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mercredi 26 octobre 2011

Mise à l'eau à Lo

Samedi 15 Octobre, il est 8h du matin et avec Corentin, nous sommes à Lorient, prêts pour la mise à l'eau de Tara Tari. La nuit commence à s'éclaircir, l'humidité et l'air frais du matin piquent un peu les joues. A moins que ce ne soit l'émotion. La dernière fois que le bateau était à l'eau, c'était en juin, lors de la Semaine du Golfe. Tout est calme ce matin. Stéphane et Sylvie, qui retapaient leur bateau à côté de moi au chantier sont là, ils nous ont apporté des pains au chocolat, et prennent quelques photos. La manutention va pouvoir commencer. Mais Corentin est dans le bateau, s'empresse de fixer le presse étoupe histoire d'éviter au bateau de prendre l'eau trop vite. Nous passons les sangles sous la coque. Un pas en arrière, Tara Tari décolle du sol. Le coeur bat fort. Tara Tari est dans les airs, s'approche de la rive. Corentin et moi tenons l'avant et l'arrière du bateau par des bouts. Instant délicat et un peu émouvant, forcément. La mer est calme, sereine. Tout semble parfait pour la mise à l'eau.

La Cité de la Voile Eric Tabarly nous a gentiment proposé d'amarrer le bateau au pied de sa tour des vents. Tara Tari n'a pas encore touché l'eau, Corentin monte à bord et la grue descend encore un peu. Ça y est. Tara Tari est à l'eau! 

Je ne peux m'empêcher de sourire. Bravo petit voilier! Corentin se sert du bambou pour rejoindre le ponton. La scène est superbe. Je tiens dans ma main un bout qui me relie au bateau, je le lance et file vers le ponton. Je suis tellement contente. 

Avec Corentin, nous avions fait une petite liste de choses à faire pour le bateau pendant la matinée. Mais à peine 5 minutes après la mise à l'eau, nous avons largué les amarres, pressés d'aller naviguer!

Les voiles sont hissées et nous profitons de la brise matinale pour filer. "De la base des sous marins à la citadelle de Port-Louis, juste une petite nav', pour voir". Mais nous étions si heureux de voir Tara Tari sur l'eau que nous passons la citadelle et continuons dans la rade, enchainons quelques virements.
"J'ai mal aux joues!". Sourire un peu idiot, mélange de sentiments joyeux, tout est parfait et Tara Tari est magnifique. L'eau glisse sur sa coque, nous sommes certains que le bateau est heureux de se dégourdir les dérives dans l'eau salée. Corentin est à l'intérieur du bateau, nous sommes à hauteur de la Tourelle des Trois Pierres et je barre. Quand il ressort, Corentin s'étonne de me voir poursuivre vers le large "Ah! Tu ne veux pas rentrer?!" me demande-t-il en souriant. Nous sourions encore, quel bonheur. Mais on doit nous attendre, ce serait bien de rentrer peut-être. Allez, demi-tour, cap vers la Cité de la Voile. Mon téléphone m'indique un message, j'écoute "Capucine, nous savons que le bateau devait être mis à l'eau ce matin, mais nous ne le voyons pas et nous sommes un peu inquiets... rappelle moi". C'est Céline, de la Cité de la Voile. Il est déjà 14h (oups) et je la rappelle: "Désolée Céline, nous n'avons pas pu nous empêcher d'aller faire un petit tour, nous n'avons pas vu l'heure..." Au bout du fil, Céline est amusée, "ça ne m'étonne pas, j'espère que vous profitez bien!"

La mise à l'eau a été un grand moment, cette première petite navigation aussi. Elle nous a permis de vérifier quelques réparations et surtout de savourer le plaisir de revoir Tara Tari sur la mer.

 

dimanche 16 octobre 2011

sortie de chantier

 Aujourd'hui est un grand jour pour moi car il va marquer le début d'une nouvelle aventure. Opérée début janvier, hospitalisée jusqu'en juillet, l'année 2011 a été un peu compliquée. Deux jours après ma sortie de Kerpape, je suis allée accueillir un petit voilier qui était lui aussi un peu affaibli. Ce petit voilier c'est Tara Tari, le premier voilier construit avec un composite à base de fibre de jute. Corentin de Chatelperron, papa du bateau, a navigué du Bangladesh à la France pendant 6 mois. Depuis son arrivée en France en août 2010, le bateau a fait une tournée dans tout le pays pour rencontrer des partenaires pour le projet de recherches que Corentin, qui vit au Bangladesh, mène sur la fibre de jute. En juillet, le bateau est arrivé à Lorient, au chantier FR Nautisme et je me suis lancée dans la rénovation du bateau.

Vider le bateau, piquer la rouille, utiliser scie sauteuse, sableuse, meuleuse, ponceuse, se mettre à la strat pour colmater les fuites, peinture, sika et tout ce qui fait le charme du bricolage d'un bateau ont été au programme des trois derniers mois. Thérapie de groupe pour Tara Tari et moi réussie : nous nous sommes retapés en même temps et nous sommes aujourd'hui en pleine forme.


Corentin est arrivé en France il y a quelques jours, Tara Tari était exposé à la Cité de la Voile Eric Tabarly, à Lorient, à l'occasion de la fête de la Sciences. Nous avons mis le bateau à l'eau hier matin, samedi 15 octobre, et nous sommes aussitôt partis naviguer quelques heures. Vérification des réparations, le constat est bon et le bateau est prêt pour de nouvelles aventures. Quel bonheur de voir l'eau glisser sous la coque de Tara Tari!
Aujourd'hui, dimanche, nous vous donnons rendez-vous à midi au ponton de la Cité de la Voile, pour le baptême du bateau et l'annonce de mon projet. Petit événement simple et convivial. Corentin a accepté d'être le parrain du bateau pour ma tentative de traversée de l'Atlantique à bord de Tara Tari.
Départ prévu le 13 novembre de la Ciotat (là où Corentin était arrivé), en direction du Cap Vert. Et puis une fois que les alizés seront bien établis, cap vers les Antilles et Miami!


A très bientôt,
Capucine