène du départ du ponton. Je  suis seule et prépare le bateau. Quelques pas en arrière, pour un  meilleur angle de prise de vue. Le vent est doux, tout est  parfait et je regarde le drapeau du Bangladesh flotter en toute  sérénité devant la Cité de la Voile.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-hDRZ9MWWP9E/TsDrP9PSqWI/AAAAAAAAAKM/q9EF8j1YymU/s1600/drapeauBangla.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-hDRZ9MWWP9E/TsDrP9PSqWI/AAAAAAAAAKM/q9EF8j1YymU/s320/drapeauBangla.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un rond rouge. Le rouge symbolise le sang des Bengalis tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles. Il a été dessiné par le peintre Quamrul Hasan qui s'est inspiré, pour le dessin et pour les couleurs, d'un poème de Abanîndranâth Tagore qui s'appelle &lt;i&gt;Action de grâce&lt;/i&gt;. «&amp;nbsp;Ô Soleil, lève toi  sur les cœurs qui saignent&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Qui laissent sur l'herbe fragile la  marque de leurs pieds teintés de sang&amp;nbsp;» en sont les vers représentatifs. La poésie, la guerre et l'espoir... C'est l'un des rares drapeau au monde qui illustre un poème. Le drapeau au soleil rouge a été adopté officiellement par le Bangladesh le 17 janvier 1972. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La capitainerie de la Base des Sous Marins me remorque en zod vers la grue de manutention, on discute un peu de l'aventure "c'est complètement fou, mais c'est génial d'oser tenter, bon vent!" me dit-il en repartant. Gildas Gallic, d'AOS (An Oriant Sail), va m'aider pour le grutage du bateau. La lumière est superbe, et la manutention s'effectue sereinement. Nous enlevons le mât, et puis nous sortons le bateau de l'eau en toute tranquillité. Avec Gildas, on se connaît bien, et tout en effectuant la manut', nous parlons des minis, de la performance des copains sur la Mini Transat. Le bateau est bien calé sur le ber et nous nous l'emmenons près du hangar. Alors que je range les sangles du grutage, je vois Tara Tari devant le maxi trimaran Groupama 3. La scène est amusante. Rencontre improbable entre deux univers de mer. Ils ont certainement plein de choses à se dire, à apprendre l'un de l'autre. Le gros trimaran a fait le tour du monde mais ne connaît pas le Bangladesh ni les mers sur lesquelles a navigué Tara Tari. Ils parlent de leurs voyages, de bons plans d'escales (G3 n'a pas pris le temps de s'arrêter, il a fait le tour pour le boulot, vite fait) et j'imagine qu'ils parlent aussi un peu chiffons :&lt;br /&gt;Groupama 3: "Sympa tes vêtements! C'est bien le jute ?"&lt;br /&gt;Tara Tari : "Carrément! pourquoi le carbone, tu n'en n'es pas content?"&lt;br /&gt;G3 - "Bah c'est la mode, mais je ne sais pas si je suis allergique, mais la rumeur dit que ce n'est pas très propre. c'est résistant mais c'est aussi un peu fragile et puis le noir, c'est d'un triste..."&lt;br /&gt;TT- "je te comprends, moi la mode, je la regarde de loin. Au Bangladesh, après le bois, ils se mettent au verre, mais je préfère quelque chose de plus 'etnic chic' et le jute c'est pas mal du tout pour ça. bon ok, ça gratte un peu, mais il y a des couturiers qui mettent en place de nouvelles machines à coudre pour faire un maillage un peu différent, qui grattera moins. Je t'envoie un échantillon si tu veux, de la collec' printemps-été 2012, ce sera au point! C'est pas cher, et pour le coup, le bio c'est aussi à la mode!"&lt;br /&gt;G3 - "je rêverai de faire le tour du monde avec tes fringues!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-HcaVRQa8eo4/TsD2vPBxGBI/AAAAAAAAAKU/N7ayUi7E4BY/s1600/withGroupama.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="181" src="http://2.bp.blogspot.com/-HcaVRQa8eo4/TsD2vPBxGBI/AAAAAAAAAKU/N7ayUi7E4BY/s320/withGroupama.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;rencontre entre deux cultures&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Pour la prochaine scène, quelques acteurs qui ont eu un rôle fondamental depuis le début de l'épisode breton font une dernière apparition. Olivier, Jeremy et Karine viennent de finir leur journée de boulot au chantier FR Nautisme et arrivent pour me donner encore un coup de main. Au programme du soir, découper une petite fenêtre dans la cloison intérieure du caisson étanche et ainsi accéder au tube d'étambot, et puis il faut aussi poncer la coque, car demain, il faudra encore poser la peinture antifouling. La nuit tombe vite, et nous bossons à la lumière d'un projecteur et de nos frontales.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-cgpulymXg9s/TsD8cw-BmKI/AAAAAAAAAKc/tfVn_QwjsxI/s1600/aosnuit.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-cgpulymXg9s/TsD8cw-BmKI/AAAAAAAAAKc/tfVn_QwjsxI/s320/aosnuit.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;il n'y a pas d'heure pour prendre soin d'un bateau&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;L'ambiance est bonne malgré la nuit et le froid. Stéphane et Sylvie, mes voisins de chantier, arrivent avec du saucisson, du fromage et du vin rouge. On se pose un peu, on trinque, on rit. Instants de belle complicité de chantier, le départ approche et chacun s'est attaché à Tara Tari. Nous nous remémorons certains souvenirs. Tant de choses partagées depuis l'été. Malgré la fatigue et l'heure tardive, nous allons boire un verre à La Bulle, dans le centre de Lorient. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi matin, c'est un peu la panique. Le transporteur du bateau veut quitter Lorient dans l'après midi! ça bouscule un peu le programme, mais pas de panique, on s'adapte à tout. J'identifie les priorités et le reste sera fait dans le sud. Il faut peindre et souder une pièce sur le safran qui permettra d'enlever le jeu existant. Maxime Dreno un ami, et Sylvie Dessert viennent m'aider à poser la peinture antifouiling. L'idée était de trouver une peinture de compromis, car je souhaitais l'antifouling le moins "sale" possible; Nautix m'a offert une peinture prototype, sans cuivre qui est top et que nous allons tester sur mon périple. En voici les principales caractéristiques:&lt;br /&gt;- c’est une « matrice dure », car les érodables sèment des particules d’acrylique (non dégradables) dans le milieu,&lt;br /&gt;- cette matrice largue de façon contrôlée (grâce à l’eau qui pénètre très lentement dans la couche) une très faible quantité de biocides à l’action ciblée,&lt;br /&gt;- le premier biocide vise le macro fouling (bernacles, mollusques…). Il se dégrade rapidement dans l’eau et ses produits de dégradation sont eux-mêmes biodégradables.&lt;br /&gt;- le deuxième agent vise le micro fouling et les algues. C’est le même que ce qu’on met dans certains shampoings (!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis Stéphane Bulard va réaliser une pièce qui frôle la qualification d'oeuvre d'art, pour supprimer le jeu du safran. ça fait des mois que je réfléchis au système qui serait le plus efficace, en écoutant l'avis de différentes personnes et en réfléchissant à la question avec Corentin. Le truc, c'est qu'une fois l'idée trouvée, il faut le matériel pour réaliser la pièce. Et c'est là que Stéphane intervient. Il a l'équipement et le talent. Patrice Ledreff, qui m'a déjà dépannée avec de l'alu et du plomb nous offre des chutes d'acier qui seront parfaites pour faire la pièce. Les délais sont courts et Stéphane s'y met à fond.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-8rPNXFRoM-c/TsEAmFKDTuI/AAAAAAAAAKk/bMxhzOOefXI/s1600/IMG_6086.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-8rPNXFRoM-c/TsEAmFKDTuI/AAAAAAAAAKk/bMxhzOOefXI/s320/IMG_6086.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Atelier improvisé &lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-B98yz3oLUBA/TsEBgejEuFI/AAAAAAAAAKs/vvIH8HRih04/s1600/IMG_6089.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-B98yz3oLUBA/TsEBgejEuFI/AAAAAAAAAKs/vvIH8HRih04/s320/IMG_6089.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Terminé! le safran ne peut plus jouer&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Il est 17h30 et nous sommes prêts. La peinture est posée, la pièce de renfort de safran est soudée, il est temps d'emmener Tara Tari sous la grue afin de le poser sur le plateau qui le descendra vers La Ciotat.&lt;br /&gt;La nuit tombe, et la manip' va commencer. Il y a Franck, le transporteur et aussi "Bambino" bien connu dans le milieu de la course au large, Stéphane, Sylvie et Maxime bref... nous sommes nombreux à prendre soin de bien préparer le voyage routier de Tara Tari. Je suis super anxieuse, je fais dix mille fois le tour du bateau, il faut que le bateau soit bien posé. Devant ma petite angoisse, les gars sourient. "On a l'habitude, c'est notre métier, tu sais" "Oui, mais Tara Tari n'est pas n'importe quel bateau!" On passe une heure et demi à mettre tout en place. C'est bon, on peut y aller. Bambino me connaît, savait qu'il y avait quelque chose qui me tenait à coeur, alors il a parlé avec Franck, le transporteur pressé, et l'a convaincu de faire un petit détour avant de partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voilà en route vers Kerpape. Présenter Tara Tari aux amis me tenait à coeur. Le mauvais temps des deux dernières semaines a empêché une visite au port. Alors si eux ne peuvent pas venir, Tara Tari va venir à eux. C'est peut-être compliqué, mais possible. Il fait nuit, et les amis sont là, devant les portes, le moment est très émouvant. On se tombe dans les bras. Aux fenêtres du 2è étage, infirmières, aide soignants et patients saluent le bateau "Bon vent Tara Tari!" "Fais attention à toi!" me crie Romuald bloqué à l'étage. Il y a Régis, journaliste au Télégramme qui est là. Il veut faire une photo, je me baisse pour me mettre à hauteur des copains, et il me dit "bah non, debout Capucine". Oui, je suis debout. Et je vais, portée par l'énergie des copains à roulettes, vivre à fond cette grande aventure. Violaine, Sylvie, Chantal, aide-soignantes qui se sont si bien occupées de moi sont descendues aussi, on se sert dans les bras, c'est si fort tout ça. Et c'est avec Christophe et les autres que je regarde s'éloigner Tara Tari. Le départ de Bretagne n'aurait pas pu être plus réussi. C'est magique. Sur la route, j'appelle Corentin, partage avec lui ce qu'il vient de se passer. Quand on y pense, ça aussi c'était assez improbable, un bateau à l'accueil de Kerpape! Toute une aventure! Mais tout est possible avec Tara Tari !&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-_1S3i7QOhqo/TsEG9mAZgLI/AAAAAAAAAK0/StW2UlTjCio/s1600/article1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-_1S3i7QOhqo/TsEG9mAZgLI/AAAAAAAAAK0/StW2UlTjCio/s320/article1.jpg" width="246" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-yNvjEcJ5OPo/TsEHKm9fJ8I/AAAAAAAAAK8/Il9CfyeCkNg/s1600/telegramme+10%253A11%253A11.png" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="168" src="http://4.bp.blogspot.com/-yNvjEcJ5OPo/TsEHKm9fJ8I/AAAAAAAAAK8/Il9CfyeCkNg/s320/telegramme+10%253A11%253A11.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Le Télégramme, jeudi 10 novembre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-4pcqMLv2ueE/TsEHxP0m4pI/AAAAAAAAALE/dMLrZD_xdVc/s1600/IMG_6093.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-4pcqMLv2ueE/TsEHxP0m4pI/AAAAAAAAALE/dMLrZD_xdVc/s320/IMG_6093.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Christophe, Tara Tari et Capucine à Kerpape&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-40W9ZF2uUDM/TsEHzhSr76I/AAAAAAAAALM/pGfGICspUfE/s1600/IMG_6094.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-40W9ZF2uUDM/TsEHzhSr76I/AAAAAAAAALM/pGfGICspUfE/s320/IMG_6094.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Fauteuil flottant monté sur roulettes&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Et c'est sous le regard amical et plein d'espoir des personnes qui me sont chères que Tara Tari a quitté la Bretagne sur ses roulettes.&lt;br /&gt;Christophe, Pierre, Marion, Romuald, Héléne, et les autres, vous serez dans toutes mes pensées pendant cette aventure. Et Briac aussi. &lt;br /&gt;Merci de m'avoir accompagnée pour ce départ de Bretagne,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-4585342523580355129?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/4585342523580355129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/depart-de-bretagne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/4585342523580355129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/4585342523580355129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/depart-de-bretagne.html' title='Départ de Bretagne'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-hDRZ9MWWP9E/TsDrP9PSqWI/AAAAAAAAAKM/q9EF8j1YymU/s72-c/drapeauBangla.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-6305679098909342761</id><published>2011-11-10T22:51:00.000-08:00</published><updated>2011-11-10T23:25:15.527-08:00</updated><title type='text'>Walk of Fame</title><content type='html'>Lundi 7 novembre. Pas forcément besoin d'aller à Hollywood pour voir la célèbre "Promenade de la célébrité". Los Angeles, Lorient'gelès, même combat. Enfin presque. Il paraît qu'il y a, là-bas loin, plus de 2000 étoiles sur le trottoir du quartier. Ici, il n'y en a qu'une, sur un ponton. Par la plus belle des coïncidences, Tara Tari est amarré juste à côté de ce - espérons-le - bon présage. C'est un petit truc idiot, mais j'adore voir cette étoile. Elle m'amuse. Alors, oui, c'est vrai, elle est un peu moins bling-bling que ses potes des States, mais elle a quand même la classe, l'étoile made in Breizh. Il n'y a pas de noms de célébrités écrits dessous (surement parce que ça ne devait pas être facile d'écrire sur le bois : il y a plein de rainures) mais Tara Tari et moi avons fait de notre ponton de la cité de la voile et de cette étoile, notre "walk of fame" à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-66TAT2i7z_E/TrykKBsOrpI/AAAAAAAAAJk/IYsgxef0908/s1600/etoileponton2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-66TAT2i7z_E/TrykKBsOrpI/AAAAAAAAAJk/IYsgxef0908/s320/etoileponton2.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;le "Walk of Fame" bio. made in bzh.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Étoile de générosité. Les marins ont du coeur et des grands noms de la course au large ont aidé Tara Tari a se préparer à repartir à l'aventure. Parfois, quand je bricole sur le bateau, des amis passent. Ils sont navigateurs ou experts dans un domaine précis de préparation de voiliers de course au large, alors, souvent ils s'inquiètent "non, mais, rassure moi, tu ne vas pas partir avec ça?" en pointant du regard un petit brelage ficelé avec des lacets ou tout autre rafistolage maison. "bah, je n'ai rien d'autre, alors si". Et c'est ainsi, par grand coeur et légère inquiétude aussi, que mes amis m'ont aidé en m'équipant. "je serai plus rassuré en sachant que tu as ça à bord" disent-ils en me confiant le bien. "c'est gentil, merci beaucoup!" Amis marins, Tara Tari &amp;amp; moi souhaitons vous re-re-remercier chaleureusement pour toute votre aide.&amp;nbsp; - j'aurais bien proposer de graver vos noms sur le ponton, mais je me suis à moitié coupé avec le couteau en gravant celui du bateau sur la table de Ti Beudeff, on va limiter les dégâts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Y9wveLnFEco/TrypuJbqZeI/AAAAAAAAAJs/O83rwYobPNM/s1600/jeanlecam.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-Y9wveLnFEco/TrypuJbqZeI/AAAAAAAAAJs/O83rwYobPNM/s320/jeanlecam.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et c'est ainsi que Tara Tari est devenu un bateau de stars / d'étoiles de mer et de bateaux. Merci pour cet équipement de compet' :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- FR Nautisme : François Robert, Olivier, Jeremy, Karine et toute l'équipe, pour les outils et pour tout!&lt;br /&gt;- Tanguy de Lamotte : bouts, gazinière, combinaison de survie TPS, poulies en lin et quelques chocolats mangés avant d'embarquer.&lt;br /&gt;- Cécile Poujol : nourriture, pharmarcie &lt;br /&gt;- Armel Le Cléac'h : téléphone satellite&lt;br /&gt;- Michel Desjoyeaux : nourriture lyophilisée&lt;br /&gt;- Jean Le Cam : nourriture lyophilisée&lt;br /&gt;- Eric Péron, Paul Meilhat, Jimmy Le Baut : cartes de navigation, sextant, compas de relèvement, GPS, compléments alimentaires vitaminés... et un grand coup de main quand je suis tombée en panne.&lt;br /&gt;- le Pôle Finistère Course au Large : drisses de figaro, panneau solaire et plein de soutien en tout genre&lt;br /&gt;- Charlie Dalin: 'charlie mobile' véhicule assistance course de dépannage.&lt;br /&gt;- Emmanuel Poisson Quinton : photos, préparation du bateau&lt;br /&gt;- Pifou Dargnies: installation élec&lt;br /&gt;- Nicola Breymaier: liste et conseils avitaillements (basés sur liste de Roland Jourdain)&lt;br /&gt;- Roland Jourdain: bouts, équipier d'un jour, et précieuse aide dans les recherches sur le jute&lt;br /&gt;- Marc Van Peteghem et l'association Watever : gilets de savetage, fusées de détresse&lt;br /&gt;- Bertrand Delesne: conseils début de chantier, prêt d'une meuleuse&lt;br /&gt;- Ronan Deshayes : pilote de secours&lt;br /&gt;- Laurent Bourguès : déshumidificateur&lt;br /&gt;- Sarah Philippe : coup de main au chantier&lt;br /&gt;- Remi Beauvais : bouts textiles pour les brelages des haubans&lt;br /&gt;- Gildas Mahé : ciré salopette et veste encore étanches&lt;br /&gt;- Elise Bakhoum : panneau solaire du bateau "Orange"&lt;br /&gt;- Tanguy Leglatin : coaching sécu, routage med.&lt;br /&gt;- Antoine Debled : radio BLU&lt;br /&gt;- Paul-Edouard Henri : caméra GoPro &lt;br /&gt;- Philippe Chapel : pompe de cale&lt;br /&gt;- Stéphane Bulard et Sylvie Dessert : outils etc...!!&lt;br /&gt;- Gildas, AOS: manut'&lt;br /&gt;- Patrice Ledreff : plomb, acier, alu&lt;br /&gt;- Marion de la classe IMOCA&lt;br /&gt;- Franck, d'Alouest&lt;br /&gt;- "Bambino" : manut'&lt;br /&gt;- La Cité de la Voile : place d'honneur au ponton&lt;br /&gt;- Nautix : prototype antifouling sans cuivre offert&lt;br /&gt;- Navimo : hublot avant neuf offert&lt;br /&gt;- Metafer : tous les chandeliers offerts&lt;br /&gt;- Nke: prêt d'un pilote électrique de compet&lt;br /&gt;- Ciel et Marine : Mer -Veille offert &lt;br /&gt;- Kerpape et surtout les ergothérapeutes qui m'ont fait un super siège de barre&lt;br /&gt;et les partenaires de la première expé, car le matériel tient toujours:&lt;br /&gt;- Harken&lt;br /&gt;- Incidences&lt;br /&gt;- Plastimo etc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a le soutien de ceux qui m'ont aidé à tenir bon, Sandrine Bertho et Yves Le Blevec, Sidney Gavignet, Samantha Davies et Romain Attanasio, Yannick Le Clech, Nicolas Lunven et Laure de Hercé, Charles Caudrelier et Virginie Bouchet, Jeanne Grégoire, Thibault Reinhart, Nicolas Groux, Gaia Coretti et Aurel Jacob, Solenne Rennuit, Gilbert Dréan, Philippe Eliès et ceux qui sont venus m'encourager au chantier ou au hasard d'une rencontre, Marc Guillemot, Fabien Delahaye, Seb Audigane, Bruno Jourdren... et tous les copains de la Mini qui m'ont écrit ou appelé de Bahia!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-6iDD12OZDBE/TryrU-Qn3MI/AAAAAAAAAJ0/LS7cH3OOFKE/s1600/stars.001.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-6iDD12OZDBE/TryrU-Qn3MI/AAAAAAAAAJ0/LS7cH3OOFKE/s320/stars.001.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;et tout ça doit rentrer dans le bateau....&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;L'aide est spontanée. Les mots d'encouragements sincères. Aurélie Le Cleac'h m'a par exemple parlé du téléphone alors que nous mangions une crêpe au chocolat, Marc Van Peteghem président de l'association Watever a trimbalé dans le tgv Paris- Lorient un carton de gilets de sauvetage et fusées de détresse qu'il m'a remis alors qu'il tenait une conférence, Remi Beauvais m'a apporté des petits bouts sans me poser de questions pendant le baptême du bateau car il n'aimait pas les bouts de brelage des haubans alors à poste, Catherine Hénaff m'a tendu des cartons "tiens, ça c'est de la part de Jean et ça, de Mich"... je ne savais même pas qu'ils étaient au courant de mon projet. C'est génial de voir tous ces adeptes des bateaux high tech tout carbone être sensible à l'aventure d'un petit voilier en jute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a la gestion des imprévus. Parce qu'il y a toujours des imprévus, des trucs nuls qui arrivent exactement quand il ne faut pas. Par exemple, ma petite voiture verte adore tomber en panne quand ça ne m'arrange pas du tout. A Saint Brieuc où je partais chercher les nouveaux chandeliers chez Metafer, ma voiture est tombé en panne, galère, Bertrand Delesne est venu me remorquer alors qu'il partait sur la Mini deux jours plus tard. Quand je suis allée à Port Laf, rebelotte, voiture en panne, deux jours avant de quitter la Bretagne. Mais Jimmy Le Baut, Paul Meilhat, Kate et Charlie Dalin m'ont aidé. Jimmy et Paul m'ont aidé à identifier le gros souci, Charlie m'a prêté sa voiture - légendaire "Charlie Mobile"- empruntant celle de Yoann Richomme, en mer sur la transat Jacques Vabre. Bref, dépannage express, transvasement de tout mon bazar d'un coffre à l'autre chez le petit garagiste... "désolée Monsieur, je pars en mer pendant 6 mois, donc je ne vais pas pouvoir passer la récupérer tout de suite" et les amis ont alors proposer de s'en occuper. &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-l8kHf6BVRW0/Try1nrqVe6I/AAAAAAAAAJ8/OToz1jun0WA/s1600/charliemobile.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-l8kHf6BVRW0/Try1nrqVe6I/AAAAAAAAAJ8/OToz1jun0WA/s320/charliemobile.jpg" width="286" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;"Ou est Charlie?" dépanne "Where is Tara Tari ?". ça se tient.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Nous avons posé la peinture sur la coque et j'ai été étonnée par notre rapidité "nous avons fait super vite!" Maxime Dreno, qui m'aidait ce jour-là avec Sylvie Dessert, m'a alors répondu "Nous étions trois, c'est toujours plus facile quand on est plusieurs".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Porté par cet élan de solidarité, Tara Tari a quitté l'eau bretonne et  se trouve à La Ciotat. Tout est presque prêt. Le départ est prévu  dimanche 13 novembre, mais la fenêtre météo ne semble pas bonne à cause  de l'arrivée d'un front assez méchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-koXVMBcXeKM/Try_gDocBkI/AAAAAAAAAKE/riq89GmItHE/s1600/IMG_6069.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-koXVMBcXeKM/Try_gDocBkI/AAAAAAAAAKE/riq89GmItHE/s320/IMG_6069.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tara Tari porté par les copains&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Il y aura à bord, un peu de chacun de vous. Je ne suis pas seule. Ce sera plus facile.&lt;br /&gt;Si au hasard d'un ponton, vous voyez une étoile &lt;i&gt;of fame&lt;/i&gt;, c'est qu'il y a de la générosité pas loin. De mon côté, j'ai repéré qu'il y a une petite étoile, sur le i de Tara Tari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tara Tari, ma bonne étoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-6305679098909342761?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/6305679098909342761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/walk-of-fame.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6305679098909342761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/6305679098909342761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/walk-of-fame.html' title='Walk of Fame'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-66TAT2i7z_E/TrykKBsOrpI/AAAAAAAAAJk/IYsgxef0908/s72-c/etoileponton2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-3316551710040428620</id><published>2011-11-09T00:38:00.000-08:00</published><updated>2011-11-09T01:57:12.665-08:00</updated><title type='text'>90° en Bretagne</title><content type='html'>Samedi 5 Novembre. Le défi du matin, faire "subir" à Tara Tari un "test de redressement". Comment ça un redressement? Qu'a fait notre Tara Tari? Je l'imagine, dérives menottées, voiles affalées, et triste. Pauvre Tara Tari. On va te sortir de là, t'inquiète. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Redressement: honnêtement, je n'aime pas beaucoup ce mot. Ça arrive, de ne pas beaucoup aimer un mot. Quand on dit "redressement", je pense à "fiscal" ou "judiciaire". Sympa la connotation. Si j'avais été un mot, perso, j'aurais voulu en être un autre. Enfin, c'est comme ça, les mots non plus ne doivent pas choisir leurs origines.&amp;nbsp; Mais que le mot "redressement" se rassure, dans le Dictionnaire (Petit Larousse), toutes ces tristounes histoires de droit ne viennent qu'en petit 3. En petit 2, il y a un truc d'électricien : "&lt;i&gt;Transformation d'un courant alternatif en un courant circulant toujours dans le même sens&lt;/i&gt;" - je note. ça peut toujours me servir, il y a un tableau élec à bord. Et en petit 1, il est écrit " &lt;i&gt;Action de se redresser; fait de se redresser&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Redressement de la situation&lt;/i&gt;." Et ça, ça va. C'est assez optimiste. Nous allons donc nous concentrer sur cette mise en pratique du petit 1 du Dictionnaire et voir si le bateau que l'on va coucher, arrive à se redresser tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un test de redressement est une pratique courante pour un bateau. Ce  n'est jamais agréable à vivre - ni pour le bateau ni pour ceux qui ont  un peu d'humanité envers les voiliers. Le principe est bon pourtant: ce  test permet de vérifier si le bateau qui aurait été couché par une vague  ou un mauvais coup de vent ou n'importe quelle autre mauvaise raison,  est capable de se redresser tout seul. Au Bangladesh, Corentin avait  déjà effectué ce test, mais après le chantier que j'ai mené, le bateau  ne réagit plus tout à fait de la même manière. Faire ce test est  important. Question de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-eNwj2VbqD9Q/TrojjewU9oI/AAAAAAAAAJM/sFQjAcdM3R8/s1600/redressement1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-eNwj2VbqD9Q/TrojjewU9oI/AAAAAAAAAJM/sFQjAcdM3R8/s320/redressement1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Impressionnant. Le bateau est couché. Je ne respire plus très bien, je ne suis pas certaine-certaine d'adorer voir Tara Tari tremper le bout de sa béquille de flèche babord dans l'eau. Bateau couché. Apnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, ce n'était pas gagné. Tout n'est pas prêt et Corentin a un train à prendre. A midi et demi nous devrons être partis à la gare, et d'ici là, il faut s'assurer que les premières strat de ma vie tiennent, et si oui, les percer pour passer des bouts qui retiendront les bidons dans le fond, il faudra donc remplir les bidons, mais il faut aussi trouver du lest supplémentaire, car depuis que j'ai retiré les réservoirs d'eau du bateau, il manque du poids dans le fond, remettre le radeau de survie à poste, et la liste n'est pas finie. Il y a du challenge. On se sépare, on sera plus efficace; Corentin gère le perçage des strats et je file au port de pêche, il y a quelqu'un là bas qui répare des chalutiers qui pourra certainement m'aider à trouver de quoi lester. "J'ai récupéré des geuses de plomb dans les fonds d'un bateau de pêche en fin de vie". Nous voilà partis dans un vieux hangar du port, pour peser les gueuses. Il me faut 50kg. Deux gueuses de 20kg, et par bonheur une de 10kg! Top, je charge ça dans le coffre. "Merci Patrice!" et je file au bateau. Improvisation de poignées avec des bouts, et nous portons le plomb, à deux jusqu'au bateau. Un peu d'un bateau de pêche d'ici va accompagner notre petit bateau de pêche du Bangladesh.&lt;br /&gt;Corentin fixe tout ça dans le fond, et j'amarre le radeau. Le bateau n'est pas aussi lourd qu'il le sera au moment du départ, mais si il ne tient pas avec un peu de poids, cela signifie qu'il tiendrait encore moins avec plus de poids. Nous virons tout ce qui peut "voler" un peu plus loin que nécessaire, genre les jumelles, une boîte d'amandes et des outils. La mission du jour est sur le point de se réaliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes tous les deux pour faire le test. Il y a du vent, du crachin qui devient pluie et le ciel gris: merci la météo de nous soutenir avec tant d'enthousiasme. Nous libérons un peu les amarres pour écarter le bateau du ponton. La manip consiste à hisser un palan en tête de mât avec une des drisses que nous ramenons au ponton, pour ramener doucement la tête de mât vers nous. Et voilà, le mât est à l'horizontal. 90° en Bretagne, heureusement que cela n'arrive pas souvent. J'imagine une tempête et je respire profondément et tiens fort le bout qui retient le mât entre mes mains. Corentin est au niveau du haut du mât, jauge à l'estime le poids qu'il met en appui sur le mât et vérifie que le bateau cherche à se relever tout seul. Le moment est assez fort. "20 - 30 kg" estime-t-il. Nous sommes concentrés, inquiets et en même temps confiants. Comme des parents qui attendraient le résultat d'un examen de santé de leur enfant. Verdict docteur? "Il va s'en sortir" nous aurait rassuré un médecin. Car l'intention est bonne, Tara Tari tente de se redresser! C'est un succès! Quelques centimètres seulement suffisent pour savoir si le bateau va dans le bon sens - le mauvais sens aurait été qu'il se retourne, tête de mât dans l'eau, coque en l'air. une autre mauvaise réaction aurait été de voir le bateau rester couché, qui n'aurait pas chercher à se relever. Mais ça, ne pas chercher à se relever, ce n'est pas dans le caractère de notre beau voilier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-3mx7w-s3LTc/Tros76lblVI/AAAAAAAAAJU/xyeEJZUmGeI/s1600/redressement2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-3mx7w-s3LTc/Tros76lblVI/AAAAAAAAAJU/xyeEJZUmGeI/s320/redressement2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Test de redressement réussi, à Lorient le 5 novembre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Nous aidons le bateau à se redresser en douceur. "Tu tiens bon, hein?" me lance Corentin. "Oui, je tiens bon, on peut y aller". Il faut tenir, car ce petit farceur de Tara Tari peut s'amuser à faire catapulte. Mes bras sont costauds - des heures de meuleuse. Voilà, en douceur, le bateau se relève. Tara Tari est debout sur l'eau, et se tient bien droit. Pour notre plus grande fierté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bateau est bien amarré, pas de temps à perdre, nous filons. Le vent siffle dans la Tour des Vents et la structure métallique de la passerelle, sonne une étrange mélodie. Le drapeau du Bangladesh flotte dans le ciel de Bretagne. Corentin doit se rendre à l'autre bout de la France, pour un festival d'aventures et ne reverra Tara Tari qu'au moment de mon départ, à la Ciotat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-whcCJ6fgKa0/Trov4ULTtkI/AAAAAAAAAJc/NZUoC4Cxjtc/s1600/redressement3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-whcCJ6fgKa0/Trov4ULTtkI/AAAAAAAAAJc/NZUoC4Cxjtc/s320/redressement3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Where is Tara Tari ?&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Nous quittons le port. Il est 12h29. Parfait, horaire respecté. Nous roulons vers la gare et nous nous félicitons de ce test réussi. Je ne suis pas très bavarde. Dans la voiture, Corentin m'interroge "ça ne va pas ?" "si, ça va.." je ne sais pas trop pourquoi je suis silencieuse. Je revis la scène, le bateau couché, le crachin... le bateau s'est redressé et c'est un vrai soulagement qui me permet de relâcher un peu la pression de la préparation. Le rythme est assez soutenu depuis plusieurs mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la gare, il y a beaucoup de monde sur le quai, et je n'ai jamais été à l'aise dans la foule. Je tente de faire abstraction. Corentin sourit "bientôt tu seras tranquille, sur l'eau". Quelques mots en attendant un train, morceaux choisis de partages depuis la mise à l'eau du bateau. C'était bien. Dit comme ça, c'est sûr, ça fait un peu cliché mais bon, il y a forcément un peu d'émotion. Nous comptons sur les mains, les priorités de ce que je dois encore faire pour la préparation du bateau. Le train arrive. "Bon et bien, on se voit à La Ciotat". Pour le vrai au revoir. Pour le vrai départ. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train est parti et je suis retournée au bateau, ranger quelques affaires.&lt;br /&gt;La pluie est froide, je m'accorde une petite sieste à l'intérieur du bateau.&lt;br /&gt;Un petit peu de repos, à l'horizontal, et je me redresse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-3316551710040428620?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/3316551710040428620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/90-en-bretagne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3316551710040428620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/3316551710040428620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/90-en-bretagne.html' title='90° en Bretagne'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-eNwj2VbqD9Q/TrojjewU9oI/AAAAAAAAAJM/sFQjAcdM3R8/s72-c/redressement1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-763017145617731794</id><published>2011-11-08T01:20:00.000-08:00</published><updated>2011-11-08T04:40:24.504-08:00</updated><title type='text'>Tu ne nous avais pas dit</title><content type='html'>Mercredi 2 novembre. Tara Tari est partout. Devant tous les marchands de journaux, dans les rues et dans les supermarchés, Tara Tari est à l'affiche et fait même de l'ombre à la dette de la Grèce. Aujourd'hui, Tara Tari est en Der du Télégramme - En dernière page de l'édition 'nationale' de Bretagne. Rien que ça. &lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-t_mDgXkg4Ok/TrjaZXfrL9I/AAAAAAAAAIM/hpeAOwqSbM0/s1600/letelegramme.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-t_mDgXkg4Ok/TrjaZXfrL9I/AAAAAAAAAIM/hpeAOwqSbM0/s320/letelegramme.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Un rêve à l'affiche. le 2 novembre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Nous achetons le journal, et roulons vers le bateau. Corentin me prive d'une lecture à voix haute pour ne lire que certains mots "importants" : "gros gilet... dure à cuire... série noire... mal de chien... fauteuil électrique.. Capucine traîne le pas... économies englouties... corps mal en point... joue de la meuleuse, ongles noircis par la bricole... Je continue ?!" rit Corentin, de bon coeur. "Sexy, ton portrait!" rit-il encore. Et en plus j'ai 30 ans aujourd'hui, beau tableau. Nous rions comme des enfants. Arrivés au bateau, je lis l'article, en entier. (&lt;a href="http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/defi-la-grande-traversee-de-capucine-02-11-2011-1485514.php" target="_blank"&gt;clic clic ici pour lire l'article&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-KiurhaooI2k/TrjfIo8GZaI/AAAAAAAAAIU/g1cE0MU7WeA/s1600/der.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-KiurhaooI2k/TrjfIo8GZaI/AAAAAAAAAIU/g1cE0MU7WeA/s320/der.jpg" width="281" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Bien qu'il m'arrive d'écrire dans Le Télégramme, je ne connaissais par Régis, le journaliste qui a signé le papier. Il m'avait posé pas mal de questions. J'imaginais qu'il parlerait plus du bateau et de l'esprit qui le fait naviguer, mais il y a surtout beaucoup de petites informations sur moi, sur mon parcours. Des petites choses dont je ne parle pas. Enfin quand je dis "petites choses", c'est affectueux. L'école au Burkina Faso, le Chili et la cordillère des Andes... cela n'a rien de petit. C'était justement si grand, si important pour moi, que j'ai, pour ces deux grandes étapes de ma vie, toujours eu un peu de mal à parler, à partager. Il y a un an, nous avions parlé de cela avec Corentin, de l'importance de partager ce genre d'expérience de vie, finalement peu commune. J'ai un manuscrit, prêt, sur la construction de l'école de Bonro. Jusqu'à maintenant je ne me sentais pas prête à le publier. C'était trop personnel. Mais partager est important, je dois m'ouvrir, parler. Tout ce que l'on fait en dehors des sentiers pratiqués peut apporter des éléments de réponses à d'autres. Les parents d'un ado en quête d'un départ du genre, au courant de l'école de Bonro, m'ont un jour demandé pourquoi j'étais partie et comment ils devaient réagir. J'ai essayé de parler de tout cela. Laisser partir un ado dans une aventure un peu folle ce n'est pas simple. Comprendre ce choix de "partir faire quelque chose" et comprendre aussi ce que cela aura comme conséquences ensuite, c'est ce que j'ai essayé d'expliquer par le récit de 15 ans d'histoire de vie avec un village de brousse, des enfants et leur école. Je suis désormais prête à en parler, et c'est ce que j'ai commencé à faire avec ce journaliste, autour d'un bon petit café sur le port.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet article a été lu, j'ai reçu de nombreuses marques d'affection et de soutien pour la partie "santé", beaucoup d'encouragements pour la partie "elle est folle de se lancer là-dedans" et puis il y a eu la réaction de certains amis, étonnés peut-être un peu désolés pour certains de découvrir dans un journal ces étapes importantes de ma vie. "Tu ne nous avais pas dit pour le Burkina". Ce n'était pas par cachoterie, mais peut-être plus par pudeur. On m'a souvent dit 'tu dois être fière d'avoir fait ça', mais non, rien à voir. La seule fierté serait peut-être d'être aller jusqu'au bout, d'avoir tenu ma parole. Je me suis lancée jeune dans un truc énorme, sans en avoir vraiment conscience, mais cela m'a permis d'essayer, et d'arriver jusqu'au bout. L'école fonctionne, j'y retourne quand je peux, car l'histoire ne s'arrête pas à l'ouverture de l'école, mais se construit tous les jours. ça ne se range pas dans un tiroir, ça reste, ça vit et il faut en prendre soin tous les jours. J'ai reçu là-bas et reçois encore bien plus que je n'ai donné. C'est un des principe du partage. Ils ont tous été très présents quand j'étais à kerpape. Si loin, si proches.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-WVBVnG8zjTk/TrjuNlGF9aI/AAAAAAAAAI8/GOPRONJSdPM/s1600/bonro_99.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="304" src="http://4.bp.blogspot.com/-WVBVnG8zjTk/TrjuNlGF9aI/AAAAAAAAAI8/GOPRONJSdPM/s320/bonro_99.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;à l'école de la vie, à 17 ans.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Grâce à Tara Tari, j'ai accepté de m'ouvrir et d'en parler. L'école a été évoquée dans ce papier du Télégramme et tout ce qu'elle représente pour moi va m'accompagner dans mon périple. Cette petite école de vie à Bonro, village de brousse situé à 700km de la capitale Ouagadougou, et proche de la frontière du Mali. J'avais 15 ans quand j'ai monté le projet et 17 ans quand je suis partie pour commencer le chantier. Partie avec 5 amis un peu plus âgés que moi la première année, je me suis retrouvée seule pour aller au bout de cet immense chantier. Il aura fallu 4 ans pour y arriver, mais l'école a ouvert ses portes et des enfants de plusieurs villages y sont scolarisés depuis maintenant bientôt 10 ans.&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-YLwX8Aie-I8/TrjtY9sxFFI/AAAAAAAAAIs/rtiRwqf7yGc/s1600/bonro_chantier_99.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="215" src="http://2.bp.blogspot.com/-YLwX8Aie-I8/TrjtY9sxFFI/AAAAAAAAAIs/rtiRwqf7yGc/s320/bonro_chantier_99.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;pioche à la main. début du chantier en 1999&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-aEh9ak-wZ94/Trjt07IJAdI/AAAAAAAAAI0/0IALWNvSYHA/s1600/%25C3%25A9cole+capucine+trochet+Bonro+2005.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://4.bp.blogspot.com/-aEh9ak-wZ94/Trjt07IJAdI/AAAAAAAAAI0/0IALWNvSYHA/s320/%25C3%25A9cole+capucine+trochet+Bonro+2005.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Les volets sont fermés, mais l'école à ouvert ses portes en 2002 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-CTo4EeYCDPQ/TrjvKATZ51I/AAAAAAAAAJE/fdovvDSZ4ks/s1600/Burkina+112.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://3.bp.blogspot.com/-CTo4EeYCDPQ/TrjvKATZ51I/AAAAAAAAAJE/fdovvDSZ4ks/s320/Burkina+112.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Il n'y a pas d'Ikea proche du village. pas très grave.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Je n'avais pas dit, c'est vrai. Mais promis, je vais essayer de "dire" un peu plus, désormais.&lt;br /&gt;Merci au Télégramme de m'avoir aidé à évoquer ce parcours qui m'a mené aujourd'hui à bord de Tara Tari. A ce sujet... la bricole m'attend à bord, le départ approche, j'y retourne. &lt;br /&gt;Capucine&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5359927255013685579-763017145617731794?l=whereistaratari.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://whereistaratari.blogspot.com/feeds/763017145617731794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/tu-ne-nous-avais-pas-dit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/763017145617731794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5359927255013685579/posts/default/763017145617731794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://whereistaratari.blogspot.com/2011/11/tu-ne-nous-avais-pas-dit.html' title='Tu ne nous avais pas dit'/><author><name>Capucine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11853450159988463339</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-t_mDgXkg4Ok/TrjaZXfrL9I/AAAAAAAAAIM/hpeAOwqSbM0/s72-c/letelegramme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5359927255013685579.post-5372971555024560580</id><published>2011-11-06T03:33:00.000-08:00</published><updated>2011-11-07T04:03:25.550-08:00</updated><title type='text'>Le bonheur est dans la soupe - du Père Jaouen</title><content type='html'>Samedi 22 Octobre. J'arrive à l'instant de mes 33h de nav en solitaire et amarre Tara Tari au ponton de la Cité de la Voile Eric Tabarly, à Lorient. Le ponton flottant dit "cubi" (mais rien à voir avec le vin), situé au pied de la tour des vents, ne tient que par une ancre et des bouts, et comme il y a du vent, je préférerais déplacer le bateau de l'autre côté, là où le ponton est en bois. Debout, toute seule sur ces gros légos cubiques, je regarde le bateau. Débarquer provoque un phénomène étrange, comme si un petit capteur comprenait que je n'avais plus à gérer trop le bateau et ouvrait les vannes de la douche de fatigue. En arrivant, j'ai vu qu'un vieux gréement était arrivé, il y avait quelques personnes sur le pont, peut-être peuvent-ils m'aider. Je n'ai pas fini de penser à cette éventualité que l'on m'appelle "Tu as besoin d'aide ?" "Oui, volontiers!". Chantal Loiselet arrive avec trois jeunes. Ils s'approchent de moi, regardent ma tête qui est en sang (j'avais presque oublié) et qui ne doit visiblement pas être très jolie à voir. "Ah, mais en fait j'ai besoin d'aide pour pour déplacer le bateau, pas pour ma tête. ça, ça va, ça ne fait pas mal". Ils sont trois, deux gars et une fille, on doit avoir à peu près le même âge et leurs visages me semblent déjà amis. Ils m'aident, le bateau est à une meilleure place et je peux donc enfin souffler. Ils me demandent d'où je viens et hallucinent un peu en voyant le bateau... si petit, si particulier. Je leur raconte, tout en enlevant mon ciré, ils m'invitent à bord de leur bateau pour prendre un bon thé; j'accepte avec plaisir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-LWmMiBWjBHE/TrZOxMQWooI/AAAAAAAAAHE/YCnPyj4ybmU/s1600/raraAvis22oct.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-LWmMiBWjBHE/TrZOxMQWooI/AAAAAAAAAHE/YCnPyj4ybmU/s320/raraAvis22oct.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Le Rara Avis au ponton de la Cité de la Voile, le 22 octobre 2011&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;Me voilà à bord du Rara Avis du Père Jaouen. Dans le carré tout en bois, on m'offre un bol thé fumant et une banane. Quel réconfort. Je flotte un peu. Maintenant que je suis à bon port, la fatigue n'est plus intimidée par la mer, elle danse, m'entraîne dans sa ronde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec des compresses stériles, mouillées à l'eau bouillante, on nettoie ma plaie et mon visage. L'arcade sourcilière est bien ouverte apparemment mais je ne sens pas grand chose. Estelle propose de me recoudre, mais le responsable du groupe dit que la plaie est importante, qu'il appelle les pompiers. Quelques gorgées de thé. Chaud. Si bon. Le bol me brûle un peu. Mes mains sont abîmées, c'est le lot des gens de mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous parlons un peu. Le Rara Avis est l'un des bateaux de l'AJD du Père Jaouen...&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Michel Jaouen est né à Ouessant en 1920 et a été ordonné prêtre en 1951. Il créé alors l'Aumônerie de la Jeunesse Délinquante. Objet social&amp;nbsp;:  élargir  l’horizon des jeunes sortant de prison, en les invitant à revenir dans  le monde. Un jour un jeune a répondu à un curieux qu'AJD signifiait  "Amis du Jeudi - Dimanche" (jours des visites
